LA « MORT
premiei crochet de la course, et que cette déviation spontanée du lièvre favorise le chien le moins vite, on attribue au chien qui était en tête le mérite de ce tournant du gibier et il reçoit on demi-point pour le crochet ; si cela arrive après le premier crochet, on ne compte pas au chien indûment favorisé le point suivant qu'il ne marquerait que grâce à une circonstance où il n'est pour rien ; et même, si le lièvre inclinait de la sorte constamment de son côté, on ne lui accorderait par la suite que la moitié de ses points.
LE GREYHOUND C'est le désir passionné de tuer qui doime au « BON TUEUR * lévrier vitesse et souplesse : il arrive très souvent que les greyhounds les mieux construits soient battus par des greyhounds beaucoup moins bien doués physiquement, mais plus entreprenants. Et, à mérite égal, le chien dévoré de la passion de tuer, qui fonce impétueusement, aveuglément sur le lièvre, fait toujours une plus belle course pour les connaisseurs que celui qui, ayant rejointson gibier, le suit très adroitement, mais n'ose risquer une attaque franche, de peur de provoquer un angle trop brusque, qui lui ferait perdre du terrain. Si brillant que paraisse son style, ce chien prudent (qui est souvent un chien âgé) sera souvent battu par un greyhound plus ardent, même moins adroit que lui, mais à qui la passion prêtera une énergie inouïe. Certains greyhounds sont si impétueux qu'on croirait presque qu'ils décour^ent le gibier : le hèvre semble parfois terrifié et se trouve pris avant que d'avoir osé tenter aucune défense honorable, ou peu s'en faut.
LA * MORT » Enfin ce sont ceux-là le plus souvent qui sacri> fient le gibier et obtiennent les points de la mort. Mais ici il faut distinguer : le chien peut prendre le lièvre grâce à ses propres vigueur et habileté, après lui avoir fait faire un dernier angle ou crochet, et, dans ce cas, on lui accorde la note maxima ;
mais il arrive aussi que ce soit le travail de son compf^non qui lui fournisse le moyen de tuer, et souvent le lièvre lui tombe en quelque sorte dans la gueule à la suite d'un angle trop aigu auquel il a été contraint par l'autre chien : en ce cas le lévrier tueur ne mérite et n'obtient aucun point. Car, encore un coup, la prise du gibier n'est que secondaire dans le coursing : quatre fois sur dix, en terrain ouvert, le lièvre parvient à gagner quelque couvert et se trouve ainsi sauvé ; alors on considère la course comme terminée et le chien gagnant est celui qui avait obtenu le plus de pdnts au moment de l'interruption.
CAS PARTICULIERS II ne nous reste plus qu'un mot à dire pour en avoir terminé avec cet aperçu sommaire de la manière déjuger. Quand un des chiens perd du terrain au départ, soit parce qu'il n'a matériellement pu voir le lièvre, soit par suite d'un mauvais lâcher, le juge n'attribuera aucun point au chien de tête avant que le second chien ait eu la possibilité de prendre part à la course. En revanche, le chien qui tombe ou qui est victime d'un accident, ne bénéficie d'aucune retenue de points : tant pis pour lixi. De même, si un greyhonnd refuse de poursuivre le lièvre, s'il s'arrête pendant la course, s'il se détourne de la poursuite, aucun des points qu'il pourra acquérir par la suite ne lui seront plus marqués. Mais ces cas ne se présentent pour ainsi dire jamais quand on fait courir des chiens de race pure.