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LA « VITESSE » ET LE ^ DÉPASSER

dire si le lièvre n'a pas fourni une carrière suf&sante pour permettre aux chiens de s'employer, il reste couvert. Ses signaux sont répétés par le flag-steward ou porte-fanion qui f^te un drapeau rouge ou blanc, et le public est ainsi renseigné sur-lef-champ.

MANIÈRE I^ principe même du coursing, c'est que le lévrier DE JUGER vainqueur est celui qui a le plus contribué à préparer la défaite finale du lièvre. Et je rappelle que, conformément à ce principe, on récompense la vitesse (speed) par I, 2 ou 3 points, selon la supériorité montrée par un des chiens sur l'autre, — le dépasser (go bye), action qu'accomplit le chien qui se trouvait d'une longueur en arrière en dépassant son concurrent d'une loi^ueur, par 2 ou 3 points, — le crochet (wrench), déviation à laquelle est contraint le lièvre, par un demi-point, — l'angle (tum), crochet à ai^e droit ou à angle plus aigu encore, par i point, — le trébuchet (trip), action de bouler le lièvre sans pouvoir le saisir, par I point, — et la mort (kill) par 2, I, 1/2, ou même o point.

LA • VITESSE • ET D'après M. Walsh (pseudonyme : Stone- LE I DEPASSER ' hei^) — le fondateur du grand journal de sport anglais, le Field, et l'homme le plus compétent de son temps en coursing — ce qu'on appelle la « vitesse », c'est la rapidité montrée par les chiens dans leur course en Hgne droite des slips au gibier. On attribue au greyhound le plus vite sur cette distance, selon la supériorité qu'il montre sur son adversaire, 3, 2 ou i point. Mais on doit naturellement tenir compte de ce fait que le hèvre, quand il a beaucoup d'avance, peut obliquer de lui-même dant un sens ou dans l'autre et favoriser ainsi un des deux lévriers au détriment de celui qui est forcé de tourner « à l'extérieur » : en ce cas, le lévrier qui était en avant, et qui a perdu le commandement parce que le Uèvre a modifié sa ligne de fuite, reçoit un demi-point comme s'il avait causé ce crochet.

Mais d'aatrc part une question se pose. Certains chiens, très vîtes sui leurs jambes, partent en tête et arrivent en tête sur le gibier ; ceux-là obtiennent donc 3, 2 ou i point de viiesse, sans compter le point ou le demi-point du premier ai^e ou du pronier crocha qu'ils déterminent nécessairement. Mais il y a des greyhounds qui ont un autre style : ils partent moins vite, perdant parfois une loi^;ueur au sortir des slips, puis ils augmentent prc^ressivement leur vitesse et finalement arrivent, eux aussi, les premiers sur le gibier. Or, en courant de la sorte, ils exécutent un véritable go bye ou dépasser : * Il y a dépasser, dit en effet le règlement, lorsqu'un lévrier qui se trouvait à une longueur derrière son adversaire dépasse celui-ci et se place à une loi^;ueur devant lui. ■ Doit-OQ, par conséquent, compter à ces greyhounds non seulement la vitesse, mais encore les 2 ou 3 points du dépasser ? Doit-on récompenser leur performance par 5 points, tandis que celle des chiens dont je parlais tout à l'heure ne peut l'être au maximum que par 3 points ?

Certainement non. On tient compte, en accordant les points de vitesse, de la beauté du style qui vient d'être décrit. Mais il ne peut y avoir aucun dépasser ou go bye avant que le lièvre ait été rejoint.

Ce n'est donc qu'après le premier crochet qu'on récompensera le dépasser par 2 points s'il est fait sur une ligne droite, ou par 3 points s'il est fait sur une ligne courbe ; mais bien entendu, dans ce dernier cas, il faut qu'il soit accompli à l'extérieur du tournant : le chien qui vire « à la corde » (si l'on peut dire), ayant moins de chemin à faire, n'a aucun mérite à gagner une longueur sur son adversaire. Tout cela est très délicat à juger.

LES € ANGLES .ET Et il en est de même pour les ailles et les

LES « CROCHETS 1 crochets. Il peut arriver que le lièvre, de

lui-même, oblique du côté d'un des

chiens. Alors il y a deux cas à envisager ; si cela arrive avtint le

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