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COURSES PB TAUREAUX EMBOULÉS

COURSES DE Les courses landaises, certaines courses espa- TAUREAUX gnôles permettent l'emploi de taureaux dont les EHBOULÉS ^ ■ a %. 1 i-j ^ 1^ ' coraes sont mûmes de boules solidement fixées.

Elles n'empêchent pas les taureaux d'être mis à mort, mais elles peimettent aux personnes sensibles de ne pas avoir à déplorei la vue des chevaux éventrés. Toutefois un furieux coup de corne emboulée est-il sans doute bien plus redoutable qu'une cogida donnée par une corne effilée.

Les courses de taureaux emboulés sont assez lâches.

Nous trouvons le récit d'un de ces spectacles dans le Voyage en Espagne de Théophile Gautier. On nous saura gré, nous l'espérons, de la citer ici :

c Cette course, où la plupart des taureaux étaient emholados, c'est-à-dire portaient des boules au bout des cornes et où deux seulement furent tués, nous réjouit fort par une foule d'incidents burlesques. Les picadors, costumés en Turcs de carnaval, avec des pantalons de percale & la mameluk, des vestes ensoleillées dans le dos, des turbans en gàteaui de Savoie, rappelant â s'y méprendre les figures de Maures extravagantes que Goya ébaucha en trois ou quatre traits, dans les planches de la Toromaquia. L'un de ces drôles, en attendant son tour de faire le coup de lance, se mouchait dans le coin de son turban avec une philosophie et un flegme admirables. Un harco de vapor en osier, recouvert de toile et monté par un équipage d'ànes vêtus de brassières rouges et coiffés tant bien que mal de chapeaux à trois cornes, fut poussé au milieu de l'arène. Le taureau se rua sur lui, crevant cette machine, crevant, renversant, jetant en l'air les pauvres bourriques de la façon la plus drAle du inonde; je vis aussi sur cette place un picador tuer le taureau d'un coup de lance, dans le manche de laquelle était caché un artifice dont la détonation fut si violente que l'animal, le cheval et le cavalier tombèrent i la renverse tous les trois; le premier, parce qu'il était mort, les deux autres, par la force du recul. Le matador était un vieux coquin vêtu d'une souquenille usée, chaussé de bas jauneb, trop il jours, ayant l'air d'un Jeannot d'opéra- comique, ou d'un qucue-rouge des saltimbanques. 11 fut renversé plusieurs fois par le taureau, auquel il portait des estocades si mal assurées que l'emploi de la medialuna devint nécessaire pour en finir. >

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