‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 40 sur 88 · SECTION IX · texte numérisé non relu

SECTION IX

DBSBlOCATlOlf ET BMBALX.AGB DP HOUBLON.

Sommaire. — Séchage sur les grenien. — Bâtiments spéciaux poor cet usage. — Châssis garnis de filets. — Inconvénients de ces méthodes dans les saisons pluvieuses. — Signes distinctifr du houblon de belle qualité. -^ Houblon séché à la touraille. ^ Description d^une touraille. — , Manière de la chargerl • — Conduite de Topera lion. -> Signes de la dessiccation • — Soins à donner au houblon au sortir de la touraille. •— Procédé d^emhallage et conservation des balles. '■^ Altération qu'^éprouve le houblon après la première année. — Procédé propre à la prévenir, — Difficulté de ce procédé.

On £iit sécher le houblon soit à Tair , soit sur des séchoirs ou tourailles. La première méthode était la seule employée dans les Vosges et en Lorraine , lorsque j'ai commencé à me livrer à cette culture , et c'est encore elle qui y est aujourd'hui le plus répandue. On étend le houblon aussitôt après la récolte, en couches de deux ou trois pouces d'épaisseur, sur le plancher, dans des greniers bien aérés. On le remue deux fois par jour dans le commencement , et ensuite une fois seulement , et en changeant de place toute la couche. Â mesure que la dessiccation s'avance , on réunit le houblon en couches plus épaisses , et on le remue moins fréquenunenté Cette méthode exige de vastes greniers, même pour des cultures qui ne sont pas très-étendues. Quelques propriétaires ont &it construire des bâtiments spécialement destinés à la dessiccation du houblon : l'air y circule par de vastes ouvertures , et l'intérieur est garni , en forme d'étagères, de claies ou châssis légers en bois, dont la sur&oe est formée d'un filçt en ficelle à mailles un peu serrées ^

CIJLTUBfi DU HOVBLOir. 243

pour que kfs cônes ne puissent y passer. Le houblon sèche beaucoup mieux sur ces filets que sur les planches , parce qu'il est en contact avecFair par-dessous comme par-dessus. Malgré cela, lorsque la saison est constamment humide dans la quinzaine qui suit la récolte , il est à peu près impossible d'obtenir, par ces méthodes, du houblon de belle qualité. Les cônes prennent une teinte plus ou moins foncée , malgré tout le soin que Ton met à les remuer sur les greniers , et le principe aromatique est altéré d'une manière très-sensible. Le houblon a perdu alors beaucoup de sa valeur commerciale. Dans la dernière récolte , par exemple , celle de 1836 , presque tous les houblons séchés à l'air ont été plus ou moins altérés dans la dessiccation ; et rien n'est plus rare que d'en rencontrer quelques balles de belle qualité. Le beau houblon , commercialement parlant , est d'une couleur jaune clair tirant sur le vert pour les houblons nouveaux; gras au toucher, c'est-à-dire, laissant sur la main que' Ton a plongée dans le tas ou dans la balle , quelque diose d'onctueux , et qui persista longtemps sur la peau ; il est d'une odeur agréable quoique vive et pénétrante. Lorsqu'à côté de ces qualités, on remarque que le lioublon a été bien cueilU, c'est-à-dire , lorsqu'il est bien exempt de feuilles et de queues trop longues , la marchandise passe pour appartenir à la première qualité du canton. La tourelle offre le moyen de se mettre à l'abri des chances du mauvais temps pendant la disseccation , et le houblon touraillé est toi:gours«de belle qualité lorsqu'il a été bien traité. Dans les premiers temps après la dessiccation , il a une odeur plus douce et plus agréable que le houblon séché à l'air ; mais on croit généralement qu'il conserve sa forée moins longtemps. J'ai toujours fait sécher mes houblons à la touraillé, depuis que je cultive cette plante; et ce procédé avait d'abord excité contre lui , parmi les planteurs , de fortes préventions. Cependant j'ai toujours vendu

mes houblons aux prix les plus élevés du pajs. Plusieurs propriétaires de plantations importantes out âdt, depuis^ construire des tourailles , et je crois qu'il est généralement admis aujourd'hui gue cette méthode est préférable. En, effet 9 elle n'a contre elle que Taccroissenient de dépense, qu'entraîne le cpmhustible ; mais l'autre méthqdçi exige i^ne dépense considérable pour la coqstructioi^ dei^ hâtimepts de. dessiccation, ^ xaoiv^s qu'on n'en ait de disponibles ponr cet usage; et les chances de détérioration du produit , que. Fpn court paf h| dessiccation i l'air y font entièrement pencher la balance contre elle.

Les tourailles que l'on emploie à la, dç^siccatiop.dM hou*, b^qn, ont beaucoup d'analogie avec celles dont on fait usagç dans ]^^ brasseries pour la dessiccation du malt. 4'avais d'abord établi la miens^e au moyen d'un calorifère , ^ sorte quç ]|a fi^ée du combustible s'échappaitau dehors, s^s être mise en contact avec le hçui^lpn. J'ai ùif, cens-,, truirq, quelques années après, une autre touraille dans laquelle tops les g^z q^ se déga^nt du fojer, sont fprcés, de traverser la couche ^ matière k dessécher, de même que çe|a a lieu g^néi^alement dans les tourailles des brassâmes. I4 dessiccatioi^ a été b^aucouypi plus prompte ayec ]^ nQ^Yçlle cpnstructioin^ et il y anéoessairement éconon^e de combustible; u\ais |e n^ puis en établir nettement^ la coi^pai;ai^on , attendu que j'eniplpyais 4u ^oh pour le chauffage du calorifère, tandis que je brûle du cpak dans la nouvelle touraille. Ce pi::oQédé ne présente aycun inconvénient pour k^ qualité duhpublo^, pourvu que l'on emploie uiii copibustihle qui donner peu de fumée. J'ai çemar-. q^é, ^u. ^pntraJuçe, q\^ la couleur du houblon s'aiçéliore sensibliemç^t, c'est-^ dire, devienlt p]^ cla^Q, lpr$qu'ila ^ souipi^ à lia vapeur qui se ^égagjç du cpal^. Ce^ effet est yr^pibls^lejçaent di^ à la formation d'un pep 4'açide s^dllureuX} pair la combustion de la, petite quantité de,

CVLTrnB BU HOtBLON. US

ibufre qui reste toujoiirs dans le èbak , et que Ton reconnaît distinctement à l'odeur pendant lA combustion. Cette vapeur ne Huit, an reste, en aucune manière aux qualités du boublcfn.

Le foyer de ina touraflle est placé au rez-de-diaussée, et la table qu! reçoit le boublon se trouve au second étage. De cette manière,' on n'a rienà craindre pour Fincendie, des étincelle^ qui êe dégagent quelquefois du foyer, principalement lorsqu'on l'attise , et le coak que l'on brûle dans le foyer né donne presque pa«l de flamme. En Flandre, on construit des tourailles beaucoup plus basses^ dans lesquelles là couché dé houblon et lès pièces de bois qui la supportent ne Sont élevée^ que de quelques pieds au-dessu9 du foyer. Cette oonsiruction est moins coûteuse, mais elle expose à dès dangers continuels dlncendie , et Ton ne doit placer oet?té fourainè que dans des bâtiments isolés des autres ha- Mfatidnâ.

Le foyer de ma touràille a une largeur de 15 pouces sur B pie(b de profondeur. Le fond est une grille placée audessuâ^d'un cendrier. Lé foyer est fermé par une porte en' fftp sâYis oiivè^^tûre , et le cendrier par une porte à registre , • en sotte qu'on p^iit fournir à volonté de Tair à la combus- '' tidU . Le côtfduit de éhïileur , placé verticalement au-dessus ' dtf foycst, ferme, mesuré intérieurement, un carré de 15 pouces de c^fé. A 5 pîéds au-dessus de la grille , on a prafS^ë sur troîa^ <£è^ fecés de ce conduit, des ouvertures d'un' j^éd dé baiiteui' sur 4 pouces de largeur. Ces ouverturesr sottf destinées^ à permettre Fintroduction' d'une grande mm&e d'air qui, s'écliauffan% pftr son mélangé avec lés gaz qili i^éfèvent du foyier, est forcée d'aller trstverséi* la couthé' dû hottHon qui eÉt étendue sur la table de^ là 4oi!n^aillcr. Té ne sort jamais aucun gaz par ces outeifhires , et Ton observe an eonh^aire , lorsque la cémbu^ion est fott anithëe , un courant d'air très-rapide , qui se dirige par chacune d'elles, '

â46 CULTCES DV HOVBLON.

de Textérieur à rintërieur. On peiit toutefois les fenner ei^ partie , au moyen de briques que Ton place momentanëment dans les ouyertures j lorsqu'on a besoin de donner plus d'activité au tirage du foyer. A la hauteur du premier étage, ce conduit se bifurque en se dirigeant obliquement des deux côtés , afin que Tair chaud se répartisse plus également sous la table de la touraille. Ces deux conduits; se terminent au niveau du plancher du second étage , et là ils^ se trouvent distants Tun de l'autre de 4 pieds. Tous ces conduits sont solidement construits en murs de briques de 4 pouces d^épsûsseur.

C'est au second étage que se trouve la touraiHe proprement dite, c'est-à-dire la table sur laquelle on étend le houblon , et la chambre de chaleur placée au-dessous de cette table et qui reçdt l'air échauffé , par leM^onduits dont je viens de parler. Cette chambre présente un carré long des mêmes dimensions que la tablé , c'est-à-dire de 3â. pieds de longueur sur 7 tle largeur ; et elle es( fermée par un mur de briques de â pieds de hauteur , qui l'entoure de trois côtés , attendu qu'elle est adossée par un de ses grands côtés à un des murs du bâtiment. Dans l'intérieur de la chambre , le fond est carrelé avec soin sur le plancher ; et sur ce carrelage est établi ce qu'on appelle le t<m^ beau, construction en brique formant un condmt de cha-, leur horizontal et qui communique avec les deux conduits: obliques. Ce tombeau est placé au milieu de la largeur de. la chambre, en s'étendant dans le sens de la loiH^eur; mais il n'est pas continué jusqu'aux extrémités de la cham* bre: il n'a que 12( pieds de long, et se divise en deux par: le milieu de sa longueur, en sorte qu'il forme deux coa^» duits, qui n'ont pas de communication entre eux« ^ qui dirigent en sens opposé l'air chaud qui BOri des deux conduits obliques. Les conduits horizontaux fiont couverts par de grandes briques dressées obliquemeat l^

COLTITU DIT MOBLON. 247

imetf eoitre les autres en forme de teitiire à deux pans ,■ afin que les écailles de houblon qui pourraient tomber de la table, ne s'j arrêtent pas, mais soient forcées d^aHer se réunir au fond de la diambve, où la chaleur n'est pas* aussi forte que sur la couverture du tombeau qui reçoit la première impression de Fair échauffî. Cet air passe du tombeau dans la capacité de la chambre , par un grand nombre d'ouvertures pratiquées sur les deuxc6tés verticaux et aux extrémités; mais la toiture du tombeau^ n'ai porte aucune , afin que rien ne puisse tomber dans MU intérieur. Les ouvertures de quatre pouces de largeur sur deux pouces de hauteur, sont distribuées inégalement , en sorte qu'il s'en trouve un plus grand nombre aux extrémités du tombeau, et sur les fiices latérales Ters les extrémités , que d^ms le milieu , par où lair tend naturellement à s'échapper en éortantdes conduits Aliqiies.

Les deux conduits horizontaux qui forment le tombeatf OBt intérieurement 15 pouces de largeur , 6 pouces de hauteoff pour les murs verticaux, et 15 pouces de hauteur au milieu , c'âst-À-dire sous l'arête que forme la couver-^ tore en briques. A 9 pouces au-dessus de cette dernière , 86 trouve placée la table , soutenue par des solives en cbéne de 3 pouces d'équarrissage, qui s'appuient sur les* murs qui forment les deux grands côtés de la chambre. La table est formée de lattes carrées en sapin, d'un pouce de côté, et que l'on cloue sur les travures, en^ les espaçant entre elles de 3 lignes , afin que l'air puisse fiidlement traverser là table. Cette dernière est entourée d'un rebord de 10 pouces dé hauteur au-dessus de la' sur&ce , et qui est formé de pièces de bois de chêne dér ♦ pouces d'épaisseur, qui se placent de champ sur le' sommet des murs de la chambre, et qui sont assujetties W des tringles de fer formant boulons , qui les lient axî

S4g ci»<Timi nu Bomauat.

plaiidiev iafénieiNr. A Time des extrémkéf de la dbHftftpe 9 OA ménage uoe petite porte y afia qu'un houHiie puisse se glisser scm^s la table pour la nettoyer et pour faire les rëpaiations nécessaires au tombeau. Cette porte est femée par un Tolet sdide et j(%Dant bien»

La table de ma touraîDe, mesurée e» dedans des rebords 9 a 22 pieds de longueur sur 7 de largeur ; on far cbarge à 10 pouces d* épaisseur ^ c'est^à^Hre de tout» fat bauteur des rebords qui f entourent , ce qui emprloie 210 corbeilles de boublon. Depuis quelques aimées , Je fin» couvrir b table d'une toile claire ,. a?aDt dlj placer I» biQubl(m. Cette toile n'est pas fixée, mais elle relomte librement, Umt autour, e& dehors des rebords, en sorte qu'on peut VeideYer à volonté. Il fiml la renoureler à peu* près tous les deiiK ans ,. à cause du degré' éleiré de dial^iu: qu'elle reçoit; maia eomaie c'est une toile tapès-ceni-» mune , la dépense n'est pas considérale , et je temsm ê cette pratique le très-grand «fantage d'empêtrer qu^il tombe de& écaiUies de bouUonr sur le fond do la dia^bn^ Wtra.vers du lattage. La quantité qui timibe? ainsi ,.l<Mf^ qu'on n'emploie pas de toile , est fbi«t impostamte f et f oit^ est forcé de nettojcer fréquemment ki diamfare , parce que ces écailles étaiPt exposées là à un* bnut degré de lAaleup, ^ griUent et répandent souvent une mauvaise odeur q«l se commumque à la connue du houblon^ qm^ e^ ^iir kt tablje. Au moyen de la. to£te, on évite cooipMleHietti ces incoQvénjei^, et aucune portiooi de l» léeolte ne m perd.

On vide I9S bâches sm la (ouraitte, à mesure ^ëlÊeà ^arrivent de la boubloniKière; om Fen dépose ptovtsoi^'» ment le boublon sur un plandier,. en Mtepd^t qs^^opuisse le charger sur la tourailla Le boubkm ne* disif jamais rester dans les bâches, p^roe qu'ili s*'; éêhMffersi^ pj»)mptemei|t : on étend en couches minœs ce>0Î> que YM

place pvovisoiieflieist sur k plandker , et M le^tramé frë« qoemmeiU , s^H j séj/mjsmt pendaBt quelqpie tempi. Sftiài œs préeautioiiA y le lM>i4>loti pifoadraît déjà ime tmi&te bvottê ayant d'âtxe Bii»siur la toi»aiUe, et perdnit beaiic«ap éè sa valeur.

Lorsque la tournaille est diarfëe â'uae coudw d'épaifr» seur bien égale dan» toutes se& parties f «at fait na iéu vif ^ et que Tcm. modem lorsquQ lu, ddiflîcoatioBr du feubiott s'avance. Qd juge de l'inteatité de k cbaleur eo piongemi la ipaia dans la eoi«ch0 di» heuUoft^ ei ea Vâpfiî(|ttjmi sur le lattage de la table ou -sur la. toile qui k reosovrei IjC» lattes ne doivent avoir qu'oue dbaleur modrirée. et qui ne eause aueane sedsatîoft désagréaMe à bfc mâia qui lea touche. L'en^ki d'un tberaftoniètre asndt peu. ^>M^^ caUe^, attendu q«e la tempéaituw varfe so«reàt éM' dfeestf points de la sur&ce de k taUe. Si k tourailk' esÉ bie« coastruite, cette difiGéreace ne petit vmr ftf^ de Kinégtff lité de I'épaisseu];..de 1a eoudiedu houble»; cl lonqu on s'en aperçoit ^ oa augmenta répai«se«t des partie» tfti s'é^ chanflËw'enttroB^^ en retiiwl du he«Uon^ ^ «eUes* où Ib températuEer était le iQoips^ élevée. Qu^^e^ pârsdnnes^Këf muent deux ou trois fois la couche de houblon pendant sa desfiiceation ; mais- j-ai reconnu (pi'fl est poiféralfle.dcll )ne paa k touçfaeV) si ce a'est pour povteif, verSvla&a de rcpéralion:, sur les parties dei la touraîUe où' lr'o« toit que k dessioeatiEm est k plus avMeée , le boubko endod» vert qui se trouve à la: surJËice dsios' d'autve^ pairiiesL. t

La conclue de houblon^ commence à se sécher pat^ Ic^ jGond qui toucha le kttage ; et la dessicoatîoA 0igM ^f^t gr0ssi?irenient de bae ea haut f, j^usqu'à k eOnehe supëf^ rieure. On juge de la dessiccation^ au bnni, qlie Aiti.k houblon, krsqu^oa l'agite un peu*. Il sonne et ilttJH kger d k main ^ lorsqu'il' esfisoG. La^ dessiccation ne doH paa tou'^, tefoia éixB p^ui^ trop loin, et quoitpie le^éeailks dea

âttO CVtTUBS Wf SOVBIiO!!.

cônes ment sèdies , ïàse qui les réunit doit conserver en* core un peu de souplesse. Sicet axe est encore gras et r«iflié comme dans son étal naturel , le boublon n'est pas asseï sec ; mais un peu plus tard , on rennurque en enf r'ouviant les écailles des cônes y que cet axe a diminué de Tolume et s'est ridé, sans être encore cassant. Lorsque le plus grand nombre des cônes de la surfiice présente ce carae^ tère, sur une touraille dont la couclie n'a pas été re^ muée, on peut décharger la touraille sans s'inquiéter de l'état de la partie inférieure de la couche, qui est certainement assez sèche.

La dessiccation dure environ 12 heures ; en sorte qu'une touraille des dimensions que j'ai indiquées sufiBrait à onti cneillette journalière de 420 côrb^es qui produisent en^ viron 320 livres de houblon sec ; mais il est bon d^avoir nn peu de houblon cueilli en réserve, pour | que la touraille ne chôme pas, &ns le cas où la cueillette serait interrompue par le mauvais temps. On peut donc recevoir, du moins momentanément , à la houblonnière , un nombre d'ouvriers suffisant pour une cueillette journalière de 5 ou 000 corbeilles , c'est-à-dire 60 ou 80 individus de tout âge.

On enlève le houblon sec de la touraille avec des vans d'osier , et on le met 6n tas sur le plancher. On ne doit m le manier beaucoup, ni le transporter au loin dans cet état, paffce que les écailles des cônes se détachent trèsfiicilement. Lorsqu'il a été entas pendant un ou deiix jours , les ouvriers disent qu'il est revenu à lui^ c'est-à-dire qu'il est deivenu souple et moins fragile. C'est seulement alors qu'on le transporte dans un autre local, mais en* côre sans le tasser ou le froisser dans des sacs, afin d'éTi-| ter dé briser les cônes. On dépose alors le houblon sur des greniers , en grandes couches de 2 pieds d'épaisseur, et que l'on remue en les changeant déplace tous les «deux jours

iêoêlmtamoMtemmHy dt imsui&e plfi« inraroeiiC/CteiNi doit <epen4i^t fM négUgw 4e visiter Muvwt la coucha et même lomtompa apnte, afia de iàammc qu'elle oe ^'é*^ ^uffe pa« dana qudqpHme de aes parties y etaloraon doit hreâmer ianiédiatemeRt.

Lonqu'ea yai^t qpua le faoïiUm mi de lieMetarde, on ne diHt TembaUer ou l'embdcher q//!^ V^p^Que dea pie^ ■ûères gelées» c'est*i^#re;eo novembre, et par untempa^ froid et see. he^bdchm se font «o toUe de 38 à 40 pouoas de» largeur ; et on leuv donne une longueur d'environ 6 pied9« La bâche se suspend par sa bouche ouverte^ à une lunette; es bois qn0 l'on place sur une tvappe pratiquée dxx plandief. d» gremev oà est d^pcaée la eou^ de heuUon. La ftoe ai^^rieurede la lunette porte de 9 en S.piluciss, dans la eir-: ooolârenqe de sçn ouverture^ ides^ çrediets pqinJtus enfer auxquels on accroche le bourd d^. la bâcbe, k une cpuple de pouces de l'piurlet qui la termine, La Ml^epend ainsf dans l'étage infitaieur, que je suppose être lerez^e-chaussée^ . et sans que son fond touche le soL On verse ahNrs quelquesi oerbeilleB de houblon dans la bâche, et un ouvrir y deseeod pour presser lehouhlçn de tout le poids de son corp#, pendant qu'ms antre ouvrier a^HYte centinueUement denouveau houblon qu'il verse dans la bâche. L'hpnune qui opère la pression piétine en se tournant sans cesse, de manière à presser bien également sur tous les points* Lorsqu'on veut avoir des balles très-pressées, on fiât marcher le. travail très-lentemenft, en disant piétiner pendant loiigt^pschaque corbeille nouvellement igoutée. On continue ainsi» jusqu'à ce qu'il ne reste plus de vide dans la bâche, que ce. qui est nécessaire pour qu'on puisse en coudre rouverture«r En emplissant les bâches, on a soin de ménager aux quatre «mgles des pelottesqui servent de poignées pour fiidliter le maniement des balles. A cet effet, avant de commencer remplissage, on presse dans chacun des angles ioGérieurs de.

i$È mtwu m iiMiiitdir.

k Méhé, ime poigriëe A» h^iflilmi 4M Vm y enfdnbe dii driÉorft j^r me ferte ligatute di&fi<MBHê. Ob âfH 4e laém» pour les denxanglesr supérieurs^ atdiit ée eoBdre la bàlàe. Iwetf bdles de lioubiôii dûiveàt «tre ikMtt^^^éMi dmi nû lie» très-sec^ mais aussi firais qu'on le peut, dés ^paé 1 M- A al-* HÉrflwiiaiWfb dfi {»riilt«iÉlps. A se ééttséhrè ïâmpstgAàni vMB année, 8^8 est bien so^tfé; ftiaîs ëénM(»ûë s'^tèteàeÈ^ éUbBÊM» tf)Ms la rétolution dé cette àmiéë, et il pÊeMtm éiettt 40! iTaj^focbe beëiteôup ée c^e du Ireteage fort^ OHns cet état lé houMoti a perdtf beaucoup dé sa taléfûr f etf à qoAlfté éfafe / il 7 a or^saireiivèiit tue dIfSIreMo de pTè# âefii«ftié, peÉd^t l'Mver, entré lé boid>l6nf de là déràiè^ i^Soolte et éehii de Faiinée jâ^-éftédente. Lerseid iMky^éàqiie Four connaisse dé retaMer cette àltér aftienâ^,- est de c^niprîB^r^ Ms-'forteÉiéflf lé botdHéiï ^né les bàOés,- tùHtibë eti lé voi^ dans le kouMoû qtn né6s arrivé ^piéSq[uefoid ée«r Eta€#-Eiff# à^Améiiqaey et dont lès b A'es *6nt d'une eiLtfdnie dureté,'' et fédui^es à un ti^s-pefit rohÉme^ Gét €^fet i^^dj^éift à> Falde dé presses trè^-énér^tques, ^ au iàofeë &ttn procédé^ anidbg^éà celui ^iie Fon emp^ pAïf Fembd^gë dtf eotonP On assure que îe houMon ^ûû inâàê eÉt eàcdrè de for^ benne qfiialit^ au bout dé deui^ on fi^ii^ ai^. Më ëoûêSâè^'l tiens que je présenterai plus loin, fefoM ^iH9rdé qiiffieim-^ pë^tanee âi^r^ Fàdoption d'uii tel pi^ôoédé ;f inais étméc&o^ nâft pas eneoite bien fiés conditions indispensables pèitf ÛF Bonne conJ^ervatfoh dû boiiblon dai^'s des baHes aiièisi céiâpri^^ ffiëes ; et un des planteurs les plils hiAàstHeux et lëS^ j/tné expérimentés des Vosges a éprouvé, il y a quelque» ànnée»,^ è& grande? pertes, par suite d^ùnéteilt^tiyé qu^3 aS^aft ûité* pour comprimer ainsi très-fortement sc^ biâlles. L&hoiAhvf j a été profondément attéré au h&ùt Se peu de mois% ipné TtfSst de la feUnentation qui s^yest maMfestéé. Le Itbublotf^ est une s^iBstaUce ti^s-sujette à" S'éclaûfTér oo'à^ffii^ietitei' ainsi inopinément ; et il n'e^ pas rare qu'on peMé dû^béu-

Mon par cette cause , dans des balles pressées à la manière |

ordinaire ; mais il paraît que le houblon est bien plus sujet 1

à s'échauffer, lorsque les parties ein sont rapprochées par une forte compression. Il est certain, toutefois, que c'est là un !

mq(Mi¥éiamt 91e Fou peut -é^iiàer^ pusfv'en Amériquertet aussi, dit-on , en Angleten», on ettibrile ainsi le houblon. L'étude des circonstance& nécçs&fticfi^ pour la réussite, est un des sujets de recherche les plus importants pour les planteurs de houblon.

S54 CCLTCtB DC BO«I«L«*.

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