LE TERRAIN
un petit bois d'arbustes, de façon que le lièvre qui réussissait à gi^ner ces buissons édiappât à la vue des chiens, et eût ainsi toute commodité de cheTcher une tiappe pour rentrer dans le couloir. «Au bout du couloir, sur la droite des tribunes, il y avait un espace ménagé pour enfenner, avant une journée de course, le gibier nécessaire à l'exécution du programme. » £t l'une des portes de cette réserve donnait sur un long boyau qui venait aboutir à l'endroit où attendaient, cachés par une claie, les greyhounds couplés.
Les lièvres étaient ordinairement en liberté dans le champ de courses. M. de Sauvenière ne le dit pas, mais il est probable qu'on leur donnait à manger dans la partie large du couloir, celle du petit rectangle opposé aux tribunes, pour les habituer à passer par les trappes dissimulées dans le bois. La veille on le matin du coursing, on les poussait par le couloir dans la réserve. C'est de là que, le moment venu, l'on d'eux était envoyé par le boyau qui le faisait sortir devant les greyhounds. H déboulait à toute vitesse pour g^ner le petit bois où son instinct lui montrait le refuge. Et il réussissait le plus souvent à se sauver ainsi, après avoir courageusement résisté aux chiens — au grand bénéfice des finances du Club.
Le seul inconvénient de la piste de Neuilly-Levallois, c'était, je le répète, qu'elle était infiniment trop petite. Il n'est pas défendu d'espérer qu'un jour ou l'autre le Greyhound-Club sera en mesure d'aménager de la sorte un terrain plus spacieux. Jusquelà il se contentera de l'hippodrome du Tremblay, qui, sauf les refuges pour le gibier qu'il est difficile d'y arranger, forme d'ailleurs le plus magnifique champ de coursing qu'on puisse rêver.