IB COURSING EN ANGLETERRE
législateur les ignorait. Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle, les amateurs de coursing se voient réduits chez nous à ne se livrer à leur sporf favori qu'en propriété close, car, jusqu'à présent, ce n'a été que par exception qu'ils ont obtenu d'un préfet l'autorisation momentanée de faire courir leurs lévriers en terrain ouvert.
LE COURSIHO EN De même que tant d'autres sports origi- AHOLETERRE naires de chez nous, c'est donc d'Angleterre qu'il a fallu réimporter le coursing dans notre pays. Nos voisins l'avaient d'ailleurs perfectionné, depuis le temps d'Henri VIII, où avaient eu lieu chez eux les premiers matchs et les premiers paris. Sous le règne d'Elisabeth, le duc de Korfolk avait composé son code, qui fait encore autorité de nos jours. Hn 1776, lord Oxford avait fondé la Swafiham Coursii^ Society, et, en 1780, lord Craven le Meting d'Ashdown Part. En 1781, s'établit le Malton Club, en 1805 la grande Société de Newmarket, en 1S22 celle d'Amesbury, en 1825 le fameux Altcar Club, puis le Ridgway Club, ainsi nommé en souvenir de son premier président, Thomas Rîdgway. Enfin la plus importante des épreuves de couisii^ se disputa pour la première fois en février 1836 dans la plaine d'Altcar : la Waterloo Cup.
Vingt-deux ans plus tard, en 1858, fut fondé le National Coursing Club, dont le premier soin fut de codifier les lois du sport des lévriers ; il existait déjà des règlements de coursing, mais ils variaient et il n'y en avait pas qui fût universellement adopté : MM. Walsh (pseudonyme : Stonehenge), E. Marjoribanks et W. G. Bonoa reprirent les anciens règlements, notamment celui de M. Th. Thacker, et en firent le code qu'on respecte encore.
Aujourd'hui, le National Coursing Gub, composé de membres
élus par les divers clubs d'Augleterre, est cooime le conseil supérieur du coursing. C'est lui qui tient le livre officiel des origines ', tranche les différends entre les sociétés, prononce les disqualifications, etc. Son seciétaîre est M. W. F. Lamonby, aux bureaux du Fidd, Windsor House, Bream's Buildings, Loudon, E. C. Durant toute la saison, de septembre à avril, un nombre considérable d'épreuves oi^anisées par les clubs, sans compter les matcbes et les réunions privées, se disputent dans toutes les parties de l'Angleterre, Les principaux sont le Championnat des puppies à Newmarket, le meeting d'Altcar, et la Waterloo Cup — qui, paraît-il, tire son nom d'un village de la grande plaine d'Altcar, près de Liverpocd — véritable Grand Prix des lévriers, où l'on admet 64 grej'hounds, et qui se complète par deux épreuves de consolation : la Waterloo Purse, réservée aux chiens battus au premier toiir, et la Waterloo Plate, pour les chiens éliminés au deuxième tour ; les prix de ces trois épreuves s'élèvent au total à 40.000 francs. Enfin parmi les lévriers les plus célèbres, il faut citer FuUerton, le greyhound bringé du colonel North qui a gagné la Waterloo Cup quatre anuéesdesuite, M aster M. Grath,Coûmassie,Cerito,Judge, Greentick, Patent, Honeymoon, Canaradzo, Lobelia, Misierton, PrincessDagmar, Scotland Yet, Bed of Stone, Miss Glendyne. Le gagnant de la coupe, le 23 février 1912 dernier, a été Tide Time, par Friendly Foe, hors de Fast Waves, à M. J.-W. Fullerton, battant-4rfi'CT'S(ir>', par Glenfield, hors de Alternative, à M. P. Alexander *. Nous donnons les portraits de Tide Time et Adversary sur notre couverture.
I. Il «at publii périodiquement i Londrei depuis i8Si. sou>e« titre : Tie GrejriounJ Slad Book, ttîMUhid ty Ht Hatianai Coursing Clui, iSSi.... compiled bf W. F. LimoQby.
i. Lei rtiullats dei couningi qui le lont diiput^i dana l'ann^ aont donné*, d'une part, dani le Ort^koitiid StudBaok. et d'autre part, iTec plus de ditaiti, diai le CourlÎHg Calendar de W.-F. Lamoaby et H. A. Groom qui parait périodiquement. Eofinle FUld, le grand journal de «porta fondé par Stancbeiige, contacre une importanie rubrique an coutaing.
FarHdo» Ftrrj, vainqueur de la Wjlerloo Cup, 190» (vorV /i, )6 Jabhei-iBOik. vainqueur d« la Waterloo Cup, 1911 [voir p. )6).
En route pour le terrain Ju Coursing (iWf p. •
Le Parc au. lièvres ;. Chamanl (™»- f. ,1).
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