‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 18 sur 88 · J% PS · texte numérisé non relu

J% PS

S^ -«e^ ^ G^ -«eM ^

.;o-^oar5G^ioafte<i*^ooe^t>

'05G^;05SOO©©CT>00^fc0

' ao art

■ ao art

CÛOH^»A«NQOQOQO^kAOIf^tO

o5ai<tî^(NC^<r^i?i if^iSiôi

tN CH CM ^1 (Tl ÎM c^ to t*:^ i*^ 1^ co Hï

OS

ao

tN

ao

co

CQ

lO

COMPTB &BNDCr. 67

Létaux du loyer est fixé à 15 fr. la fauchée de âO ares 44 centiares (73 fr. 39 cent, par hectare).

Pour la première année on n'a ùit supporter aux prés aucune portion de fiais généraux, parce que la récolte ayant eu lieu en juin 1823 j dx mois après mon entrée en jouissance , le premier bilan n a été dressé qu'^u premier juillet 1824 j lorsqu'une seconde récolte de foin avait déjà été &ite. J'ai parlé ailleurs de cette irrégularité commue dans les débuts d'une comptabilité dont on jetait seulement les bases.

Les engrais qui figurent dans ce tableau , consistent, pour la plus grande partie, en purin évalué à trois francs par tonneau de la contenance de 6 hectolitres environ.

Les frais de récolte comprennent le fauchage qui s'exécute à la tâche , à raison d'un franc 50 centimes par fauchée , (7 fr. 34 cent, par hectare), ainsi que la main-d'œuvre pour étendre, retourner, charger, voiturer et emmagasiner , et les dépenses d'attelages. Les frais de fauchage sont doubles pour les parties qui produisent du rogaiit, et les dépenses de main-d'œuvre sont ordinairement plus élevées pour te regain que pour le foin.

COMPTE HENDU.

QO

tN © 00 *^ Ci «O ©^ QO TO W JO W O

IceOOiOOO 94

>*«t^àiQOoooao-2tNtNe^ i*4t«^e»^coaQ'^to<o«HQO'^

"' ^gsâs.:ss;s^ssi§sss

SOOiafltNtNfcO-^QOOiOOT^ ^.« » tN-lo tN tN ©^ o ag *^ an

>IO«O«^tN00tN©^l>,Q0Qe5O2 < to fcO ««t kO G^ ©^ tO lO C^ ©4 94 ©4

"SSgSSSSSggS-gS

acfcO*rt;ooa«fcOtN c> 94 -^ ao o 04 35

^ afttN«oe4

04-^iftCT;o<o-H

t094a094t>. CO tN tN CO 94 O)

ao Ci 30 O » 94 ««t Mt "^94 10 94 94 94»^aOfcOvt -^94 -^

OOOO AOO^OOOOO tN^QOCO *<t «O «<t «O <4 «o «^ «o

tN -*i o ao a«

feOOO;^. tNOtNQO<^tO-H«<t e^94^9l94^i^949494^

te

ai M

^A^fk^^fk^tkfkfk^fk

<4*itâocoo<oc0<o<o<O(e«0ce

. ooooooooooooo

15 gj ao S ^ -^ «^t 00 ^ ;o *ït w «-* «o

;<i Oï 94 -H tN -^ tN o ooac OïOac a«

«OQ0*9aoao<*^afdaA;^3A«<t>«tac

oo

ao

ao

Tz «ctoo ao coaAaodaotN<

aft

o ao

. OOOOOOOQOOQQO

o aoaoQaftaooafîOOOôoô

^ aoowoa-xtoow^^oo^^w

» a^io-^çç-^oooo-^p^tNaoofcO

ao«o»^»^ao»^»^N!taoaftiOK5ao

on

Les trois premières colcmnes de e% tableau indiquent les produits en nature de fourrages secs. Dans la quatrième, on trouve le taux de l'évaluation en argent des mille kilogrammes de foin pour chaque année , et dans la suivante le montant de la récolte évaluée à ce taux. On a porté dans la sixième colonne la valeur du pâturage de quelques portions de prés que Ton a Eut consommer sur place par des bétes à laine.

La septième colonne présente le total du produit en argent ; dans la huitième on a reproduit le total des frais d'après le tableau précédent. Enfin , dans la dernière on a inscrit , pour chaque année , la perte offerte par le compte de prés ; car , pour du profit , il ne s'en est jamais trouvé.

Bans une ligne au bas du tableau , on a placé les moyennes par années, pendant toute cette période;

Si Ton considère maintenant les résultats généraux éb ces comptes, on trouve que la perte a été fort considérable, puisqu'elle s'est élevée pendant ces 1 3 années à la somme de 1 0887 fr. 63 cent., ou en moyenne par année, à837fir. 51 cent.

On trouve, par un calcul fecile, que le prix de revient du foin dans cette période, a été de 52 fr. 48 cent. les 1000 k. ; c'est-à-dire qu'il eût faiSn l'évaluer à ce prix pour que les comptes se balançassent en moyenne sans bénéfice ni perte ; ou que Ton aurait obtenu le même résultat en laissant le prix du foin au taux où je l'ai fixé , mais en d^aissant le loyer des prés à 5 fr. 64 cent, par jour, ou 27 fr. 59 cent, par hectare seulement.

Le taux du loyer des prés fixé à 15 fr. par fauchée,' ou 73 fr. 39 cent, par hectare, est cependant fort modéré et inférieur au taux auquel se louent facilement les prés ' de même qualité dans le canton. Le taux de loyer que j'ai fixé est arbitraire jusqu'à un certain point; et il a été calculé de manière à couvrir les charges du bail général de la ferme , en ajoutant la somme qui en résulte au mon--

70 COMPTE KENDO.

tant du loyer des terres arables fixé ao taux que j'ai déjà indiqué. Si lexploitation des prés entraîne de la perte en évaluant le loyer à ce taux , c'est là un fait qu'on voit se reproduire presque partout, dans l'état actuel des choses $ \e& prés sont considérés généralement comme un genre de propriété très-profitable pour ceux qui les donnent à loyer, parce qu'en effet on trouve facilement partout à les louer à des prix élevés , et qu'on peut sans inconvénient les louer pour un terme aussi court qu'on le désire , même pour une seule année ; mais il est rare que l'exploitation puisse en être faite avec profit, si Ton évalue les produits au taux du marché. Cette évaluation disproportionnée du taux du loyer des prés est le résultat du besoin impérieux qu'éprouvent les cultivateurs d'en posséder^ dans les cantons où la culture des prés artificiels n'a pas encore pris de grands^ développements , et où l'étendue des prés naturels a été comsldérablement réduite , comme cela a eu lieu presque partout dqMiistin demi-siècle, par suite de la nécessité de produire en plus grande quantité les grains nécessaires aux besoins d'une population tonlours croissante. C'est là un des caractères d'une situation transitoire de l'art agricole, dans laqudte la multiplication des fourrages artificiels est devenue aussi une nécessité.

Lesiurés sont donc une mauvaise nature de biens à pren^ dre à ferme dans Tétat actuel des choses ; et lorsqu'on tiendra une comptabilité réguUôre ^ il sera bien rare que leur compte ne se balance pas en perle, dans toutes les fermes où Ton est forcé de les conserver par les stipulations du bail* Depuis langtes^s je n'hésiterais pas , si j^cn avais la Ëiculté, à rompre la plus grande partie de ceux que j'ai conservés , et je ne laisserais en cette natwe que eetix qoi peuvc»! recevoir assez d'eau pour suffire à une irrigation complète* Ne pouvant prendre ce parti , je pense que je «fiminuerai du moins le mal, en renonçant eompièleraent au regain de ces

COMPTE EBUDC. 71

prés pour les employer comme pâturage après la {Hremiére coupe y dans la eombinaison que j'ai indiquée en parlant de Fassolement des terres de la plaine. Ce pâturageen effet, beaucoup plus productif que ceux que je forme dans les terres de la plaine, parce que le sol en est beaucoup plus riche, pourra s'ëyaluer au moins à 500 fr. peur les iâ hectares que j'y ^consacrerai , et j'obtiendrai une réduction de deux cents francs au moins sur les frais de récolte des prés , ce qui formera un total de 700 fr. à lavantage dececonqpte. J'aurai à sacrifier pour cela le produit de la seconde couqpe, qui s'est élevé en moyenne , comme on le voit par le second tableau , à 8450 kilog. de fourrage , évalué dans leâ comptes à 304 fr. 20 cent. Là balance du compte des prés sera donc améliorée d'une somme d'envkon 400 fr. par an, ce qiû forme un peu moins de moitié de la perte moyenne que présente jusqu'ici ce compte.

Je voudrais pouvoir présenter id, pour compamiâon , les résultats des comptes de luzerne et de tsèfle ; mais ces comptas ne pourraient ofifrir de résultats positifs dans l'état actuel des choses : les personnes qui connaissent la suite des opérations de Texpldtatioa de RoviUs, savent que je m'étais détenmné, en 18^26, à oowrir de luxeme prescpie toutes les terres des coteaux , et oonumasent le« mo? tifs qui m'ont £dt renoncear à cette CiHDQbinaison. Il est résutté de celte finisse manœuvre que le compte de luzerne a été balancé en perte pendant plusieurs années*

Pour le trèfle que j'ai cultivé exclusivement jusqu'ici dans les terres fortes des coteaux, j'ai dit aussi que j'avais renoncé dqpittspeu d'annéesà le semer thns la »de de blé qui suivait le colza, parce quek récolte de trèfle était généralement faible dans cette position ; et les eomptes de cette récolte se^bàUmçsàeoA par coiuéf^ntmal. C'est en iSas qte j'ai récolté poiur la pr^ttière fois du trèfle semé sur le blé après jach^e; cette récolte qui figure au bi;ian de 1836, ei^ la dernière d^Hit

72 COMPTE RBNÙV.

les comptes aient été réglés; et elle n'offre que là perte pett importante de 40 fr. 23 cent., pour une étendue de 11 hectares environ. La température de cette année a été d'ail*leurs très-dé&vorable aux récoltes de trèfle.

En 1835 et 1836 j^avais restreint Fétendue des Inzer-* niëres à 8 hectares en bon sol ; et ce compte a présenté dans ces deux années un bénéfice de 1409 fi:. 15 cent. , en estimant la luzerne sèche au même prix que le foin, des praûîes naturelles. Ces deux années sont les dernières dont les comptes aient été réglés , car celui de la luzerne 1836 ne lésera qu'au mois de juillet de cette année (1837}. Tout cela n'offre pas des résultats sur lesquels on puisse compter, car on ne peut rien conclure de positif, si ce n'est à l'aide d'une moyenne d'un certain nombre d'années placées dan& les mêmes circonstances de culture. Mais il existe pour le cultivateur une différence bien importante /entre les prairies artificielles et les pré? naturels. Cest que^danslecas mêmeoti le compte des premières se balancerait en perte, elles auront amélioré , pour les récokes suivantes , k terre arable qui les a produites ; en sorte que les récoltes de tout genre s'accroissent progressivement , dans toute l'étendue d'une fi^rme , sou» l'infloence d^un assolement dans lequel toutes les parties du sol sont successivement couvertes de prairies artificielles. Cette amélioration incontestable peut sans doute motiver, dans la comptabilité , une disposition qui en tiendrait compte , en portant au crédit de la prairie artificielle une somme qui serait présumée représenter Tamélioration du sol , et dont on chargerait les récoltes suivantes. J'en agis ainsi pour les luzernes, lorsqu'on les rompt après plusieurs années d'existence ; et j'ai fixé à 50 fi*, par hectare, le chiffre de la bonification qu'elles ont apportée au sol. La première récolte qui suit la luzerne supporte entièrement cette charge, et les récoltes suivantes en sont par conséquent exemptes, quoiqu'elles profitent

GOaiP'rB RBNDU. 73

eneore beaueoap de ramélioralion. Quant au trèfle, oonanie Vamélioiation qu'il apporte au terrain est moins cooridéraUe que celle qui résulte de la luzerne , quoiqu'elle soit fort sensible ,. je n'ai pas cru devoir jusqu'ici porter aucune somme au crédit du compte de trèfle pour cette amélioration ; et les récoltes suivantes en profitent gratuitement. Dans les cas semblables où la fixation du chiffre présente beaucoup d'incertitude, je pense qu'on agit sa<gement , en comptabilité , en imputant certaines charges- au passé pour alléger l'avenir.. £a agissant autrement, on risque de faire présenter aux comptes un bénéfice fictif, par suite d'une évaluation arbitraire des améliorations que Ton suppose devoir profiter aux récoltes futures. Dans une comptabilité régulière, les sommes dont on aura déchargé les^ récoltes passées, par suite de ces évaluations, deviendront nécessairement une charge pour les récoltes futures , ea sorte que le bénéfice ou la perte ne sont que déplacés « et reportés d'un exercice à l'autre. £n laissant la charge à l'exercice écoulé , on ne fait qu'agir comme l'homme qui solde ses dettes le plus tôt qu'il le peut.

Page 1