‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 56 sur 88 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

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blé Mme.

r^olté.

Avant nous , le système triennal était suivi dans toute sa rigueur: la terre étant à mégerie^ c*est à-dire, exploitée

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sous le système de métayage , l'exploitation était de 80 hectares en terres labourables y M Hectares en vignes , les dix hectares restants formaient les chemins et les ruisseaux. fhù» rédiiisimes , dans k cours d<es cinq ^mières années, Fexploif af ion k 46^ hectares ; il faut donc considérer la pre-^ Étiière période que nous préseAtoft9 sous le ti^e de système d^s( jachères, comme représentant! la cullwre triennale dans son jour le phi» fevorable , lors(j|[ue tout y est dans l'étal normal ; c'est-à-dire , que si nous comparions les résultats des deux secondes périodes de cinq ans* avec ceux qu'on obtenait avant nous de ce domaine, les avantages parai* traient encore phis grands.

En jetant un coup d'œil sur le taèlean ci-dessus , on peut Êicilettient apprécier rinHnence salutaure de chaque système sur le produit en grains* #

Dans la première période , l'ensemble de l'exploitation se composant de 46 hectares , et l'espace consacré en blé étant de 17 hectares, cette céréale occupe donc , année moyenne , les 87/100^ de re!q>loitation.

Bans la deuxième période , apparaissent les prairies artificielles ; on croirait que l'espace ensemencé en blé va dimi>* nuer : au contraire ; Tensemble de l'exploitation s-élevant à 32 hectares , et Tespace ensemencé en froment étant de 13 hectares, cette céréale occupe, année moyenne, les 40/100 de l'exploitation.

Dails la troisième période , l'ensemble de l'exploitation se composant de 38 hectares , et Fespace ensemencé en blé étant de 12 hectares , cette céréale occupe, année moyenne^ les 31/100 de l'exploitation.

Ce simple aperçu démontre déjà que Tintroduction des prairies artificielles pendant la deuxième période , a bien pu dimintrer, dans les premières années, l'espace consacré au blé ; mais qu'en prenant les cinq années en masse, il a été au contraire consafcré plus de terrain à l^nsemeocemeat du

DE LA 6RAKI>fi BASTIDE. tX

iié ; €e}a provient ées sakifoHis que l'on fompt apiAs deux, trois oa «quatre «as, pour les epseoaeiicOT sans fumier. Ces défridÉemeBfts 4e prairies augaiestent considéraiblement ]a sole de Ué poidaat.les années où ils ont lieu. Bans la pé*rriede4e oulturepeiifectioiuiée, les praiiies artificielles oe*- 4!wpe^ im e^œpitts ët^ulu : aussi les récoHes siodées f«$ la «ur&ce €<»sacitée au Ué ^ilmiauent ; mais avec 5 liectaires de moins de terrain ensemencé on blé , aous obtenons^ anr née moyenne , 41 Jieot<ditres de plus.

Ayeo 17 hectares ensemencés ^ lesystteie .des jaehâres produit, année SMyenne, 170 hectolitres de froment, <s<Ht 10 hectolitres par hectare.

Lesystème^es prairies artificielles, avec 13 hectares en^ semences, {produit, année moyenne, 206 hectolitres de froBQieiit, soit 15 hectolitres 84 litres par hectare. La^îffé*l^nce avec les produits du système triennal est de 36 hectolitres sur l'ensemble de Texploitation « et de 5 hectolitres 84 litres par hectare.

Enfin le système de culture perfectionnée, avec 12 hectares ensemencés, produit, année moyenne, ôll ^hectolitres, soit 17 hectolitres 58 litres par hectafe. la différence SI» la deuxième ^riode est de 5 hectolitres sur l'ensemble de '^exploitation, et de 4 heotoilitre 74 titces par hectare ; mais la différence entre la période die culture per- -fectiofinée et la période des jachères est de 41 'hectolitres sur i'ensemi^le >de l'exploitation , -et de 7 hectolitres ^ litres par ^hectare.

On remarquera sans doute, en examinant -notre tableaudu froment , que la quantité de Mé semé par hectare , va en augmentant dans diaque p^ode , piusqu'eHe est de tl98 Ktres sous les jachères, del70litrèi*sous les prairies artificielles, et de 193 litres sous la culture perfeetiottiiée. Cela lient à tme idée -fixe <lu 'paysan provençatl , qui sème plus épais lorsque 4e isoHui parait mieux en état et plusfiwtile»

Celte augmentation progressive de semence sur un même espace , en passant d'une période à l'autre , ne fait donc que confirmer raceroissement réel de la force productive de nos terres. Sous l'influence de chaque système de eutture, il a^ bien fallu que cette amélioration du sol fût patente, pour que le paysan , si peu disposé à reconnaître les bous effets des innovations , se soit cependant déddé de luimême et laissé pour ainsi dire forcer la main , par l'aspect séduisant d'un sol si grandement amélioré. Nous citons ce fait, non pas pour approuver d'une manière absolue cette disposition de nos fermiers à semer plus épais lorsque le sol est meilleur , mais parce que nous considéroQS comme un pas de fait hors de leur vieille routioe, la possibilité admise par eux d'obtenir par les nouveaux pro- <;édés une amélioration graduelle et aus$i oonsidérable du sol.

CoMtdératioM générâtes et Canclugiçn.

Dès notre entrée, le propriétaire nous avait manifesté rintention d'a£feeter telles sommes que nous jugerions convenable aux améliorations dont le domaine nous paraîtrait susceptible : nous lui fîmes observer qu'attendu que nous ne résidions pas sur les lieux > il y aurait imprudence à risquer trop vite de fortes avances , et il fut convenu que les^ dépenses d'amélioration ne dépasseraient jamais le revenu net, excepté dans les premières années où quelques travaux urgents devaient être exécutés. C'est à cette détermination de notre part que nous devons le succès ; elle a été la principale cause de la marche lente et graduelle que nou^ avons adoptée : un cvëdit ainsi limité par les propres ressources du domaine ne présentait aucun danger ;, nous laissait la possibilité d'exécuter toutes les améliorations ass^ étudiées pour que nous puissions les réaliser avec la presque

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