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HISTORIQUE

L'ANTIQUITÉ Ce n'est pas une vaine fonnule de politesse EN GRECE qu'affiimer des courses de taureanx qu'elles remontent, comme l'on dit, à la plus haute antiquité. Si plusieurs bas-reliefs thessaliens nous en ont conservé des vestiges curieux et quelques inscriptions mutilées, fragments importants pour l'histoire de ces nobles jeux, tels qu'on les pratiquait quatre ou cinq siècles avant notre ère, d'autre part on en peut trouver trace aussi dans un vieux roman grec d'HéUodore, Théagène et CharicUe, dont les historiens ne se sont jamais avisés que c'était le premier manuel de tauromachie, en quelque sorte.

On apprend en effet, au dixième livre des Mthiopica de Héliodore, qu'au mariage de Chariclée, âUe d'un roi d'Ethiopie, un prisonnier thessalien nommé Théi^ène, ayant vu le désordre jeté au miheu des fêtes par un cheval qu'effrayait un taureau blanc voué au couteau du sacrificateur et qui s'était échappé, sauta sur le cheval, courut au taureau, le saisit par la queue, l'excita, le dépassa en galopant à son côté, puis, le prenant aux cornes, le renversa par une vigoureuse torsion de son col puissant. Après quoi Chariclée, charmée de tant de bravoure, refusa le mari que son père voulait lui donner et se fit épouser par Thé^ène.

L'exerciceauquels'étaithvréThéagèneétaittmjeufort usité dans son pays (ilétaitdeThessaUe) et connu sous le nom de ■ntupoxada'j-ta.

Le poète PhiUppe en décrit un dans ses épigrammes :

« Les Thessaliens, dit-il, n'ont que leurs mains pour lutter contre

les tauieaux. Ils les fatiguent à la course à cheval, puis s'efforcent de les renverser en enlaçant leurs mains sur leur front. » Et Pline, qui dans son Histoire Naturelle {VIII, 70.7) écrit: « Afud Thessalorum génies invenium esi... a, donne paiement la même description : « Les Thessaliens, dit-il, galopent à cheval à côté du taureau, puis le saisissent par les cornes, et lui courbant la tête, ils le tuent. »

A Pergame, à Eleusis, on retrouve d'autres vestiges de ces divertissements où prenaient part les meilleurs jeunes gens. Une inscription de Caryanda, conservée au Musée du Louvre, nous apprend que dans cette ville les courses étaient soumises à un règlement très précis, et dirigées par un mf^strat nommé ■zitupaftTr,^, tauraphète.

On relève encore une variante dans l'art de courir les taureaux chez les anciens. A côté de la course de taureaux propronent dite (Tau()0xx6(xi('ut), on trouve la a Ttiupo[i.a^ia » qui est la chasse au taureau, et que les Romains appelaient r venatio s,

A Pompéi, des médailles et deux bas-reliefs de Scurus montrent un aspect de cette chasse, oà un homme armé de sa lance attend le taureau pour le tuer.

Ce montmient a malheureusement été détruit, mais une gravure nous en a été conservée, et on peut la voir dans l'ouvrage de Mazois, Ruines de Pompéi (T. I. pi. XXXIII). D'autres médailles et monnaies de Larissa, Felinna, Pharcadon, Tricea reproduisent diverses péripéties de ces courses.

De Grèce les jeux de taureaux passèrent à Rome.

A ROME Ce fut César qui le premier introduisit ces spectacles, dans la Ville Etemelle' et ses successeurs, Claude', Néron, en particulier, ne manquèrent pas de l'imiter.

I. Pcimu) id ipecUculum Romie dédit Casir dictator. {Pline, Hiitoire niturelle, VIII, 70.7.1 ). On Tit. 90U1 Cliade, a dci caTilieri theuaiieDi ponnuivce, dam le cirque, des •auTages, l'ilaocei sur eux quand iti Paient ivaiUi de fatigua et les terras- I saisiaauit par les cornes,,, » SvHoac, Doaii CisiKs. Claude, ch, xxi.

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