MANIÈRE PS COURIR
bien. Toutefois, s'il est destiné à courir très rarement ou si l'on désire se rendre compte de sa qualité, il faudra naturellement l'essayer sur le gibier. Il n'est même pas mauvais de lâcher les saplings de dix ou onze mois sur quelques lapins de garenne pour leur donner le « goût du gibier n. Mais on ne doit pas oublier que la défense du lapin n'est pas du tout semblable à celle du lièvre : l'abus de cet exercice gâterait sûrement le style du chien.
LE ORETHOUND Un greyhound en condition ne doit être ni trop EM CONDITION viandeux ni trop maigre. Il convient que sa musculature soit apparente et qu'il n'ait pas un atome de graisse; mais d'autre part, il ne faut pas qu'il donne l'impression d'être émacié : ainsi les côtes doivent être visibles, mais il ne faut pas que la peau qui les recouvre soit tendue comme une peau de tambour ; quant à l'échiné, elle ne se voit pas chez un greyhound en bon état et bien bâti (sauf peut-être au sommet de l'angle obtus formé par le dos), recouverte qu'elle est par les larges muscles du rein ; en revanche, le ventre est complètement efEacé et chaque muscle de l'épaule et des cuisses se dessine. Au toucher, le muscle, quand il est détendu, doit être souple ; s'il est trop dur, c'est un signe de surentraînement. Il faut écouter le lévrier souffler après ses galops : un chien insuffisamment préparé suffoque et semble époumonné ; avec un peu d'habitude, on arrive très facilement à recormaitre, en écoutant sa respiration, si le lévrier est « en souffle n ou non. !Enfin il serait dangereux de faire paraître en coursing un lévrier dont le cœur ne serait pas en bon état, et il n'est que prudent de vérifier le battement des artères avant toute espèce d'entraînement.
MANIÈRES Un diien de lièvre idéal devrait avoir les qualités
DE COURIR ]gg pi^g diverses — et c'est à cause de cela que le
coursit^ est an admirable sport auquel, si même
elles étaient de véritables compétitions et si le gênant y était réel-
lement le taeiUeor cliien, il serait absurde de comparer les prétendues 1 courses » en ligne droite qui ne demandent que de la vitesse. II faut à un greyhound excellent non seulement la vélocité, mais la souplesse aux crochets, la résistance à la fatigue, et enfin la passion de son métier, qualité primordiale, qui accrcÂt toutes les antres, et sans laquelle il n'est pas de grand chien. Malheureusement la perfection n'est pas de ce monde, et ces dons sont toujours inégalement répartis. Un lévrier très vite des slips au gibier peut être battu par un lévrier plus lent, mais plus habile à tourner, et il n'est pas rare qu'un chien très résistant vainque des coDcurrents plus rapides et plus souples que lui, si l'épreuve se prolonge au delà d'une ou deux minutes. En principe, il faut donc s'appliquer à faire par l'entrainement des athlètes complets, si l'on peut dire. Mais on doit aussi considérer les aptitudes particulières de chaque coureur.
Je disais que le désir impétueux de prendre et de tuer est la qualité principale du greyhound de course : sans elle, point ou moins de vitesse, de souplesse et d'endurance ; le chien que dévore la passion de saisir son lièvre est l'éternel outsider, à condition, bien entendu, qu'il ait les moyens physiques nécessaires pour la montrer.
Le greyhound ne galope pas du tout dans le style du sloughi ou du lévrier russe : le galop du barzoï est plutôt une succession de bonds comme celui du cerf, et l'action du sloughi ressemble beaucoup plus que celle du greyhound à l'action du cheval. Le greyhound galope de tout le corps, pour ainsi dire : dans la foulée, au moment où les quatre membres se rapprochent, son dos se courbe en arc, grâce à quoi il peut envoyer ses pattes de derrière très loin en avant de ses pattes de devant ; puis le dos se détend pendant que les membres s'alloi^ent l'un après l'antre, au point que la poitrine frôle le sol, car c'est le lévrier anglais vraiment qui semble galoper « ventre à terre u. De corps moins long, plus ramassé, et n'ayant point la même courbe d'échiné, le barztn et le sloughi ne peuvent
PRÈfi.'"
Massage avant la course {vo.-- p. 91].
Les couverlurfs (.-.././>. çi..