‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 52 sur 88 · SS · texte numérisé non relu

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Kous allons donner quelques développements â ce tableau, en commençant par Texamen des faits matériels concernant le troupeau.

Delà MortcMté,

Notre premier soin , en examinant les résultats présentés dans le tableau ci-contre , doit être de démontrer combien est exagérée l'idée que se font, en général, de la mortalité, les propriétaires qui ne possèdent pas de troupeaux. On peut Vassuror , à cet. article , colonnes 7 et 8 du taUeau n*" 4 , que pendant quinze ans nous n'avons éprouvé qu'une perte 4e 116 tètes, qui donnent en moyenne 8 par an et sur nn troupeau moyen annuel de 101 têtes ; c'est environ 8 pour cent , perte peu importante sur un capital dont la reproduetion est si rapide. Si nous descendons aux détails , nous voyons sous la première période une mortalité de 11 têtes, ce qui, sur 82, moyenne du troupeau, représente 14 1/â pout cent. Circonstance qui se justifie par le mauvais régime de nourriture qu'on était forcé d'administrer au troupeau, pendant ces cinq premières années, dans une ferme où il n'existait pas de prairies.

Pendant la seconde période , la mortalité ne présente qu'une perte moyenne annuelle de 3 1/2 pour cent ; taux que nous considérons comme la perte annuelle à supporter, lorsqu'on rencontre, comme nous avons eu le bonheur de le faire dans cette circonstance, une suite d'années sans maladies ni épizooties-; que l'on nourrit convenablement le troupeau; quon en éloigne, tous les ans, avec soin, les brebis trop vieilles.

Pendant la troisième période, la mortalité a été plus forte , puisqu'elle présente une perte annuelle de 7 1/2 pour cent ;

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et nous devons nous filidter qu'elle n'ait {Mis été plus forte; car en 1829, 1831 ettUfi^ noMavmtéprouTéles effets du pissement de sang , affection que nous évitons difficilement dans les années de grande sécheresse , et dont nous sommes cependant parvenus à nous garantir, depuis que Textension donnée à la culture de la betterave nous permet, pendant l'hiver, d'en faire consommer une {dus grande quantité au troupeau, pour tempérer l'effet trop échauffiint des fourrages jiecs.

Du Régime de ntmrriiure afkplé dam ehaquê Période.

i^"" Période. Le dofDaioe qm nous «i^loitms étant ritoé «s plaine et dans une ^sition un peu basse , c'est pendant l'hiver qu'il est plus diâlcile de nourrir un troupeau , attendu que l'humidité constante dont la plupart des pièees de terre sont^imprégnées, ne permet pas d'y conduire les bètes à hdne; soit à cause du dommage qui résulte du piétinement , lors ^ que notre sol naturellement argileux, se trouve dans un état d'humidité ; s(»t parce que cea pâturages ne sont pas sans danger pour la sûreté du troupeau, dans les parties les plus basses , où il existe assez souvent, pendant l'hiver , quelques creux recouvra de plusieurs pouces d'eau stagnante. Presque toutes les terres de la ferme présentaieiit, danft Torigine, asse? fréquemment, ces sortes d'accidents, qui ont 4Uparu totalement dqpuis que nous avons , par des travaux d'assainissem^t , consistant en de bons aqueducs sonlmnains recouverts en j^res, appdés en provençal omdéif puirgé toutes nos {Mèces de tenre de la stagnation des ettn. Les grands labours donnés avec la charrue de Rovifts , ont achevé d'assâiimr entièrement notre sol , en sorte qm depuis plusieurs années les jeunes plantes ne sont plus exposées i périr par le sqour des eaux pluviales ao-d^séils dn iol- Toutefois, pen^amt la première période, aucune de ces

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