COURSES EN LIGNE DROITE
plusieurs centaines d'engagements : tous les concurrents courent donc par séries, lesquelles se composent de trois, quatre ou cinq chiens. Les whippets désignés pour chaque épreuve — chacun portant un collier ou un ruban d'une couleur annoncée au programme, a&n de pouvoir être reconnu — sont conduits au départ par leurs propriétaires ou entraîneurs, c'est-à-dire par les hommes auxquels ils sont habitués. Là, ils sont pris en main par des starters spédaux, chargés de les lancer au signal donné. Tandis que ceux-ci les maintiennent sur leurs lignes de départ respectives, ceux qui les ont amenés — les runners up, comme on les nomme — s'éloignent en courant sur la piste vers la ligne d'arrivée, chacun appelant son chien et agitant, pour attirer son attention, quelque touffe de plumes, quelque morceau d'étoffe, quelque linge (il est interdit de se servir d'autres leurres que ceux-là et notamment d'animaux vivants) . Au coup de pistolet tiré derrière le chien scratch, tous les whippets sont lâchés par les starters, et se précipitent de toutes leurs forces vers les runners up, que le règlement oblige à se trouver derrière une ligne tracée à dix yards au delà de la ligne d'arrivée des chiens, au moment où ceux-ci passent le poteau.
Il y a des chiens timides qui ne donnent pas toute leur mesure lorsqu'ils craignent d'être mordus ou heurtés par leurs rivaux ; d' autres ont la manie de ne pas dépasser leur voisin et ne font d'effort que pour se maintenir à sa hauteur durant la course, de manière qu'ils se font invariablement battre d'une tête sur le poteau ; d'autres encore sont batailleurs ou simplement de caractère trop joyeux, et bousculent pour jouer ceux qui galopent à leurs côtés ou bien leur cherchent querelle : afin de remédier à ces inconvénients, on tend souvent de longues bandes de toile sur toute la longueur de la piste, du départ à l'arrivée, de manière à tracer autant de couloirs qu'il y a de concurrents dans l'épreuve ; grâce à cette précaution, les whippets peuvent galoper sans se voir jusqu'au poteau.
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VITESSE DES Les courses se disputent sur 200 yards (exacte- WHIPPETS ment 182 m. Soo), et l'on ae saurait iiuf^inei, si OQ ne l'a vue, la vitesse avec laquelle un bon whippet peut galoper sur cette distance, M. Dalzièlcite NetUe, une petite chienne roi^e de 8 1^. 500, dont les foulées, en pleine action, atteignaient à 4 m. 55, et qui couvrait ses 183 mètres en douze secondes, soient 15 m. 25 par seconde, rapidité véritablement prodigieuse pour un animal de ce poids. Cette vitesse a été plusieurs fois %alée de nos jours, car les whippets ont progressé depuis lors, et Caplebank, par exemple, a couvert les 200 yards en onze secondes et demie. PoUy fro'Astley, Dinah, Evah, ou pltis andennemeat Collier Had, Whitefooi et d'autres encore tels que Tom from Milnrow, Cowboy, Say Noughtfitc., n'ont pas été ou ne sont pas présentement moins célèbres, dans le monde des courses de whippets, que nos plus illustres gagnants du Grand Prix dans le monde des courses de chevaux.
FONCTIONNAIRES On conçoit qu'au départ un retard d'un PE LA COURSE cinquième de seconde infligé au chien puisse modifier le résultat final, et on voit par conséquent quelle est l'importance du starter. C'est à des professionnels spéciaux que l'on confie le soin de lancer les chiens. Le starter, un genou eu terre au bord de la ligne de départ assignée à son whippet, tient l'animal par le cou de la main gauche, et de la main droite à la naissance de la queue ou au rein. Au moment précis où il entend le coup de pistolet — et non pas un cinqui^e de seconde après, ni avant surtout, sous peine de se voir disqualifié
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