ANNA, MADAME BOURGEOIS, ALBERT
MADAME BOURGEOIS , aCCOUrant .
Anna ! Anna !
anna, se jetant dans ses bras.
Maman , ma chère maman !
Eh bien ! qu'y a-t-il donc ?
ALBERT
Rien , madame Bourgeois , rien de fâcheux : vous saurez tout bientôt , car je reviens dnns un instant. Oui, je vais tout éclaircir , tout terminer , et j'accours ensuite auprès de vous, auprès d'Anna. (Ilsort.)
Air : G/mnasiens, remettons à quinzaine.
De mon destin je reviens vous instruire ; Attendez-moi , ne vous affligez pas , Car la fortune en vain me veut sourire , Si le regret doit marcher sur ses pas.
Un sort plus doux aurait pour moi des charmes : J'ignore encor celui qu'on veut m'offrir; Mais , s'il fallait qu'il vous coûtât des larmes , La pauvreté me ferait moins souffrir.
ENSEMBLE
De mon destin, etc.
ANNA
Oui , la fortune ici vient vous sourire , Et le bonheur va marcher sur ses pas ; A notre sort, Albert, il faut souscrire; Ne craigne* rien , je ne pleurerai pas. MADAME BOURGEOIS.
Quoi! la fortune enfin vient vous sourire,
Et le bonheur va marcher sur ses pas!
De votre sort revenez nous instruire; Car à présent je ne vous comprends pas.