GRAND COMBATTANT ANGLAIS
où ils puissent vagabonder à leur aise et chercher leur pâture en liberté.
De charpente moins forte, pesant moins que les Indiens, et par conséquent désavantagés lorsqu'ils combattent contre ceux-ci, ils ont une musculature presque aussi solide. Leur peau est très âne, comme celle de tous les animaux de pur sang.
Voici au reste, d'après M. Vlasto, le plus habile comiaîseeur qui soit, les points essentiels du coq anglais :
Tète longue, étroite, faisant avec le cou une élégante courbe. Bec crochu, solide, bien soudé à la tète. Yeux de couleur variable, mais placés haut et à fleur de tète, larges, au regard féroce et audacieux. La gorge et les joues couvertes d'un plumage bien uni. Les oreilles petites et sans moucheture blanche. Certains éleveurs ponctionnent les oreilles ou les coupent entièrement : c'est là une vraie supercherie.
Encolure longue, mince, bien sortie, portée haute. Cajcail étroit. Epaules laides et saillantes. Ailes courtes, puissantes, attachées aux épaules par des muscles soUdes. Au repos, le coq les tient serrées, mais leur sailUe doit se détacher nettement, de telle sorte que le coq paraisse sur le qui-vive, tout prêt à s'envoler s'il en est besoin.
Le dos plat et court, bien vertical, doit se resserrer à mesure qu'il descend vers le croupion. Quene courte et étroite, dirigée vers le ciel.
Ventre bien effacé. Cuisses rondes, musclées. Pattes couvertes d'écaillés luisantes et fines. Doigts plats, longs et bien séparés.
La poule a le m^e plumage que le coq, mais avec des couleurs moins éclatantes et plus unies. Elle est pondeuse moyenne, donnant des œufs blancs et du même poids que ceux de l'Indienne. Très bonne mère également, bien qu'elle demande assez rarement à couver, elle élève ses poussins avec un dévouement absolu.
Le noble Combattant anglais n'est pas tme volaille de cuisine.
Sa chair nerveuse et rouge, ses cuisses et son cou très allongés le fout peu comestibles.
Enfin son caractère est encore plus querelleur que celui de Tlndien. Les poules mêmes sont fort méchantes, et le poulailler qu'elles habitent est une véritable arène de combat. Quand l'une d'elles a le pica et commence de déplumer les autres, il est prudent de la mettre à part. A défaut de cette précaution, le sang les excite toutes, et il est rare que les poules déplumées tout d'abord ne soient pas mises à mal par leurs congénères.
PETIT COMBAT- C'est exactement le même oiseau que le TANT AMQLAIS grand Combattant anglais, mais nain.
II a la même apparence physique, la même forme, les mêmes plumées.
Non moins querelleur, il est tout aussi propre au combat.
Les éleveurs se sont efforcés de diminuer sa taille le plus possible, et on l'estime d'autant plus qu'il est plus minuscule. C'est aujourd'hui un véritable oiseau de volière, parfaitement beau par sa forme comme par son plumage ; et il est amusant de voir ce matamore exigu, aussi petit que les spécimens des autres races naines, se pavaner d'un air provocateur. D'ailleurs son courte est extrême, et il ne craint pas de s'attaquer à des coqs trois fois plus gros et plus forts que lui.
On a tenté d'en faire un gibier pour les grands parcs de chasse, mais on n'est jamais arrivé à le rendre entièrement sauvs^e. Après des mois de liberté, il ne s'enfuit guère plus devant l'homme et devant le chien que s'il n'avait jamais quitté son poulailler.
La poule est moins sujette au pica que sa sœur de la grande race. Mais elle pond fort peu, et ses œufs sont à peu près de la taUle de ceux des grosses pigeonnes.