MACHINE A BATT
•oigne le ^pmn qu'elle furodoît, gxaûse les tourillons lorsque cela est nécessaire , Vi^le à ce que toutes les parties fondjonneat bie», et remédie iastaotanément à ioiw les déranyemenlto ou défeetuosifeés qui se {urésenteat fiouveul^ même dans kis meilleures machines^
fe ne oneis pas qu'il soit possi))le de diminuer d'un seul bemme ee persoaael , avec quelque madiine que ce soit , ou .du moios je bws couvaiocu que les inconvénients qiû résuUeraieat de cette diminution 9 dépasseraient infiniment réeoAomie que Ton j trouverait. Mais ce personnel est «ufiKsaat^ lorsque le manège est placé dans le voimage immédiat de la ma^jbiney ensorte que le cbef de l'atdUer peut aipssi activer la marche de l'attelage ou Taniêltier lorsque cela est uécessçâre* Un ou deux hommes sont en euljpe nécessaires, selon l'activité du travail de la machine , pour botteler la paille h mesure qu'elle en sort ^ et la tioansp^rter dans le Ueu qui lui est destiné, et qui doit être peu distant ; mais je penfie que le Uaivail de ces deux ouvriers ne doit pas être imputé au battage , mais doit être payé par Je compte de paille, dans les ei^loitations où l'on veut fiiira botteler cette dernière , <3ar en général , dans les €i|nlx)ns éoù l'on fait exécuter à &çoa le battage au fléau , lea ouvriers ne sont pas chargés de botteler la paille.
On peut juger par ce que je viens de ddire que le nombre d'^vvriecs employés au service 4'une machine à battre , dépend beaucoup moins de la eonstruction de cette machine , que de la dispositioa du lecaL Je n'entends^ au reste, parler m q«e des machines qui séparent la paille du grain, et qui daswacat à ce dernier un premier nettoyage. Quanta celles qui sofit Déduites au tambour batteur , et qui jettent péleauâle devant elles le grain , la paille et les balles , le calcul du fisiaonnel est tout autre ; et je ne veux pas m'en occuper ici : mais il est également certain que le mode de conslruclion de la machine elle-même ne peut exercer , entre les
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machines de cette classe, que peu d'influence sur le nombre d'ouvriers qu^exige leur service.
Je dirai maintenant qu'à Roville je suis forcé d'employer d'abord un homme de plus que le nombre quej'ad indiqué, pour la conduite des chevaux, parce que le manège originairement destiné à fkire un autre service, se trouve placé dans une pièce trop éloignée de la machine pour que les ouvriers qui la servent puissent surveiller la marche des chevaux* Je suis forcé d'employer aussi très-fréquemment un et quelquefois deux hommes de plus , et un cheval pendant une grande partie de la journée , pour transporter sur des chariots, les gerbes qui sont placées dans une grange fort éloignée de la machine. Enfin commeil n'existe à proximité aucun hangar où l'on puisse loger la paille à mesure qu'elle est battue, il faut encore la charger à mesure sur des chariots, et la décharger dans un autre local. Toutcela entraine, comme on le voit, un grand accroissement de travail. Dans le dépouillement des comptes de Mé, placé dans le compte rendu j page 50 de ce volume, on a pu voir que la moyenne des frais de battage s'est portée à 0 , 48. cent, par hectolitre pendant les sept dernières années. Au reste , quoique la comptabilité donne le chiffre ci-dessus , il ne &ut pas croire que le battage coûte réellement cette somme au cultivateur. J'ai étabU, coçoime jel'ai expliqué ailleiurs, le prix d*une heure de travail desdiiommes et des chevaux , sur une moyenne pour toute l'année, et de manière à couvrir la dépense qu'entraînent les attelages et les agents employés comme manouvriers. Mais le trav&il de la machine à battre s'exécute , pour les trois quarts au moins , dans des temps d'hiver où il ne serait pas possible de trouver d'autres travaux lucratifs pour les hommes et les animaux. En comptant le prix des heures de travail au même taux que pendant la belle saison , c'est donc un bénéfice réel pour le compte des chevaux et des hommes. Le
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blé paÎQ cette dépense ; pm& elle est en grande partie un fsofii pour le ccltiyateur , puisqu'il faudrait «ans cela qu'il ooBiptât À un taux plus élevé Theure de travail de ses attelages dans le temps des autres travaux , pour balancer les dépenses d'entretien des animaux.
J'ai entendu. dire qudqu^fois qu'il serait rationnel de compter à un taux moins élevé la dépense des attelages , pendant les mauvais temps ; mais cela est entièrement ûnpossiUe, car il y a des mauvais jours dans tontes les saisons. Enjhiyer, on peut souvent aussi exécuter des labours et d'autres travaux du môme genre que ceux des autres saifons; et Fon ne peut évaluer à un taux moins èlmé , ua tnivail ^ n!en diffère ordinairement que parce qu'il est plitf pénible. Dans tous lesteo^ps de Tannée , il se renooatre des drconstances où les travaux des attelages sent plus ou mrâis urgents, et où la température est plus. e« moins jbyorable pour les exécuter. Si Ton vonbit fiiire varier, d'après ces circonstances , l'évaluation du prix du tatvail, on tomberait dans un arbitr^jure et une coofusioii qui dchrietidraient un véritable dédale. Il est donc indiqptensabto de fixer le prix de l'heure de travail des attelages à ua tau:^ unîliQffme pour toute l'année ; mais le cult5 lAteur qui adopte cette règle de comptabilité , n'en sait pas mokiB qim ù'êai un véritaUe profit popr le compte de ses* chevaux qoe le travail qu'il leur bit exécuter dans les temps.oùil éerait £oroé de les tenir à l'épâe, s'il n'avait pas une macUna f battre pour les employer^
Cet aiticte elt d^ bittl long. Cependant j'espère que rimpoctanijffik siiîet fera excuser l'étendue des détails dans lûsqueb Je auii e«ferév Je dgiis dire encore que l'on se trompeiniit eM^RpuMitt. A l'on croyait qu'il suffit de fidre l'acquisition ^qjiniMBachitie ^ battre , etmème d'une très-bonne machine , pour obtenir Iqs résultats que f ai indiqués : une maicbine Men conduitlB vaut bien miçux qu'une bofone uia*
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chine ; et Ton r^contrera beaucoup d^exploitatioud 06 un eulciyateur adroit et attentif tiré un assez bon pffiii d^une machine imparihite j tandis que d'autres n'exécutent qu'un mauvais travail avec une très-bonne madiine, ou même ne peuvent pas du tout s'en servir , et sont forcés de Fabandonner. C'est qu'une machine de ce genre ne fonctionne convenablement qu'entre les mains des hommes qui la dirigent avec intelligence , et qui ont acquis quelque expérience des soins de détail qui sont nécessaires pour réglefr sa marche. Bans toute exploitation où Ton veut fiaôre usage de cette machine , il est indispensable de dresser un ouvrier à la connaissance de ces soins. Il n'est pas nécessaire que cet ouvrier soit un mécanicien , mais il faut qu'il ait de l'intdligence, une certaine aptitude et surtout du goût pour ce genre d'occupation. Cest le mètaehàmme qui devra toujours être diargé de la direction de la machine; et -cet honune doit avoir sous son eonmiandement , pendant le teivailv, tous les hommes et les animaux^ y concourent. 1% l'on voulait placer à ce poste tanlôt im valet, tantôt un autre , non seulement on ferait de mauvaise besogne, mais on devrait s'atteflfdre à éprouver fréquemment des accidents graves; par exemple, pour produire dans les tourillons du tambour batteur , dont le miouvem^t est très-rapide , autant dHisuré en deux ou trois heures qpi'ils auraient dû en prouver dans le travail de de«x ou trois ans , fl suffit qu'i|M|P^ri®^ inexpérimenté oublie de verser à propos de l'huil^.aur les coussinets , ou qu'il ne s'aperçoive pas que le trou par où celfe huile dent pésétrer dans l'intérieur , est obstrué par de la poussière oupai qndques corps étrangers. Des accidents de ce gen^ se rq[>rodniroat à chaque instant , entre lés mains d'ouvriers qfiBt^t^ont pss appris par l'expérience à les prévenir. Cett e«. bêla que consiste eertainement la plus grande difficulté de Tintroduetion de la machine à battre dans beaucoup d'exploita-
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lÎQDfl rurales, surtout dans les cantons où l'usage de cette machine n'est pas encore répandu, et où l'on est forcé d'y employer des ouvriers qui n'ont aucune idée de sa marche ni de la manière de la diriger. Cette difficulté ne peut vraiment être vaincue avec certitude que là où le maître se détermine à iaire lui-même une étude de la construction delà machine, et à se femiliariser avec sa marche et avec les soins nécessaires pour assurer le jeu de toutes les parties qui la composent. Lorsqu'il est devenu ainsi capable de diriger lui-même l'opération du battage, il pourra fecilement reconnaître quel est celui de ses gens qu'il pourra charger de cette tâche; et il sera, dans tous les instants , en état de juger s'il l'accomplit bien , ou d'y dresser un nouvel ouvrier, si le besoin l'exige. Sans cette condition, je ne pense pas qu'on dwve conseiUer à aucun cultivateur de se livrer aux dépenses qu'entraîne l'établissement d'une machine à battre, dans les cantons où elle n'est pas encore usitée.
Je donnerai dans les figures, à la fin de ce volume, une eoupe de la machine de Roville dans son état actuel , ce qui aidera à feire comprendre les nouvelles dispositions qui y ont été introduites. Cette coupe a été réduite aux parties essentiellement agissantes de la machine , et on a omis de figurer le bâtis et Fassemblage qui lient ces parties entre elles , parce que les détails présentés ainsi sont beaucoup plus clairs. Dans l'explication des figures, on indiquera la vitesse des différentes parties, et souvent même leurs dimensions , afin d'éviter la peine de prendre les mesures sur l'échelle qui accompagne la figure.
DE
SECTION PREMIÈRE
OOHSIDéRATIOirS OâirABALB».
SoMMAiiuB. -— Situation de la culture du houblon en Enuaee et spëci»<'ment en Lorraine.
Ce n'est guère que da commencement de ce fiâèdte , quedate rintroduction de la culture du houblon en France,, à Texception de quelques cantons droonscrits du département du Nord, où cette culture est déjà ancienne. C'est dans les Vosges, et spécialement à RamberviUers , que se sont établies, xe crois, les cultures modernes les plur. étendues de cette plante.
Cette culture s'est répandue aussi dans quelques parties^de l'Alsace, et sur divers points du département de la Meurthe, surtout dans la partie méridionale de ce déparment qui avoisine les Vosges. Il est remarquable que Ton: avait déjà &it quelques tentatives, vers 1780, pourintroduire la culture du boubloa dans la Lorraine : j'ai' encore vu , dans mon en&nœ, une hoid)lonniôre près de Nancy , et il existait à la même époque, sur le territoire d*une autre commune à quelques lieues de là, une pièce de terre que^ Ton nommait la AouMonitt^re, parce qu^un cultivateur avait voulu j en former une quelques années auparavant. Mais ces tentatives avaient été promptement abandonnées , et en 1790 je ne crois pas qu^il existât un seul pied de boabien cultivé dans toute la Lorraine. Aujourd'hui cette eul-'-
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tuie prospère dans ce même pays partout où on Ta établie ayeç quelque inteUigenGe ; et elle se propage chaque année, parce que, grâce à la protection que lui accordent nos tarifs de dooane, elle offre Traiment le moyen de tirer de beaucoup de sols, un produit net supérieur à celui qu'ils pourraient offirir par toute autre culture.
La cause de cette différence dans les succès de la cul*ture du houblon, tient certainement à l'immense accroissement de la ccmsommatipn de la bière en France. Autrefois c'était seulement en Flandre que cette consommation présentait quelque importance. En 1790, il n'existait qu'une seide brasserie à Nancy et, je crois, dans toute la Lorraine* Aujourd'hui cette ville en compte un grand noQibre 4out le^ moins importantes febriquent diacune beaucoup plus de bière que la brasserie unique et pri* vilégiée que l'ancien régime avait léguée à la révolution. Des brjasseurs ce s<mt établis de toutes parts dans les eam* pagnes; et quoique la bière ne soit encore considérée, dans la population lorraine., que comme une boisson d'agrément et presque de fantaisie, la consommation en est déjà très-coosidéraUe et s'accnrît diaque jour. Il en est à peu près de même dans tous les d<^artraients du Nord de la France; et même dans le Midi, la consommation de la bière commence à prendre beaucoup d'extension. Ces résultats de l'accroissement de l'aisance dams les ik>pulations n'ont fait aucun tort à la culture des vignes, car l'étendue de ces dernières s'est prodigieusement accrue dans toutes les localités, pendant la même période.
L'extension de la culture du houblon en France a été inférieure aux progrès de la consommation, car nous tirons chaque année de l'étranger une partie du houUon nécessaire pour alimenter nos brasseries. L'extension de la production & l'intérieur est donc d'une haute importance.
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