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COMBATTANT DU NORD

COMBATTANT A côté du coq de combat anglais, voire à côté DU NORD du coq indien, le Combattant du Nord a l'air d'un gars de charme auprès d'un bretteur.

£t pourtant, en duel, 11 aura souvent l'avantage.

A cause de son poids, d'abord, qui est plus grand. Les Flamands ne se sont pas efforcés comme les Anglais à produire un coq qui fût fin escrimeur, habile à porter le coup comme à l'éviter, mais une sorte de brute d'une force écrasante et capable de ré^ster aux blessures très longtemps. Avec les lourds coqs du Nord, le combat est moins beau et moins varié, mais aussi acharné. L'endurance et la vigueur de ces oiseaux épais étonnent. Toujours, ou presque, le vainqueur est presque aussi grièvement blessé que le vaincu, et le g:^;nant n'est ordinairement pas tant le plus adroit que le plus insensible.

Néanmoins, comparé aux coqs des races ordinaires, le Combattant du Nord par^t un bel et noble oiseau, plein de vigueur et d'audace.

Sa tête est lourde et solide, son cou gros et allongé, son dos puissant, son plastron large, ses épaules musclées et écartées, mais infiniment moins saillantes que celles de l'Indien, ses cuisses fortes, alloi^ées, ses tarses soUdes, sa queue abondante et dirigée non vers le ciel, mais vers le sol.

Bien que ses lignes, comparées à celles des coqs de basse-cour, soient fort verticales, elles le sont sensiblement moins que celles de l'Indien et infiniment moins que celles de l'Anglais.

Il porte une crête simple et des barbillons courts : on lui coupe toujours, d'ailleurs, l'une et les autres. Ses oreillons sont d'un rouge vif.

Il n'y a pas fort longtemps qu'on sélectionne le Combattant du Nord, et il a dû être fortement croisé d'Indien : c'est du moins ce que semble indiquer, plus que son apparence générale, la couleur jaune de ses pattes. Parfois aussi on l'unit à l'Anglais. Mais

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d'aucuns estiment peu ces crotsesLents. Ecoutez plutôt M. Victoi Breda, notaire à Haisne, coqueleux-poète {disciple de Chapelain, à mon sens), dont nous aurons plusieurs fois l'occasion de citer le poème en trois chants sui les Combats de coqs :

Des coqa croisés l'espèce a certes de l'adreaae. Mais «Ile manque un peu, selon moi, de rudesse.

Quant au plumage du Combattant du Nord, il est ordinaire* ment doré ou argenté ;

Doré, c'est-à-dire que les plumes en sont rouges, chacune d'elles portant soit des taches noires, soit des barres noires dans sa longueur ou dans sa largeur, ou sur sa périphérie.

Argenté, c'est-à-diie à plumes blanches, tachées ou barrées de noir comme il vient d'être dit.

Rustiques, s'accommodant de toutes les conditions d'existence de même que les autres races de combattants, les coqs du Nord sont peu précoces. Leur chair est assez fine sur la poitrine et aux ailes, mais dure et nerveuse aux cuisses-

Les poules sont des pondeuses médiocres.

COMBATTANT C'est le même coq que le Combattant du Nord, DE BRUGES toutefois SOUS un autre plumage.

Ses plumes doivent être d'un bleu ardoise; ou bien bleues, mais avec im manteau roi^e ou noir.

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