LA SUERTE
L'HOMME ET n convient de donner id quelques indications LE TAUREAU nécessaires sur les diverses positions occupées dans la course par l'honune et le taureau, l'un par rapport à l'autre et dont l'exposé est indispensable pour la bonne compréhension des différentes suertes qui feront l'objet des chapitres suivants.
Les deux combattants, le torero et le taureau, ont respectivement dans l'arène un terrain qui leur est propre.
Les terrains. — H y a le terrain de dehors, situé entre la bête et le centre de la piste : c'est le terrain du taureau ; et le terrain de dedans, entre le taureau et la barrière : c'est le terrain de l'honune. Celui-ci doit veiller à conserver son terrain libre comme il doit faire conserver le sien à son adversaire cornu.
Poiu cela il « ouvre s le taureau, c'est-à-dire l'éloigné de la barrière, ouïe o ferme », c'est-à-dire l'en rapproclie, au moyen de sa cape. Il améliore son terrain, en se ménageant un espace plus grand et plus hbte pour sortir de suerte.
Dans les suertes à cheval, le terrain du taureau est celui qui est situé sur la gauche du cavalier ; celui du cavalier est le terrain que la bête laisse Ubre après avoir pris la pique.
Les voyages. — On appelle voyages {viagges) le temps de trot ou de galop qu'exécutent le taureau et l'homme pour arriver à proximité l'un de l'autre.
LA SDERTE On appelle suerte toute espèce de « coups » ou de passes : qu'elle soit exécutée à la lance, avec les banderilles, l'épée ou la cape. Si l'on veut aussi, d'une façon plus générale, c'est le moment de la rencontre du torero et du taureau. Etre en suerte signifie être prêt à exécuter une passe quelconque.
La suerte se décompose en trois temps : on y entre, on la consomme, on en sort. Le torero en suerte se trouve placé du côté du
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taureau. Le centre de la suerte est la limite conunune des deux terrains de l'homme et de l'animal.
Embroque. — 1,'embroque est la position du torero par rapport aux cornes du taureau, quand il en est à proximité.
Juridicdon. — La juridiccion ou juridiction est la limite où commence l'action offensive de l'homme et du taureau.
On dit que le taureau i fait pour l'homme » quand il répond à son a^wl, à sa « citation » (de citar\ et ne le quitte plus.
LE COUP Nous avons dit quelle puissante arme était la DE CORNES corne du taureau, avec quelle force, quelle justesse et quelle rapidité il s'en servait. H nous faut noter ici que lorsqu'il donne son coup de cornes, le fauve décompose son attaque en deux temps. D'abord, bien assis sur ses quatre pattes, il « humilie », c'est-à-dire baisse le front et découvre le garrot et l'échiné, puis il relève violemment la tête et porte son coup de cornes qu'il peut répéter deux fois, par deux saccades à droite et à gauche.
I^ diestro, dans toute suerte, doit bien saisir les deux temps du coup de cornes, et s'il s'agit de la suerte ûnale, porter son coup d'épée au moment précis où le taureau humilie.
L'ORDRE Dans les courses de taureau, rien n'est laissé au DE COMBAT iiasard. Tout est prévu, ordonné, précisé, organisé par avance. Ainsi l'ordre dans lequel seront combattus les tanreaus, lequel ordre est soigneusement fixé sur les pn^anunes. Les noms des taureaux sont tirés au sort avant la course. Le plus ancien matador tue le premier.