DE LA GEANDE BASTIDE
saufoin pour la masse des produits , lorsqu'on peut la placer dans des conditions favorables. Ce surcroît de fourrage nous a permis de porter â moitié .son .mélange avec, la pMtte 7 -pour le tnmpeau/ au lieu d'un tiers quel nws mettions pendant k seconde période. La culture delà >bettecaTanous- a aussi fourni un supplément; de nourriture fort utile pour entretenir le lait aux brebis nourrices , privées de pâlmrages verts.
En compaarant le régime d'alimentaticm suivi pendant cette période, avec celui des deux précédentes > on s'expliquera ftcilement la différence, des résultats ; la dépense par tête et par an pour la nourriture s'élève, pendant cette période^ ài2fr.
Des Naissances.
Comme on peut s'en assurer par l'inspection du tableau, le système de culture suivi dans chaque période a exercé son influence sur toutes les branches du produit. L'accroissement progressif des naissances dans chaque période , qui présente d'abord une moyenne par an de 50 , ensuite de 79 et enfin de 101 têtes, est un &it très-remarquable. Il tient à deux causes : la première, c*est l'état d'amélioration toujours progressif du troupeau; la seconde est due à quelques précautions à l'égard des béliers. Et l'on peut voir que dans la dernière période, où des soins minutieux ontété pris àcet égard , le nombre des naissances dépasse de 7 par an celui des brebis portières.
Examen des faits financiers.
Après avoir examiné les . faits matériels qui se rattachent à l'entretien, dans notre ferme, d'un troupeau de bêtes à laine, pendant 15 ans, il nous reste à jeter, un coup-d'œil' sur la partie financière , en établissant toujours nos corn-'
pamisoii» d'aforès Im taiiH aoeompltf mmmi chàoKM doi b6i» ])ërioâM ilidiqiuHil les trait §y§lé$om dé onttiM inoûiflii^ ^remcttl adoptés à la grande Batlide dans toA espaoe da t«tiips<> Ici les téjaitaâê êb UémmA coBrartis in ésus^ aèal plu» appréciables y ctvieaiMHit coûfinnar , par laor téaioiguaga tttéeosable, de l'infiiiiorité ou dtt mérita i^Aasp» systdaife.
Dans la vue de mieux £dre ressortir l'knpoftagMÉ dis diverses biapdias da produit^ noiis alloua les isolar. Ce mode tend à éfitar la canfiision , et penaet de réimir easemble toutes les obsenratieDs qui aa rapporlenl; à ehacw» des sourees de cette importante partia ^ rittdastrie
Dei Agneaux.
La prindpale source de produit d'un troupeau de bétes à laine commune, résulte da la grande fécondité de la race ovine et de la rai»dité avec laquelle elte se reproduit. Oa peut fodlement entretenir, renouveler même tous les cinq ans un troiq^eau, en conservant chaque année ud mmibre plus ou moins grand d'agneaux femelles*
Le choix du parti à prendre pour réaliser le plus fort bénéfice sur les agneaux dépend beaucoup de la situation de la ferme. Est-on à portée des marchés d'une ou plusieurs grandes villes , et c'est notre positicm , il conviendra de former de beaux agneaux de lait, et de les livrer aux bou^ chers à 45 ou 50 jours de leur naissance. Ce mode, qui s'appelle en Provence Catte^aj est très-productif lorsqu'il est eicécuté avec ijoin , ^t a de plus l'avantage de laisser le lait disponible pendant tout Tété , et permet d'obtenir une quantité beaucoup plus forte de fromage que lorsqu'on élève les jeunes agneaux pour les garder. Si la ferme se trouve éloignée des grands centres de consommation, il con-
DB LÀ OftâNME BAIITIBK. BIT
?iinit d'ékmr tout les Jciims agaerax pour ks vflftdnr eoouEiiaaiteDoity on ideuxaiM kNrtqn'op peil k» gtrder
9mA lOBgtMIpi.
D'après le tableau de sHuation du troupeau que Mua vibons de présenter , la vente des agneaux ofEre la progression suivante :
J^ moyenne d*un an a été , Pendant la l^^^ période , de 40 têtes pour 242' 92«. Pendant la 2* td. , de 59 id. 4i7 93. Pendant la S« ûl., de 91 id. 7»2 Si.
Ce qui fiiit ressortir la valeur relative d'un agneau ,
Oans la l'* période, à 6^ OT^"
Dans là 2< id. , à 7 08
Dans la 3« id.j * à 8 27
Ainsi Finfluence de chaque système est telle qu'elle s'exerce sur la valeur et sur la quantité; à mesure que lai culture s'améliore , non-seulement on obtient plus de naissances, mais encore ce sont de plus beaux sujets quW livre à la vente. Pour arriver à ce point, Tamélîoration du régime alimentaire, résultant de la plus grande abondance dé nourriture produite par la culture alterne, ne suffit pas ; it &ut encore Êdre donner aux jeunes agneaux les soins minu-' tîeux que réclame leur engraissement.
Le prix moyen do la vente ressort , pour la première période, à 25 fr. le quintal , animal pesé vivant; pour la seconde et la troisième période , à 27 fr. 50 cent, le quintal. La somme de 242 fr. 92 cent. , produit de l'amnéè tnoyenne dans la première période , provient de 971 livres vendM» à 25 fr. le quintal. CeHe de 417 tr, 93 cent, produit de Tannée Boeyenie dm la dsuxiènie périodii, f^l^i^ de 1,519 livres, vendues à 27 fr« 50 cent. }e quintal | enfin , celle ^ 75g fr, 51 ceci. , produit de Tannée moyenne de b troisfènse période^ résulte de 2,737 livres, vendues k
316 BOMAIITE
27 fr, 50 cent, le quintal. En divisant ces ûiferi pinds par le nombre de tôtes vendues sous ehaque période , année moyenne, on trouve que les agneaux ressortent en
Sous le régime des jachères, à 24 livres 25.
Sous celui des prairies artificielles, à. . . 25 74.
Et sous celui de la culture perfectionnée, à 30 07.
Ce qui confirme ce que nous venons de dire, que par Tinfluence d'un meilleur système, nonseulement nous avons vendu plus d agneaux, mais encore qu'ils étaient d'nn poids plus élevé.
De la Laine.
L'influence des trois systèmes de culture est encore bien évidente sur cette branche de produits ; mais , comme le prix de la laine a toujours été en diminuant, de telle sorte qu'il était en moyenne de 55 fr. 4 cent, le quintal sous la première période , de 52 fr. 24 cent, sous la deuxième période, et de 51 fr. 27 cent, sous la troisième ; il faut, pour se rendre un compte exact des ejQTets produits par chaque régime , avoir recours aux quantités , et les comparer au nombre de têtes formant la force moyenne du troupeau au moment de la tonte , sous chaque régime. Voici les résultats de notre comptabilité : La laine a produit en quantité, année moyenne :
Sous la 1»^« période , 467 livres ,*sur 82 tôtes, ;
.Sonsla2« id. 813 W.. 111 id. Sous la 3* W. 869 id. 108 id. ... €e qui fiiit ressortir le produit en laine,' par télé : '
Sôûs le régime des jachères , à....... 5 livres 69.
Sous celui des prairies artificidles . . . . 7 û2. 32.
Et sous celui de la culture perfectionnée 8 id. 04.
DB LA GlïKIflW BASTfDfi. %i9
Du Fremage.
L'injQaence de efaaque sjatènie de culture se reproduit encore ici avec toute sa netteté ; ce revenu , faible d'abord sous le régime misérable des jachères , s'améliore sous celui plus confortable des prairies artificielles, et double sa valeur sous la puissante protection de la culture perfectionnée. Le prix du iBnomage* commun qui se fid)rique dans notre expldtation n'ayant pas varié pendant quinze ans, 60 fr. le quintal, nous n'avons pas besoin de recourir aux; quantités pour établir le produit par brebis laitière. :.
période, période, période.
L'^ansée moyemie en brebis portières a été.... 87^^ 84. 94.
En déduisant la moyenne par an des brebis qui n'ont pas porté 37.' 8. 4.
On trouve pour l'année moyenne en birebialaîti^s 50.. 76* . 90.
En sorte que sous les jachères, 50 brebis ayant rendu. ...'......'.....•.......... 55 fr. 39 c.
Le produit net par tête est de. ........ i ' lO
Sous le régime des prairies artificielles,
76 brebis ayant rendu ". 112 ' 68
Le produit moyen par tété est de. .... . 1 48
Sous celui de la culture perfectionnée , '
90 brebis ayant rendu. *. . . 219 07
Le produit moyen par tète est de 3 54
Cette progression est très-remarquable.- Pour aYX)ir le
produit rëèl d'une brebis laitière^ il fiiut ajauta>à cette qo(h tité la valeur du fromage oonsommë A la ferme sous chaque période. Cette valeur étant de 35 fir. pour la première , de M fr. pour la deuxième et de lûO fr. pour la troisième,
période, période, période.
I I m Ml fi i| ' "■
Le fronafe vettiu ressort aaniieibment p^r ttte. . « . iM9^ i^ 48* 3^ 54^
Le fimnago coofomméà la ferme, par tâte a 7Q* i 05. 1 il*
Produitréel, annuels d'une brebis laitière 1 80. â 53. 4 6S.
Predmêê ékers.
Cet article de recette se composant de la vente des brebis réformées et des peaux de brebis mortes, est toute ikitindi^ndant du système de culture; aussi linfluence des trois systèmes disparait.
ConsidértUians généMleê nar h tfimpmni.
Pour feire apprécia d'une • manière plus complète les avantages fui peuvent résulter de l'introduction d'un troupeau sur uid domaine , nous allons étabb'r le produit net du nôtre par année mojfenpe^ sous chaque système de culture.
Les recettes se composent:
1* De toutes les rentrées diverses telles que nous les avons établies pour chaque période, au taf»l^u p® 3 ; 2"" De k valeur des engrais produits, année moyenne, par le troupeau sous chaque période.
Notre compte d'engrais se règle par le nombre de chariots à deux colliers, pesant environ iSOO kilogrammes
DE LA iSmàmWS, BASTIDE. I2t
(âOfuiBftRix {wlitpMds. Ce poid^estrânéieiMieiit uBitë dans la localité, et c'est de M que jf ai &it vsoge dans tout eeci. ) Nous avons reconnu qu en évaluant à 6 fr. un char d'engrais de ce poids , nous étions près de la vérité ; et notre eoœpCabilitô iim9 déaMmlraot que la ^ent des pûlles, litières ou feuilles sèches , et des frais de manutastion , Sr'élèvetà 3 i:. pac ehasiot, nous arrivons Aune meyenœ de 3 fr. , représentant la valeur des défeetioo» du troupeau : cette base va nous servir pour établir le to^ êés recettes pour chaque péiiode , pwsfoe boua savons que BOUS avôn» dbteau, année noyenne, en engraia:
Sous la f* période. . , . 150 chariots, à 3^ 450^^ Sous la 2* id. 210 id. à 3 630.
Sous la S^" id. 230 id. à 3 690.
La reœfite Msii» 4«> troupeau se composf éonc ooiaiBe suit:
n En
i^nméraîre. engrais. ToUV
Sou» les jïwhères 716^ W 450^ f ,166^ IV
Sous les prairies artificielles, 1,257 ». $30. 1,887 ».
Sous la culture perfectionnée, 1,761 21. 690. ^,451 2i.
Les irais se composent 1° des dépenses effectuées pour la nourriture du troupeau ; 2*^ de celles occasionnées pour les gages et la nourriture d'un berger.
L}ds voici , année moyenne , pour chaque période :
Frais d(> nourriture Dépenses pour
dv truupeau» le berger. Totak
Sous les jachères, 82 télés à 8 francs •
Sous les prairies artificiel- ' ks, 111 têtes à 10 francs..
Sousia Gultureperfectionnée, 108 têtes à 12 francs.
Si
3ââ DOMAINE.
Eu établissant la comparaison entre les recettes et les dépenses , on obtient les résultats suivants.
DEFEHSES. FROOmT NET.
Sous les jachères.-. . . . 1,166' i¥ W6' »• 170' 14*
Sous les prairies artificielles 1,887 ». 1,510 D. 377 ».
Sous la culture perfectionnée 2,451 21. 1,726 ». 725 ».
La progression du produit net qui va toujours en doublant d'une période à l'autre, démontre assez l'influence toujours croissante des trois systèmes de culture successivement adoptés : pour en rendre les effets encore plus saillants , il &udra diviser le produit net par le nombre de tètes représentant la force moyenne annuelle du troupeau sous chaque période , et ce calcul présente les résultats , suivants.
Chaque tète a donné un produit net :
Sous les jachères, de 2' 07^
Sous les prairies artificielles , de 3 39.
Sous b culture perfectionnée , de 6 71 .
Or, la valeur de chaque tète pouvant être évaluée:
Sous les jachères 10 ' »«.
Sous les prairies artificielles 14 ».
Et sous la culture perfectionnée 18 »•
Le produit net ressort par tète , année moyenne :
A 20 70/100 pour cent du capital sous les jachères. A 24 21/100 id. sous les prairies artificielks.
. A 37 27/100 id. sous la culture perfectionpée.
Ces chiilî^es en disent plus que les raisonnements les plus étendus.