‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 49 sur 88 · QUINZE ANS D'AMÉLIORATIONS · texte numérisé non relu

QUINZE ANS D'AMÉLIORATIONS

BANS UNS FERHE SN PAOTSHCE;

Par m. m. PLAUGHE,

mm anmM»o»»àWi vmhk soeim kotakb bt comiAXB Wwncovtvwm

l>BPAM9.elC

Le masque d'mslructioa daios les campagnes et learerers de quelques hooimes dont les connaissances ttiéoriques semblaient dcTdr assurer les succès , sont les deux prindpaux obstacles qui s'opposent à une grandeet rapide extension des améliorations agricoles en France. L'exploitation des terres est généralement placée caoïtre les mains d'une dasse entièrement étrangère aux premiers âémeirts des sdaDces, ne possédant que des connaissances antiques exoeDentes pour se nudntaûr dans un état stationnaire , mais tout à fidt insu£Bisantes lorsqu'on a en ^nae d'agrandir la ¥oie pour maicher vers le progrès. Gomment admettre que ces bommes, justement salisfiiîts des petits profits que leur vieille expérience leur ganntiti puissent se décider échanger un système qui n'est pas sans avantages , alors qu'ils sont si souvent témwis des mécomptes éprouvés par des

personnes trop exclusivement occupées des théories? Retenus par leurs nréjugés , ib ne savent ^la^j'distinguer la véritable cause de ces revers , qui résultent moins de Timpuissance des sc^YU's (ja'qn.retire de, la s^iencq^, qpe du tropp^t-d'importande <|u^^- attache aux ressourcée certaines qu'offire toujours la pratique, et de Taveuglement avec lequel on obéit à ce besoin effréné d'arriver promptement à la fortune, qui est la monomanie de Tépoque. Aujourd'hui , que Tinstruction est plus répandue, les propriétaires habitués depuis longtemps à suivre Tancienne pratique de leur csntm , savent bien. qu'avec le secomm de kscleneey an peut modifier les méthodes de culture et les rendre plus profitables; mais ils n'ignorent pas non plus que pour diercher uo mieux à venir qui n'arrive jjamais , on compromet souvent un bien présent réel. Peut-on les blâmer s'ils hésitent encore? A ces honmies, il feut des succès porittfg fondés sor l'heureuse et rare association des connaissances théoriques et de l'expérience résultant de la pratique. Il peut donc être d'une utilité réelle pour le pays de mettre sous les yeux du publie lei smecèsiâ'iine ëiEploitiation àgfîitdlê q[tti ^flâftede pv^de !20 ans, malériélleiment constatée, 'et 'ôM^tii d&rts un dâpart^tttiit ^ l'a^rldliftoi^ éfM frèi^-ùt^ièVêè à l'époçie où bUo m enttelpr^éi, -Le tableau dès faSik ^e noâs «Hbiit^'psrileèiitel'iliq^it^eii» r««ftalir[Aâs de côoffiniêê, %(^s l^ei^éronsv qnfe les hotQïiieâ vèr^ 4aiis k ddëi^é ë^iccîe fburHM^ en^Appi^icftint les^nidyébi éOj^lofëà^ Vé^tèt par «Qx-B^es qurite «tovftiéhti^ dèffis mè li' Ibnpè'^èlfe .'d'années^ pnidiii#6immaiifMd)ie»ii^^ péi^i^éMUf; feeàkniept ils^ acq«^rrofiFt une lioilVèlle piigfrHs de<;Àtif véi^3ilÉEfa€fiireiiS(e»ient trop méébânué ^^n'à éëjoûr , (fft'tfD isofceèiil^n i«ttetiltim «le^rtllffi^iélrè râfIili#iQ.d'^^ft^<^9 «afis %tt'fl fiiét mi (^trfiiîre ^ i^ùr r<AI(Eliâf*^ liik 1c^ tès^^ 4f^$mf^j léfi» um m^v» h^m 'et lé f^km^làk^^à |^ui)ist>iSiAafi€e« > '. . i ' .: . . .

DE LA GRAIfllB JIASTIDE. 993

Sfiaoïirae» par Taocu^ bîeayBiUant fidt à ^wlgaeft articles f»hlim éms pu jowoal q^ a readu, dopais dfai aos, i^vùmots servioesà iagricultiiFe prwreiiçale , nous éprouvons le beeem de piésenÉer daB& leur ensemble la mardle elles progrès d'une expkitatioB qui, la pcsBodère eu Pro<lence, a montré les eatcdlents ld)oars de la <Aarrue de Ro- ?îUe , et donné l'exeniple de l'utile appUcatkm des princqpîes de la isuttuoe alterne , qui ftit depuis si longtemps prospérer ragnculture dans qn^ques départensents du nord de la Eianœ. La tenue constaste d'une i^omftalnlité négidiôre lUHis permettra d'iqppigrur pardeschiffines lesrésultals poidiAt les «pônee aniiéea de gestioii dont noiu allons pi^ésent«r rkiatorique abrégé.

SffUATiON M L'Eîi*L(MTATION,

9m iTBSUirJE , ^tàt dv sol avant vo^b svf nli^ BN POÇSVfSlOir y sfênkv m CVLTVRB BXiSTAna» , BBvniirs , etc.

Nous aUous e<»nniencer par donner une idée générale de h pesilton topo(pEupldqtte dn^dômaiBe qui eompose notre QSploitalifm. Il est âtué an eentee de la Basse^Provenee , ' Ans m |>assiB fermé pa^ mie graide plaine entourée de bauteurs ; quoique dans une pofîtiou.basse'relAtiveBieBt «ix QoBiBes tfa\ F entourent , la plaine dan$ Iai]pelle se tvoute la selmdeBaMky e8tàplusde90(lmM«au-dessusifainiveaude]a mm. Nous avons dé renoncera la^ulture 4e rdivier, n'étaat pas àl'ahpi du ventdu nord-ouest (mis^alj^et quoique l'amandiar idenne bien danf les tenues légères du domaine, les récoltes d'amandies j sont très-chanceuses. Nous avons au midi la rivière de l'Arc , au nord la montagne Sainte- Victoire, l'un des premiers chaînons des Alpes, et nous

294 BOMAim:

sommes placés sur la grande route d'Italie, entre A» et BrignoIeSy eommune de Fourrières , départemml d« Var. Ces indications nous paraissent suffisantei pour donner une jdée assez eiacte du climat dans- lequel se troure notieoc* pldtation , dont Téténdue est de 116 hectares.

Le soi, entièrement en plaine et totatoment exempt de pierreSy peut ^re classé as deux grandes divisions; les terres où l'argile domine , qui sont en général fortes el trèstenaces, forment k» terres ard>les; et eelles où le saUe entre dans une plus grande proportion dont une fidUe partie contient un peu de giamr, smit consacrées à la culture de la yigne. Le sous-sol, quantàsa nature, est,^ presque daas toute rétendue du domaine, homogène aTec In coudk» rnsférieure, diffikent seulement par Tabsenee d'humus.

Ge domaine &t vendu aux enchères en 1812 , et acquis par le propriétaire actuel pour 50,000 francs. Cette terre, malgré son él^idue, était tombée dans un tA discrédit, que personne n'osa dépasser cette somme. L'acquéreur £t gérer ce domaine jusqu'en 1818 par une personne qui j fit exécuter plusieurs améïorations qui entraînèrent une dépense d'environ 10,000 francs , prindpalemoit pour la plantation de 16 hectare» de vignes ; du reste^ le système de culture resta semMaMe à celui du pays , qui consiste dans Fassolement triennal avec jachère complète. Tdles étaient les modifications subies par ce domaine, lorsque nous avons commencé à l'exploiter. D'après les renseignements qui nous s(mt parvenus , il était affermé poidant les années antérieures à 1812, à raison d'une rente annaeHe en nature fixée i 60 hectolitres de froment, que les fermiers n'ont jamais pu complètement acquitter. De 1812 â 1818 , cette terre fvoduisit net par an 1,500 francs enviroa.

DE LA GtAlfPB BASTIDE. 29&

BtàuTdam l'exphUaHon. — Diiporitianimoralei ajfpcrtémpm hJHrecteur. — Difficulté régultant de $a nan-rétidenoe fur la Ueux. — ÉtaUmement d'uM œmjOabUité régulière. — Étude du sysÉème de culture étMù -* 5ofi défeMt capital. . — Étenékte de VexfloUation réduite aux prcfortioM comefuMee^ — Mo^en adepte pour atteindre ce but. — Origine et progrès de l'inetrueticn agricole du Directeur. — Adopiicn de la charrue de Roville, -— Grande économie qu'elle amène dan» la frais de culture.

ÀTsuot d'exposer la mardie que nous avons adoptée, il n'est pas iniitilè de faire connaîtra les dispositicms que nous appfDitionsy en- nous chargeant d'une tfidie si étrangère à nos occupations habituelles. Attaché au propriétaire du domaine par des liens de parenté et d'amitié , nous avions consenti à nous charger de cette tâche , et nous ayions reçu Ab lui des pouvoirs illimités pour régler la marche à suivre et les moyens d'exécution. Employé supérieur, depuis 1816, dans la manufiicture royale des tabacs de Marseille , nous avions des idées fiâtes d'administration et l'habitude de conduire mr personnel ninnbreux d'ouvriers; nous étions fiimiliarisé avec une comptabilité régulière, garantie toujours certaine de l'ordre ; mais nous n'avions pas la moindre notion en agriculture. Une circonstance compliquait encore la situation; la grande Baiitiâe.se trouve: à qmnze lieues de Marseille où néus' étions -forcé* de vésider; en: sorte qu'il bS^t: (M^gaiûser l'expkibtion de^ telle manière qu'elle pût recevoir l'ioBqpulsion'de nous, toute» les fois que nous le voudrioM, et qu'elle eût^ cependant son mouvement propre qui la fît toujours marcAier pendant nos longues absences. Nous nous exposerions à nous éloigner du but que nous nous proposons aujourd'hui, si nous voulions entrer dans tous les détailla de L'organisation par suite de laqjiieUe ce

Page 1