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DESCRIPTION DU COURSING

canurade : le juge lui attribue i, 2 ou 3 points de <t vitesse » {speei) selon la supériorité dont il fait preuve. Le premiei, il souffle au poil du lièvre : si «luî-d continuait à fuir en ligne droite, il serait perdu ; mais il tourne subitement à gauche et le juge accorde x point ou un demi-point au chien i blanc » qui a contraint de la sorte le petit animal à changer de direction : i point si le Uèvre, menacé de très près, a fait un * ai^e • (ium). c'est-à-dire a tourné à angle droit ou à ai^le plus aigu encore, un demi-point seulement si le lièvre, moins inquiété, n'a dévié de sa route qu'à moins d'un angle droit et n'a fait qu'un « crochet » {wrenck).

Les deux chiens, emportés par leur élan, ont perdu plusieurs longueurs ; Ils voltent le plus rapidement qu'ils peuvent, mais le lévrier à coUier rouge, plus souple, vire dans un cercle plus étroit et rejoint le premier le gibier. Coup sur coup, il contraint le Uèvre à faire deux a crochets » et un « at^Ie », sans que le second lévrier, moins habile à tourner, puisse reprendre le commandement. Mais, sur une ligne droite un peu plus longue, le lévrier portant le colhei blanc, qui était d'une longueur en arrière, donne tout son effort et parvient à dépasser son concurrent : ce ■ dépasser » (go hye), qui dénote chez le chien qui l'accompht une énergie extrême, est très apprécié des connaisseurs ; le juge le récompense par 2 ou 3 points, selon qu'il est fait sur une ligne droite ou sur la courbe extérieure d'un tournant.

Le lévrier blanc va atteindre le lièvre : il le toudie, le bouscule, mais ne peut le saisir, et le petit animal repart de plus belle : c'est le tt trébuchet » {trvp), récompensé par r point. Pourtant, le lièvre ne s'enfuit pas loin, car le lévrier « blanc » le rejoint à nouveau par un suprême effort, et le tue d'un coup de mâchoires : c'est la <t mort ■ {ki^ qui vaut, selon la façon dont elle est donnée, 2 pcnnts, I point, un demi-point, ou même rien.

En résumé, le juge a noté in petto à l'actif du chien à coUier rouge deux crochets (i point), et un angle (r point) ; et à l'actif du

chienà collier blanc la ift^s«(i, 2 ou 3 points, mettons 2 points), un angle (i point), un dépasser (2 ou 3 points, mettons 2 ptônts), un trébuchet (i point) et la mort (mettons i point) : c'est donc ce dernier qui est vainqueur.

Aussitôt le juge tire de sa poche un mouchoir blanc qu'il agite ; le porte-fanion lève un drapeau blanc, et le public apprend ainsi que c'est le chien à collier blanc, autrement dit cdui des deux qui avait sur le programme le plus haut numéro d'ordre, qui a gagné répreuve... Déjà les entraîneurs ou leurs aides courent sur la piste en rappelant les lévriers qui viennent de courir, et le slîpper boucle les colliers de ses slips au cou de deux autres greyhounds. Un nouveau match va avoir lieu. Puis tous les vainqueurs des épreuves du premier tour courront entre eux. Le troisième tour mettra aux prises les vainqueurs du deuxième. Et ainsi de suite jusqu'à la finale entre les deux chiens qui n'auront pas été battus, laquelle désignera le gagnant de la poule (winner) et le second {ntrtner ttp).

ENTRÉES Autant que possible, on n'admet qu'tm nombre peiir ET BYES jg chiens dans chaque poule et l'on tâche à ce que le chiffre des entrées soit un multiple de 2. Mais il peut arriver que, par suite d'un accident ou pour toute autre cause, les propriétaires déclarent forfait pour tel ou tel de leurs chiens engf^és, et que, au jour fixé pour le coursing, les concurrents de la poule ne soient plus qu'en nombre impair. Supposons par exemple que la poule ne comporte plus que sept lévriers. Ifi chien à qui le sort aura donné le numéro i courra contre celui qui aura obtenu le numéro 2, le numéro 3 avec le numéro 4, le numéro 5 avec le numéro 6, le numéro 7 restera sans concurrent. Il ne serait pas juste qu'il fût dispensé de la première épreuve imposée aux autres, et , qu'il se trouvât ainsi, au second tour, plus frais que ses adversaires ; alorà on lui fait courir un lièvre en compagnie d'un des chiens

Walerloo Cup : Compétition et Haakon [voir p. S^-65).

Waterloo Cup, ign : Suilaa {voir p. 6^-6jj,

U Mort ,voi.- p. 6,).

GrjjHr Survhor. j M. Jacques Uoulenger (luiV p. (il).

ENTRÉES ET BYSS 59

éliminés ou de n'importe quel autre lévrier se trouvant sur le terrain. Quel que soit d'ailleurs le résultat de cette course, on l'en regardera comme vainqueur ; mais il aura ainsi accompli le même travail que les autres lévriers, et ceux-ci ne se trouveront pas, au deuxième toui, plus fatigués que lui. — C'est ce qu'on appelle un bye.

Dans une course de sa-plings ou de puppies ', le lévrier qui béné&de du bye ne doit courir autant que possible que contre un autre sapling ou un autre puppy. On risque en effet d'écœurer et de décourager un jeune chien en lui opposant un adulte expérimenté.

Prenons une poule de vingt-quatre lévriers. Au premier tour le numéro i rencontre le numéro 2, le numéro 3 le numéro 4, et ainsi de suite. Les douze vainqueurs luttent ensemble au second tour ; les six g^^ants se rencontrent au troisième tour ; et au quatrième tour il ne reste plus que trois chiens. Les deux premiers de ceux-ci courent l'un contre l'autre et le troisième court un bye. La finale mettra en présence le vainqueur du match précédent et le lévrier du bye.

Autre cas. Lorsque, à un des tours de la course, un des chiens qualifiés est retiré par son propriétaire pour une raison quelconque, le lévrier qui devait rencontrer ce chien-là n'a plus d'adversaire : en ce cas on lui fait courir un bye.

Il y a donc deux sortes de byes, en quelque sorte : 1° les byes naturels qui se produisent lorsqu'à un des tours de l'épreuve le nombre des concurrents se trouve impair; 2° les byes accidentels qui ont Heu lorsqu'un chien se trouve subitement sans adversaire, celui qui devait courir contre lui ayant été retiré.

S'il est favorisé par les circonstances, un lévrier peut bénéficier de plusieurs byes accidentels dans une mêmeépreuve, etM. H. Ledger

I. Un chien est saplixg durant toute la laiton d« counes qui suit Imnjdiatemeat la naissance, et puppy durant la deuxième laiion de couciei aprèi sa naïssaoce. Etant donné, d'ailleurs, qu'an Itnicr ne peut guèie courir avant d'étie Igd d'un an, leuls les chloti nës en janvier ou. au plus tard, enftTiiet, peuvent prendre part aux épreuvei de lapllngs, lesquelles sont rare).

- Sic

6o LE COURSING

me citait le cas d'un chien gagnant un prix après avoir couru un bye naturel et deux accidentels, en tout et poui tout.

Enfin un même chien ne doit jamais bénéficier de deux byes dans la même course. Lorsqu'il arrive qu'un chien qui a couru déjà an bye se trouve désigné pour en courir un second, c'est le chien qui le précède immédiatement sur la liste qui obtient cet avant^e en son Ueu, tandis qu'il doit lutter lui-même contre le concurrent de ce dernier chien. Par exemple, au deuxième tour de la poule de douze dont nous venons de parler à l'instant, 5up> posons que i ait battu 5, que 7 ait battu g et que 11 ait couru son bye : resteront en présence les n" i, 7 et 11 pour la demifinale. Eh bien, ce ne sera pas 11 qui bénéficiera à nouveau du bye, ce sera 7 ; en conséquence on n'aura pas : i contre 7 et II bye ; mais : i contre 11 et 7 bye. A la finale prendront donc part le gagnant du match i contre 11 et le chien 7.

LE 8LIPPER On appelle ainsi l'homme qui a la délicate mission de donner le départ aux chiens. Cela est très difBdle, même avec l'instrument perfectionné que sont les shps actuels. Ils se composait de deux colliers réunis par une légère armature d'acier : une des extrémités de chaque collier tient à cette armature même ; l'autre est terminée par une languette de métal; les deux languettes sont maintenues par une seule cheville d'acier à laquelle est attachée une cordelette qui passe à travers la laisse creuse et vient sortir à son extrémité. La laisse est terminée par une poignée que le slipper tient dans sa main. La cordelette traverse aussi cette poignée et se termine par une lanière de cuir que le slipper boucle autour de son poignet. Tant qu'il tiendra la poignée, les chiens pourront tirer de toutes leurs forces sans que les colliers se détachent ; mais, dès qu'il l'aura lâchée, la ficelle se tendra, fera sauter la petite cheville qui maintient les colliers fermés, et ceux-ci s'ouvriront, laissant les deux greyhounds en liberté.

LE SLIPPBR 6i

La première qualité du slipper est de savoir slipper sans secousse, tout en courant derrière deux greyhounds qui tirent de toutes leurs forces. Une saccade, en effet, peut gêner un des chiens dans sa foulée de départ, et comme certains lévriers font, dès ce moment, au démarrage, une quinzaine de mètres à la seconde, on conçoit de quelle importance peut être un retard, fût-il d'un cinquième de seconde, infligé à l'im d'eux. — Mais le slipper doit avoir bien d'autres qualités encore.

Parfois, c'est au \m%c que revient la charge de lui dotmer le signal de lâcher les chiens, parfois c'est à un membre du Club : le commissaire aux slips ; mais, quand le slipper est expérimenté, il est préférable de lui laisser toute liberté d'agir à sa guise. Le commissaire aux slips, en effet, ne peut pas sentir comme lui le moment où les deux chiens tirent bien également sur leurs colliers ; le juge ne le peut pas davant^e, et en outre il est mal placé pour apprécier la distance exacte qui sépare le lièvre des chiens et leur situation réciproque, puisqu'il ne se trouve pas, comme le slipper, dans la ligne de fuite du gibier, mais à cheval et à l'écart. Or, les conditions que je viens de dire sont essentielles pour que le départ donné aux chiens soit véritablement régulier.

Quand l'avance accordée au lièvre est trop grande, l'animal, ne se sentant pas inquiété, ne s'éloigne pas en ligne droite, mais oblique d'un côté ou de l'autre; et, s'il incline à gauche, le chien de gauche aura à parcourir pour le rejoindre une distance un peu moins grande que le chien de droite ; ou s'il incline à droite, c'est le chien de droite qui sera avantagé de trois ou quatre longueurs sur son camarade. D'autre part, lorsque l'avance donnée au Uèvre est trop courte, les lévriers sont trop tôt sur le gibier. Il faut donc que le slipper apprécie l'allure du lièvre afin de lui accorder plus ou moins de champ selon sa valeur ; il faut aussi qu'il envoie bien ses chiens dans la ligne de fuite du gibier ; enfin il faut qu'il sUppe sans nervosité, de manière à éviter toute secousse ; et tout cela en courant, et

dans l'intervalle de quelques secondes. J oignez que le slipper doit être strictement honnête et sans intérêt dans la course : il ne loi serait pas impossible, en efiet, d'avantager un des deux chiens en l'excitant par des paroles, ni même, peut-être, de gêner l'autre par une saccade ou autrement ; et nous avons vu que l'hésitation d'un des greyhounds au départ, fût-elle d'une demi-seconde, pouvait lui faire perdre 5 ou 6 lot^eurs et modifier le résultat d'une épreuve. Toutes ces conditions font qu'il n'est point beaucoup de bobs slippers.

Ce sont des professionnels qui remplissent cette difficÛe fonction en Ar^eterre. On en compte actuellement 42.

LE JUQE Autrefois, le ji^e était un amateur que les propné* taires des chiens enga^s désignaient au vote parmi les membres du clnb ; aujourd'hui, pour toutes les épreuves publiques, on a recours à des juges officiels ; ces professionnels sont, cette année, au nombre de 38 en Angleterre.

Car, si un bon slipper est nécessaire à la réussite d'un coursing, un juge expérimenté l'est davantage encore. I,ui seul, en effet, désigne le vainqueur de chaque épreuve et ses décisions sont sans appel ; il n'en doit l'explication qu'aux commissaires du coursing : il faut doue que sa compétence et son autorité soient indiscutables. Joignez que le juge doit avoir un grand sang-froid et qu'il lui faut aussi être assez bon cavalier pour passer partout derrière les chiens. A cause de tout cela les très bons juges sont rares, et il arrive qu'ils soient eng^és à l'avance pour toutes les journées de la saison. |

Le jour du coursing, le juge est à cheval, en costume de chasse : habit rouge, culotte blanche, cape de velours noir. Pour indiquer le ' gagnant de chaque épreuve, il tire de sa poche soit un mouchoir 1 rouge, soit un mouchoir blanc, correspondant à la couleur du collier du chien vainqueur. Si la course lui parait indécise, c'est-àdire si les deux chiens ont obtenu le même nombre de points, il se découvre et lève sa cape. Si la course lui paraît nulle, c'est-à-

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