LE PICADOR
est près, le picador donne la pique, et par tme pesée fait décrire à son adversaire un demi-œicle vers la gauche.
Comme dans la suerte précédente, le cheval et le taureau se trouvent flanc à flanc, mais tête bèdie, tête à queue ; et chacun prend sa sortie, tout naturellement, par suite de l'élan.
REFILON Xfi refilon est un coup de pique doimé, hors de suerte, sur un taureau qui court etpasseàproximitéda cavalier.
PIQUE A CABALLO Cette suerte qui est admirable, est très ^^^*^~*P" rate. KUe exige, comme on s'en rendra compte, im excellent cheval et répondant bien aux indications du cavalier. La détestable qualité des rosses fournies aux picadors la rend à peu prés inexécutable de nos jours.
Que l'on im^ne le taureau placé dans la perpendiculaire du cheval. Le taureau ayant humilié pour le coup de cornes, il ne s'^t de rien de moins que de le faire passer sous le ventre du cheval.
Voici comment doit procéder le cavaUer. Dès que le taureau présente les cornes à la hauteur de l'épaule du cheval, le picador le maintient humilié, sous la pique, et fait cabrer sa monture; puis il pousse le taureau en avant, tandis qne le cheval pirouette sur ses pieds de derrière et se rétablit.
FabloCmzetLuisOiardo, picadors excellents, réussissaient amerveille cette jolie suerte. Mais il est inutile de dire que : i" ils avaient des chevaux que l'on pouvait faire cabrer ; 2° qu'ils savaient les faire cabrer. Ce sont des conditions difficiles à réunir de nos jours.
LE PICADOR Le picador doit être à la fois un bon cavalier et un homme vigoureux. Le but qu'il cherche est de préparer le taureau pour les jeux déUcats de la banderille et de l'épée — et comme il a en face de lui un animal encore en possession de tous ses moyens, il lui faut une assiette solide pour ne pas
- sic
2bo LES COURSES PB TAUREAUX
être désarçonné, et un bras poissant pour sapporter le cboc fonoidable du taureau et le repousser. D'un coup d'œil, loisque son adveisaire le charge, U choisit la suerte qui est appropriée i sa situation ou bien il en improvise une. Ceci nécessite du coup d'œil et du sang-fnnd.
Jamais il ne doit abandonner la pique.
Désarçonné, jeté à terre avec sa monture, il se protégera, en tombant, avec le col et la tête de son cheval, en s'en servant comme d'un bouclier, tandis que les peones viendront à son secours. A cet efiet, l'un des matadors, chacun à son tour se tient, dès le commencement de la course, à gauche du picador, la cape sur les bras et à la hauteur de l'étrier, prêt à intervenir s'il y a lieu ; par exemple, quand le cavalier est démonté, quand le taureau s'acharne sur le cheval à terre, quand le picador, désarmé et renversé, se trouve dans une situation critique. Alors, d'une passe de cape, d'une lar^a, en général, le diestro détourne le taureau et l'attire en un autre endroit de l'arène. C'est ce que l'on appelle doimer le quite. Comme le nom l'indique, il a pour but d'obliger le taureau à quitter le picador. La première espada jt^e s'il y a lieu de « caper > le taureau dès sa sortie du toril ; dans ce cas, le matador qui doit tuei prend la cape et exécute les passes. Mais ceci est ^ceptionnel, et en aucun cas le taureau qui a reçu une première pique ne doit être cape avant ta fin du Tercio de la pique, hors bien entendu le cas prévu par le quite.
Ifi picador a choisi, la veille de la course, deux piques qu'il marque à son nom, trois selles et dnq chevaux par taureau — plus ceux que le président peut accorder en supplément.
Dans le couloir du toiil, un picador de réserve attend, tout armé, le moment d'entier en scène si un acddeat survient, qui met un des picadors hors de combat.
Lorsque le cheval d'un picador tombe, frappé par le taureau, les chulos le font se relever, tandis que le picador se ramasse lourdement avec l'aide des autres peones.
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LES COURSES DE TA UREA t'A"