GRAND COMBATTANT ANGLAIS
au vent. Tout respire la bravoure et la provocation dans cet oiseau spadassin. Il est presque aussi parfaitement construit pour la bataille que le gieyhound pour la course. Il offre un des plus beaux esemples de ce que la sélection permet d'obtenir, quand elle est pratiquée avec intelligence.
Il en existe diverses variétés ; mais elles ont la même forme et diffèrent uniquement par le plumage.
Tout est en longueur, dans le combattant anglais : on s'est toujours efforcé d'augmenter sa hauteur ; il a l'air d'avoir été tiré par le bec et par les pattes. Il dédaigne les ornements embarrassants comme un duelliste que gênerait toute parure encombrante. Sa queue, fort courte en comparaison de sa taille, n'est qu'tme brève et étroite touffe de plumes, pointée vers le del. Sa crête, mince, longue, découpée en dentelures profondes, est simple : on la lui supprime ordinairement quand il atteint deux ou trois mois, en sorte que sa tête au bec puissant, à l'œil féroce, ressemble à celle d'un rapace. Ses barbillons sont courts, ses joues et oreillons d'un beau rouge.
Les lignes de son corps sont presque perpendiculaires au sol. Les cuisses se trouvent, ou peu s'en faut, dans le proloi^ement des tarses, et lot^ues, sèches, musclées. Le croupion est très bas. Le cou à peine courbé, droit lui aussi, et dirigeant vers le ciel la tête méchante.
Quant aux plumes, serrées au moins autant que celles du coq indien, elles forment une véritable armure protectrice. Mais leur couleur varie beaucoup, et sa richesse contribue à la beauté de ce noble et bel oiseau.
On dîstii^ue d'après leurs nuances les variétés suivantes dans la race des grands Combattants anglais :
The brown breasted red game, ou brown red, qui est rouge avec le plastron brun, et les tarses d'un vert olivâtre.
The black breasted red game, ou Hack red, roi^e avec le plastron noir, tarses d'un vert olivâtre.
The yeilow Duck winged game, « doié » (c'est-à-dire à plumes individuellement rouges et tachées ou barrées de noir) à ■ ailes de canard « (c'est-à-dire non pas en fonne d'aile de canard, mais ornées d'une barre transversale à reflets verts c o mme les ailes des canards de Rouen et des canards sauvées) ; tarses d'un vert olivâtre.
The pile game, « pile u (le plumage est appelé n pile » Itnsqu'îl est blanc sur tout le corps et rouge sur les ailes, ou, plus généralement, lorsqu'il comporte une partie de rouge au milieu du blanc) : rouge sur le camail, le dos et les lancettes ; rouge et blanc sur les ailes, le blanc entourant le rouge ; les cuisses, le plastron et la queue entièrement blancs ; les tarses vert olivâtre.
Ces quatre premières variétés sont les plus traditionnelles, et ce sont elles qui fournissent le plus souvent des individus d'un modèle parfaitement pur.
The white file game, « pile blanc », c'est-à-dire des couleurs contraires à celles du pile : les cuisses, le plastron, le pommeau et le bord inférieur de l'aile blancs ; la queue, le camail, le cou rouges : les tarses jaunes.
The white game, tout blanc, tarses jaunes.
The citckoo game, ■ coucou », c'est-à-dire dont chaque plume est à fond gris et porte des cercles concentriques noirs ; tarses jaunes.
The spangled game, papilloté, tarses jaunes.
The black game, noir, tarses d'un vert presque noir.
The birchen grey game, noir, avec le camail gris cendré, tarses d'un vert presque noir.
The wheaten game, fauve plus ou moins clair, tarses jaunes.
Les Combattants anglais sont rustiques et demandent peu de soins, mais il leur faut une nourriture abondante. Ils ont besoin d'exercice et souffrent beaucoup d'être enfermés dans un espace étroit. Ce qui leur convient le mieux, c'est un terrain assez vaste