VALEUR
des frais
ANHEES.
delà
RÉCOLTB.
selon précédent.
PROFITS
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Balamcb préseoU pendant les lo
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«Uure du colsa.
T0TAU3L
Pun mojcnne
par année.
Moyenne par jour
Mojenneparbeolare.
• Le tableau suivant présente pour chaque année le produit en graine par hectare , et le prix moyen de vente de l'hectolitre de graine.
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ANNÉES
QL'ARTITÉ D^BEGTOLITRBS PAR HECTARE.
PRIX DB L^HECTOLITUB.
hect. c«nt.
On voit que cette culture est définitivement en perte , en considérant l'ensemble des récoltes. Cette perte sera encore augmentée par les résultats de la récolte de 1836 , dont le compte n'est pas clos au moment où j'écris ceci , mais qui a été détruite en totalité par les intempéries. Il en est de même pour plus de moitié de l'étendue des terres qui avaient été ensemencées pour 1837. Dans ces circonstances y il n'y a pas perte totale des frais de culture du €cixÊL j puisqu'on le remplace toii^ours par une autre récolte qui supportera leloyw, les frais généraux, le fimiier, et une partie du moins des frais de labour ; mais on est forcé de laisser au compte du colza les labours ^ menues cultures que l'on jnge ne pas pouvoir être utiles à la récolte qui le remplace. Au total le compte de colza se trouve mieuK toutefois d'un remplacen^ent complet par une autre plante que des résultats d'une chétive récolte , si on l'eût laissé en place.
La culture du colza est fort séduisante, parce qu'elle offire souvent des produits d'une haute valeur; et ces produits se vendant presque toujours en niasse inunédiatement après la récolte , les sacs d'écus qui en proviennent à la fois , font beaucoup plus d'impression sur les cultivateurs qui ne tiennent pas une comptabilité rigoureuse , que les produits qui rentrent successivement par petites portions. Mais cette récolte est fort casuelle; et l'on comprend qu'elle ne peut être lucrative qu'autant que la graine de cdza a généralement une valeur élevée , et lorsqu*on la pratique dans un sol assez riche pour offrir des produits abondants. On peut remarquer toutefois qu'il n'a rien été porté au crédit du compte pour la valeur de la paille. C'est cependantun objet de quelque importance conmie litière, surtout dans les années où la paille des céréales est rare ; maic^ il est assez difficile de lui assigner une valeur positive. Les siliques, qui présentent une très-bonne nourriture pour les hôtes à laine, forment aussi un produit d'une certaine valeur, mais dont la conservation et remploi présentent beaucoup de difficultés, à cause de leur volume considérable relativement à leur poids , ce qui rend très-embarrassant de les transporter dans des sacs, tandis qu'on ne peut les lier en bottes comme les autres fourrages. EUes sont analogues , sous ces divers rap^ ports, aux balles des céréales ; mais ces dernières peuvent se consommer à mesure du battage pendant l'hiver, tandis qu'il faut transporter et loger les siliques pour les conserver jusqu'à cette saison. C'est certainement par ces motifs que l'on regaide , en général , comme nulle la valeur de ces produits dans la culture ordinaire ; et j'ai agi de même , par suite de la difficulté de poser un chifiGre pour la détermination de leur valeur. Cependant il ne serait pas impossible d'évaluer en poids ces produits, et.de leur assigner une valeur au crédit du compte de colza , et cela serait plus exact. C'est le compte de la bergerie et celui du fumier qui ont profité de cette omission , puisque ces produits ac-
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cessoireà leur oat été généralement appliqués, sans qu'il leur ait été rien compté pour cet objet. Mais c'est réeDement une considération qui peut faire pencher la balance en &veur de la culture du colza.
Je dois dire aussi qu'à la place que j'ai assignée jusqu'ici à cette récolte, dans les terres de la plaine, cette culture est gênée, parce qu'elle succède à une céréale, en sorte qu'on trouve à peine le temps de bien préparer le terrain avant la semaille dif colza. Cette semaiUe en est quelquefois retardée, et il ne manque guère d^en résulter une diminution dans la récolte. La méthode du repiquage est vraiment celle qui convient le mieux, lorsqu'on place ainsi le colza après une céréale , parce qu'elle donne plus de temps pour préparer le terrain ; et c'est pour cela que cette méthode est généralement pratiquée dans la culture flamande. Une par* tie des cultures de colza est ordinairement repiquée chaque année à Roville ; mais la rareté de la main-d'œuvre à l'époque du repiquage, m'empêche de généraliser cette pratique. En parlant des assolements de la plaine de Roville, dans la première partie de ce compte rendu , j'ai indiqué une nouvelle combinaison dans laquelle j'ai le projet de placer à l'avenir cette récolte. J'ai lieu de croire qu'elle y sera un peu moins casuelle , et qu'elle entraînera moins de frais de culture ; en sorte que, son compte se balancerait plus fiivorablement.