‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 50 sur 88 · M IM>IM1N · texte numérisé non relu

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problème a étë résolu ; nous diroas seulement que le rouage pméffi a toi^Emrsr été un maître vakt, cbei d'attelage, tratttîUai^ Mao» les aulbred agents 4e bi ferme , maia ayant swr MX up^ e<NnttaiidemeEt absKdM, mteae pendant les momenta oà nous étions sur les liens. Cet empl<4, longtemps occupé par un paysan ne sachant ni lire, ni écrire, Test depuis 1B30, par un garçon qui a passé 6 mois à l'étaMissèment agri^e de Roville oîi nous l'avions eaiFoyé en qualité d'appreatif , et qui tient très^liiien la comptabilité de la ferme , en consacrant à ce travail une be«re tous les soirs après les travaux.

Nos première» exploratifiafi sur les prqpriétéa vobkies de notre eipkftation nous révélàrrait un fidt assez général en Prôvenee, qui ^vint polurnous la source de plusieurs idées dont TappUcatHm noua fut très-profitable. Dana près* que tou&les cantons, la petite culture est &mssante et donne dQs produits considérablea , proportionnelleateat à l'ei^aoe qu'eue occupe, tandis que la grande culture, dans un état diéfddrable , rend très-peu , et conduit presque totyours à l'épaisement du sol : il n^ec^ pas rare , lorsqu'on parcourt les champs , de triwver une parcelle de terriain de même qualité et dans une situatioà pareille à celle d'une terre voisine ensemencée du nuSme grain, présentant une diffé^ rence de végjétatioa inconcevable au prasiier moment: mais en reciteFehe^-on la èausè avec attention? on recoanait faientdt qu'elle provient de la disproportion qui existe entre les moyens d'exécution. En effet, le petit cultivateur n'a en vue que sa parcelle, il peut donner un labour plus profbnd il etàbve avec soin les plantes parasites, etiè plus il conœnti^ une plus grande quantité d'^igrai& sur son petit héritage, qu'il laboure, ensemence et récolte toujours en temp$ convenable. Le gros fermier et surtout le méger ou métayer , se trouvent dans une situation tout-à*fidt opposée. GénénJement les engrais dont ils peuvent disposer

I^E LA GffAUBJi ^ASTIDB. SâT

mit m ù:«^. fiiîMe pr0|»ortioii axée ka lerrea «raUes : lei labourg tmiMurfatts sont toiôoun incoaipileU ; comme il finit tenir tét^ à loal avee des moyens d'exéevticm relatirement trop Êôble , il est impossible que claque opération soit fidis •B temps utile pour toutes les divisions du terrain. Aussi rhectare de terre ensemencé en blé, dans la petite culture^ produit généralement de 18 à ai hectolitres, tandis quc^ le mteae espace, dans la grande cultuie, ne irend que i€là 12 hectolitres.

Nous vîmes dans ee Êdt que ragrieultare du Midi de la France était susceptible d'une immense améUoratiaD , à la-^ queHe on était sûr d'avance que le sol et te dimat se piééeraient àmerveiUe , puisque fe petit cultivateur dont les tavaux proq)èrent , se trouve placé , à Fégard de ces deux pmnts, dans la même position que Fagriculteurengrand. Ilnf» Uiait pour arriver à ce but, qu'adopter un mode de coltur» qui tendit à augmenter la masse des engrais, et perfectionner les labours qui étaient alors , en général , la partie la plus défectueuse de m^tre grande culture

Afin d'atteindre plus fedlement ce but, nous jugeAmes oofiv«»ablederestreindrerétenduedesterresdel'expb»latien par des arrentements parcellaires que nous ptoes contracter avec des habitants de la commune , qui les prenaient pour 6 années par petites portions pour diaque £uniUe, moyennant une redevance annuelle de deux hect<ditres par hectare. En général ces petits fermiers ont amélioré les terres qui leur étaient ainsi laissées , résultat qu'on n'obtiendrait peiUêtre pas dans d'autres locaptés et aveé d'autres haMtudes parmi les populations. Dès la seconde année de notre gestion , 60 hectares furent ainsi arrentés. Nous iGàmes déterminé à cette opération, principalement par le désir de ne pas dépasser certaines limites dans les moyens d'exécution de notre établissement agricole , et d'assurer à ces moyens plus d'efficacité, en les appliquant à une étendue moins considérable de terre. ^

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Après avoir aeqoiâ quelque instrnctiMi àgrieoijB, pendant les preooJères années de notre exploitation , tant par l'observation des &itSy que par la lecture de quelques bons ouvrages d'agriculture y nous pensâmes à introduire les prairies artificielles que nous considérions comme un premier pas fait vers les assolements; et le sainfoin étant la seule plante fourragère connue en Provence pour former avec quelque succès des prairies sans arrosage , nous commençâmes par elle ; mais nos labours étaient alors très-impar- %its, et les résidtats obtenus peu encourageants. Il fallut dépenser beaucoup pour fidre défcmeer quelques pièces de terre avec le coutrier provançal attelé de 6 mullets et sdvi d'un grand nombre dlionmies qui donnaient dans toute la longueur du sillon un fort coup de bêche , par suite du quel le labour était porté à neuf pouces de profondeur: Ce ne fot qu'en 1827 que la charrue de Rovflle conunençant à iûmtàoionex dans nos terres j opéra des labours aussi profonds et bien mieux exécutés, aver un tiers de fimmution des attelages et la suppression des hommes armés de là bêche. Dès ce moment il nous fut possible d'obtenir sans frais extraordinaires, par de simples labours, une espèce de dëfonoement. Ainsi , lorsque nous avons si souvent déclaré que la révolution qui s'opère dans l'agriculture méridionale est due à l'adoption de la charrue Rovillienne, nous n'avons tait qu'énoncer une vérité confirmée sous nos yeux par une expérience de près de dix années. C'est à dater de cette 4^;>oque que nous fiâmes assuré d'un succès complet ; et nous pouvons ajouter que la série de nos opérations et nos études sur les matières agricoles nous inspirèrent, pour cet art si rempli de charmes, xm goût vif et prononcé qui a puissamment contribué, sans doute, à nous donner la persévérance à l'aide de laquelle nous avons* obtenu: les résultats que nous alkms exposer;.

DE LA CiftAHDE BASTIPE. 299

Tabluv de VeocplmMim. •— RétuUaU généraux de qmnxe an$ues en produit net.-^ProduUs de VarrmUmmt farcMaxre. *— Dee tAgwu — Dee terrée eoumtee aux asâolements» — * Subdmekm des diverses brunebee degrodmte de celte fortU de l'exploitation. — Des bites à kdne. — Sources dicer^sesdes frodmts du troupeau. — Des agneaux,'^ De la laine* -^Du fromage. — Comidératums générales sur le trotigpeau. — - Produits en blé. -^ Conclusi<m.

Le tableaB que nous aDons mettre sous les yeux é^ leeteurs serait encore plus satisfiiisant si nous le oomposions^ avec les dîzrhuit ans de gestion accomplis ; mais nous allons nous borner aux quinze pranières années qui représentent^ d'une manière plus exacte, l'ensemble des amélioratic»is obtenues, et fedlitent, par leur division en trois parties égales, l'appréciation des résultats des moyens employés.

Dans la vue de mieux fidre saisir Finfluence dr la marche progressive que nous avons suivie sur la prospérité de la ferme confiée à nos soins , nous diviserons les 15 premières années de notre exploitation en trois périodes composées de cinq années chacune, représentant les trois systèmes qui ont été suivis.

loL première, qui comprend les dnq premières années pendant lesquelles nous nous sommes borné à continuer le système de culture existant, pour l'étudier, le bien connaître et pouvoir ensuite le modifier sans inconvénient, s'appellera Période des jachères.

La seconde est composée des dnq années qui viennent après, pendant lesquelles diverses modifications ont été adoptées, et notamment les jachères remplacées par les prairies artifidelles : représentant un système de culture transitoire, servant d'intermédiaire entre le système des jachères et celui

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delà culture perfectionnée que nous avions en vue, elle prendra le nom de Période des prairies artificielles. ' Ei^ la troisième , composée des cinq dernières années qui complètent les IS ans d'exploitation, période pendant laquelle la cuUure atteme se trouve entièrement établie par l'adoption des récoltes sarclées et des récoltes racines, s'appellera Période de culture perfectionnée.

DE LA «flA^bE BASTIDE.

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La progreBsîm aseendaiite du produit aet, dsBS ébmp» période, est très-marquée; mais pour appré^Aer avec exactitude rinfluence de chaque système de culture , il fiiut isoler les fisdts , et présenta: sur un plan séparé le véritable théâtre des trois systèmes de culture successivement ad<^téSy c'est-à-dire les terres araUes plus spécialement soumises à leur action. Nous allons donc présenter le taMeau des résultats de la ferme, en suivant la subdivision naturelle des trois sources de produits qui contribuent à formier le revenu net total; savoir: i<> Les terres arables, vrai théâtre d'application de nos diverses méthodes de culture; ^ Les terres consacrées à la culture des vignes ; 3^ Les terres soumises à Farrentement parcellaire, produisant un revenu annuel en nature.

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