‹ Animaux de sport, lévries-taureaux-coqsChapitre 19 sur 118 · COURSING PRIVÉ ET COURSING PUBLIC · texte numérisé non relu

COURSING PRIVÉ ET COURSING PUBLIC

angles. Qui n'a pas vu deux greyhounds volter à la suite d'un bon lièvre ignore ■ on des plus rares spectacles d'ardeur, de véhémence et de grâce qui soient an monde ■.

COURSING PRIVÉ ET Au début de son livre classique sur le COURSINO PUBLIC Qreyhound. Stonehenge distingue soigneusement entre ce qu'il appelle le « coursii^ privé » et le « coursiog public j>. L'objet du premier est la prise du lièvre par les chiens, et ta principale qualité qu'on y demande ani lévriers est de se montrer a bons tueurs s. Dans le second, au contraire, le lièvre n'est que le prétexte, le moyen par quoi on appréciera la valeur des greyhounds, et ce que l'on considère, ce n'est pas la lutte des chiens contre le gibier, mais leur lutte l'un contre l'antre à propos du gibier. Bref le a private courang » est une chasse et le « pubhc coursing » une course. Ifi. premier n'est souvent que le prétexte à quelque belle galopade à travers champs, derrière le Uèvre et les chiens. Mais, pour le « coursing public », le jt^e désigné aura seul le droit d'être à cheval sur le terrain et, comme aux couises de chevaux, les spectateurs resteront rangés autour de la piste : il faut en effet que rien ne vienne gêner les coureurs dans leur travail, puisqu'un point de plus suffit à donner la victoire à l'un d'eux ; quant au lièvre lui-même, qu'il soit pris ou non, de cela on s'occupera peu... C'est ainsi, du moins, que se passe en Angleterre et chez nous le coursing public, sport raffiné entre tous, réglementé par un code aussi complet que celui des courses de chevaux et qu'il serait si désirable d'acclimater tout à fait en France.

PRINCIPE DU Rappelons-nous donc que ce qui importe, ce

COURSING n'çg^ p^ la pjjgç piyg Qy moins rapide du lièvre,

mais la vitesse, la souplesse, l'énergie montrées

par chacun des deux chiens, et que le gagnant d'une épreuve n'est

So LE COURSING

pas le lévrier qtù a pris le gibier, mais celui qui a le plits fait pour que te gibier soit pris. On ne saurait tiop insister sur ce pœnt capital, d'où est déduite toute la réglementation du counûng.

Lorsque le lièvre est contraint par un des chiens à faire un crochet qui le jette, en quelque sorte, dans la gueule de l'autre chien, ce dernier, bien qu'ayant tué, ne < marque » aucun point ; c'est à son adversaire qu'on en attribue. V<Mlà pourquoi les lévriers âgés ne sont pas aptes au courait^ : un greyhound de quatre ans n'est peut-être pas très inférieur physiquement à un greyhound de deux ans et demi, mais il n'a plus l'ardeur de la jeunesse, il a pris trop de lièvres, bref il est trop malin : quand on le lâchera avec son camarade, presque toujours il laissera celni-d se dépenser et il se réservera pour cueillir adroitement le gibier au bon moment ; mais, comme ce sera le jeune chien qui aura fait tout le travail, ce sera lui aussi qui aura marqué tous les points. Encore une fois, le coursing n'est pas une chasse, mais une course.

LE GIBIER Eu France, puisque la poursuite du lièvre par les lévriers est interdite, depuis 1844 (il n'est pas facile de comprendre pourquoi I) et qu'en conséquence le coursing ne peut se faire qu'en terrain clos, nous sommes réduits à employer des hèvres de bcntes; mais, pourvu qu'on ait eu le soin de les lâcher quelques jours à l'avance dans un parc aménagé de manière qu'ils y trouvent abri et couvert, et assez grand pour qu'ils y puissent prendre de l'exerdce, pourvu aussi qu'on les ait copieusement nourris, lisseront, à l'heure du coursing, parfaitement hardis et vigoureux. Malheureusement il faut renoncer à se procurer chez nous le gibier nécessaire, d'abord parce que, hélas ! les braconniers veillent à ce qu'il n'y ait plus guère de lièvres sauvages dans nos campagnes, ensuite parce qu'on ne sait point les y panneauter comme il faut : les expériences faites jusqu'ici ont malheureusement semblé le démontrer. Ifi Greyhound-Club commande son gibier en Angle-

Page 1