‹ Animaux de sport, lévries-taureaux-coqsChapitre 32 sur 118 · L'EXERCICE · texte numérisé non relu

L'EXERCICE

n'y a aucun inconvéoient à ce qu'il monte à bicyclette pourvu qu'il ne fasse pas avancer les greyhouads plus vite qu'au pas ou en trottinant doucement. Cet exercice doit se faite sur de bonnes routes afin de durcir les pieds des lévriers sans risquer de les aMmer sur des cailloux où dans des ornières. Il est la base même de tout entraînement : c'est par loi qu'cm met véritablement les chiens en condition.

D'autre part, trois ou quatre fois par semaine environ, on emmène les greyhomids sur une vaste pelouse ou dans une prairie ; pendant que l'aide les tient à l'une des extrémités, l'entraîneur se rend à 4OQ ou 500 mètres de là, et il les siffle et les appelle, en agitant au besoin une bande d'étoffe pour attirer leur attention ; les chiens, mis en liberté les uns après les autres, se précipitent vers lui à toute allure. Si possible, on s'arrange pour que l'arrivée se fasse sur une petite montée ; en tout cas, on dose le nombre et la longueur des galops selon l'état des chiens : c'est affaire à l'entrEdneur de ji^er du travail nécessaire à chaque individu. Mais il faut bien se garder de lâcher deux greyhounds simultanément, car ils se mettraient presque sûrement à jouer ou à gronder en courant l'un à côté de l'autre, ce qui ralentirait leur action et pourrait d'ailleurs amener quelque bataille ; on lâche donc les lévriers les uns après les autres, à quelques secondes d'intervalle. La plupart d'entre eux, après un court dressi^e, accomplissent très volontiers cet exercice qui les excite et les amuse. Mais il en est qui refusent de s'employer et qui se contentent de venir à celui qui les appelle d'un tout petit train et non sans s'arrêter en chemin. Ceux-là, s'ils ne sont pas plus portés à jouer qu'à prendre leurs galops, il est tout à fait impossible de les entraîner autrement que par la quotidienne marche au pas : ils ne courront de bon cœur que sur le lièvre.

Certains amateurs avaient, autrefois, une toute autre méthode : ils remplaçaient nos marches au pas et nos galops par de grandes randonnées à cheval, où ils se faisaient suivre de leurs lévriers. Mais cette méthode est peu rationnelle ; et puis elle exige des

ogie

cliiens sages, obéissants, et qui ne s'égarent pas à chasser le premier lapin ou le premier chat qu'ils rencontrent. On peut toutefois faire 15 à 20 kilomètres tous les jours, au pas et au trot, et terminer la promenade par un bon canter au galop. — Bien entendu, qu'il soit donné par un homme à cheval ou à pied (ce qui me semble infiniment préférable, car les chiens, même s'ils sont très si^es et suivent bien en liberté, risquent de gâter leur allure en « galopaillant » derrière le cheval au trot), le travail doit être progressif et graduel.

Mais le meilleur exercice que puissent prendre les greyhounds, c'est celui qu'ils se donnent en jouant. Il faut les y encourager de toutes les façons possibles. On peut les faire bondir et courir après une peau de lapin attachée à une perche qu'on tient : en la passant par-dessus quelque filet de tennis, on apprend aux greyhounds à sauter, et quand un chien s'enlève bien, cela indique qu'il sera vite. Il est bon de ne pas trop laisser les adultes poursuivre les jeunes puppîes, car les poursuites se terminent souvent par quelque coup de dent, et d'autre part rien ne décourage davantage les jeunes chiens que de se voir rattrapés facilement et bousculés. Mais les puppies sont ordinairement joueurs : dès qu'ils voient un vaste espace autour d'eux, leur instinct les incite à galoper et ils font ensemble des parties folles : c'est alors qu'on peut juger de leurs actions sur les tournants.

D'ailleurs la souplesse aux crochets et aux angles est une qualité naturelle, et qu'on n'a guère le moyen de perfectionner par le travail comme l'endurance et même la vitesse. Kn effet, il faut se garder, à l'entr^nement, de faire courir les chiens sur le lièvre : ils apprendraient trop vite à tuer le gibier avec le minimum d'efforts en laissant leur adversaire faire tout le travail et marquer ainsi tous les points le jour du coursing. Il n'est même pas indispensable qu'un puppy ait vu plusieurs lièvres avant sa première course : si on l'y amène en condition, il s'y comportera presque stîrement

Page 1