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LS TERRAIN

terre et surtout en Hoi^rie, et chaque ominal lui revient à une vingtaine de francs : les bouquins, plus grands et plus forts que ceux de notre pays, sont expédiés en tx^tes quelque temps à l'avance et lâchés dans un emplacement suffisamment ^adeus et soigneusement disposé. C'est de là que, le jour de l'épreuve, chacun d'eux sera envoyé à son tour par un long couloir en paillassons qui débouche sur le terrain du coursing.

LE TERRAIN Mais ce terrain de coursing, c'est chez nous la principale difficulté : on ne peut s'imaginer combien il est malaisé de trouver une plaine close, assez grande pour que le meilleur lièvre poursuivi par les chiens y puisse donner toute sa mesure. Dés sa première saison, en 1910-1911, le Greyhound-Gnb de France a pu utiliser une piste excellente dans une propriété des environs de Senlis ; et c'est là qu'il a fait disputer presque toutes ses premières épreuves, car nu essai qu'il a tenté au Touquet, près de Boulogne-sur-Mer, et un autre sur l'hippodrome d'Enghien, n'ont pas été heureux. £n 1911-1912, il a disposé de l'admirable hippodrome du Tremblay, champ de courses merveilleusement pr(^re au coursing ; et il n'est pas douteux qu'il ne puisse se procurer pour la saison prochaine, soit le même terrain, swt un terrain encore plus proche de Paris.

J'espère pourtant que le Greyhound-Club acquérera quelque jour une piste qui lui appartienne exclusivement, et voici pourquoi.

Tous les connaisseurs savent et tous les auteurs disent qu'une condition importante pour que les courses soient régulièrement belles, c'est que les lièvres connaissent leur terrain : il suffit, au reste, pour en être persuadé, d'avoir comparé la façon dont le gibier se comporte quand on le chasse sur son propre territoire à celle dont il court quand on le pousse dans une plaine qu'il ignore. Sans doute un bon hèvre galopera bien partout et se défendra

toujours courageusement, et il est arrivé souvent que de superbes bouquins de Hongrie, hauts commede petits whippets, fournissent, sur un terrain qu'ils n'avaient jamais vu, des courses de dnq à six minutes ; mais il y a toujours plus de chance pour que le hèvre qui manœuvre sur son propre domaine galope et surtout « crodiète » mieux, et la différence est plus particuHérement sensible lorsqu'il ne s'^t pas d'animaux de tout premier ordre. II y a donc intérêt à ce que le gibier ait pu se famihatiser à l'avance avec la piste sur laquelle il sera poursuivi le jour du coursing.

Or M. de Saavenière avait très habilement et très fructueusement amént^, vers 1890, pour le Coursing-Qub de France, entre NeuiUy et Levallois-Ferret, à l'image des pistes analogues d'Angleterre, un terrain malheureusement beaucoup trop petit, car ses dimensions (500 mètres sur 200 1) réduisaient la plupart des courses à un simple rush de vitesse, mais dont la disposition ingénieuse pourrait servir de modèle à qui voudra bientôt, comme je l'espère, fonder un établissement semblable '.

« Tout le terrain était entouré de barrières pleines, en planches épaisses, de 3 mètres et demi de hauteur, et doublé intérieurement d'un treillis en mailles de fer ayant i mètre de hauteur. Les tribunes étaient situées sur un des petits côtés de ce rectangle, au nord du parc... Tout autour de celui-d, sur trois côtés, celui des tribunes excepté, régnait un couloir de 2 mètres de large où pouvait circuler le gibier. Ce couloir, sur le côté opposé aux tribunes, s'élai^ssait et avait 6 mètres de largeur, n I,a balustrade séparant de la piste cette partie du couloir avait été percée au ras du sol d'ouvertures, de trappes assez grandes pour donner passage à un lièvre, mais trop petites pour qu'un lévrier pût s'y glisser, et on avait eu soin de planter devant ces trappes, sur le champ de course.

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