PRÈS VERDUN (MEUSE
EXTRAIT I^UNl LEfTRE DE M. 1. LE BAGHELLÉ.
Juin 4857.
Puisque vous désirez que je vous donne quelques détails sur mes travaux accoles , je vais y satisfeire en m'eflbrçant de ne pas être trop long. Cest en 1832 que j'ai commencé les travai£K: d'exploitation du domaine de KQemont , situé à une lieue de Yerdfun , sur la route de Bar-le-Duc*
Dans les premières visites que je vous ai fisiites à cette époque, vous avez pn juger, Monsieur, de ce qu'était alors mon ifistruction agricole. Sept années s'étaient écoulées pour moi dans les importantes occupations d'un officier, presque toujours en garnison à Paris, et se livrant avec abandon aux plaisirs, dont on fait desaffidres, dans une telle situation, dette période de ma vie aurait pu mieux être employée; cependant elle n'^a pas été entièrement perdue pour moi , puisque c^^est à cette circonstance que je dois l'avantage d'avoir assez connu le monde pour être bien assuré que je suis pour toujours à Tabri des regrets de m'en être éloigné, en embrassant une autre carrière. La lecture de quelques
bons ouvrages d'agriculture, les observatioiis de pratique que j'ai recueillies dans la cnltm^ d'une résenre peu éten^ due que je fisiisais yaloir depuis quelques années, après avoir quitté le service ; enfin le tmvail auquel je me livrai pour apprendre à régler et conduire moi-même l'araire : voilà en quoi consistait alors tout mon bagage d'instruction
La partie du donuiine de BiUemont que je cultive , contient environ 85 bectares de terres labourables » dcmt les trois quarts avaient été teUement négligés d^uis longtenoqps , que près de la moitié était en fricbe , et presque tout le reste formait exactement une prairie de cbiendent : aussi n'avaitil pas été possible de se procurer un fermier, et c'est mtoe à cette circonstance qu'il &ut attribuer le parti que j'ai pris d^en entreprendre la culture. Le tiers environ de ces terres est très-calcaire et mélangé de petites guerres ; les deux autres tiers sont des terres francbes plus ou moins calcaires ou siliceuses. La plupart des parties calcaires ont pour sous-sol un mélange très-serré de terre et de pierres d'un petit volume, et formant une couche trop dure pour être entamée par des charrues ordinaires , mais pas assez pour résister à l'effet d'un araire construit avec les soins et la solidité nécessaires. Mon premier soin a donc été de m'assurer si ce soustSoI , défoncé i 10 ou 11 pouces de profondeur, laisserait, après l'extraction des pierres, une épaisseur de terre, suffisante. Lorsque j^eus acquis cette certitude par des fouilles assez multipliées, voici comme j'ai procédé au défoncement.
Un araire à bâtis en bois que j'avais pris à Roville , mais que j'ai fadt renforcer dans plusieurs de ses ferrements ., attelé de quatre chevaux, conduit ayçc précaution, ojuvre des raies de dix à do^ze pouces de profondeur ; dix hommes environ, avec des pioches et des râteaux , se distribuent sur toute la longueur de la raie, de laqnelle ils retirent les
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pierreg qaehcliamie a déplacées, et adbèveiit à la pioche les maaqaes et les pkees par trop dores. Uae> s^tdée de six baures suffit pour défoncer ainsi 16 à 18 «es dans les plus mauvaises Teines ; mus la plupart da temps cet^avafl va plus vite ; car malgfé l'appacence unifoifise que pré^ sentent oes terrrâs rocailleux , ees Teines pi^^euses ne se jroMYent que par tadies assez éloignées rnné- de l'autre.
L'effiat de ce défoncemenc a été vraiment me^efUeux , et j'ai <4>teiva> sans fiimiie extraordinaire, des^ l-éooltes qû remportaient tdlement sur celles des terres Voisines , qu'à la simple vue de la récdte smr pied , personne n'eAt été tenté de révoquer en donle f efficacité da mofen : j'ai obtena.snrces terres,. par exemple en colza, en froment, en betteraves , en pommes de terre et en pms , des produits qui ne le cèdent en rien à ceux qu'on peut attendre des sols les plus ricbes. Bles autres opérations de cdtmie ont tant de confimmlé avec laipratique de RoviUe, que je vous en dinn très-peu de cbose.
Je vous parl^ni senlement de mes dâ)uts, pour vous donner une nouvefUe preuve du peu d'importance qu'ont réellement les diffictdtés dont on semble bérisser à plaisir les premiers pas de ceux qui vëident entrer dstins la voie des améliorations* te connaissais d'avance les 'innombra- Ues objections qui m'attendaient , et quoiqu'il fikt très-fitdle d'en faire justice , cependant je jugeai prudent de ne pas agir sans ktformations suffisantes. Mon premier soin tut donc de rediereher minuttensement la cause des re* vers qu'on me citait , et j'obtins bioitOt la conviction qu'ils n'étaient que tx0f justifiés, smt par l'inci^cité de ceux qui s'y étai^it livrés , iioit par le peu d'éléments, de succèèt que préiwntajent des opératiims entreprises avec un abandon et une légèreté inexplicables. Quant à l'emploi des instru^' ments perfectieonés de culture et particulièrement de Fa^ rwre, il ne me fut pas difficile d'acquérir la certitude
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que les préyentions que j'ayais à détruire n'étaient dues qu'i des eissais plus qu^iacomplets et foits avec des iits^ trumenta t^Uemeot mal ajustés et mal conduits, qu'ils ne pouvaient fonctionner. Persuadé que, dans une telle position , il idlait payer de sa personne, j'ai cru devoir me mettre ei\ état de eonnattre et pratiquer moi-même ce qu'il fall^ apprendre aux autres; et je puis dire que c'est à cç #eul avantage que je dois la fiicilité avec laquelle j'ai naturalisé l'araire dans mon exploitation. Aussi suis-je oonviâncu que toutes les difficultés que Ton a rencontrées pouf répandre l'usage de Taraire , n'ont pas d'au- .tre cause que l'ignorance des maîtres sur le maniement et la construction de cet instrument. L'araire , en efifet, pomr bien fonctiofinary exige dans son ajustage une certaine précision dont il fiiut connaitre les règles pour en fiiire ,un bon usage: ces règles sont, il est vrai, extrêmement simples; mais qu'on ne compte pas que des valets de cbarrue les devineront d'eux-mêmes. Quant â moi, j'ai préféré me. mettre à mtoie de les leur indiquer avec assez d'exactitude pour qu'ik soient en état de faire remédier eu:(-mêmes à tout dérangement qui pourrait survenir dans l'ajustage de leur cbarrue, soit par l'usure du soc ou par son remplacement, soit par toute autre cause. Aussi, depuis longtemps n'est-il plus question ici de cbarrues qui ne vont peu ; cbaque cbarrue est munie de deux socs de recbange dont l'un, a plus d'entrure et de raie que l'autre, pour certaines occasions ; j'ai appris moi-même lau^marécbal que j'emploie, comment ililoit prendre ses mesures pour reconnaître avec exactitude l'entrure et la raie de cbacun des socs qu'il construit ou qu'il recbausse. Au moyen de ces précautions, les proportions d'entrure et de raie sont si bien appropriées aux circonstances, que le premier manœuvre venu n'a jamais été plus d'une demi-beure pour se mettre en état de labourer ; car lorsqu'un araire a été primitif
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yemeat bien constmit » il marche prettpie seul , tontes les fois qu'il est bien ijusté sous ces deux rapports. Je vous dirai à cette occasion que f ai essayé plusieurs fois d'adapter aux araires soHant de la fiibrique de Roville , ravant^traia destiné à c^t usage ; mais j'y ai complètement renoncé , parce que j'ai trouTé que, soit pour les défoncements, soit pour les labours ordinaires, un avant-train gAte l'araire, plut6t qu'il n'est utile à sa marche. Le travail des attelages était toujours augmenté d'un tiers au moins , lorsque j'employais l'avant-train ; le laboureur avait plus de peine , et le labour A'était pas plus correct.
Le domaine étant situé près d'une grande route et trèsprès d'une ville où se trouve constamment une garnison de cavalerie , je me suis déterminé à y acheter le fiunier dont j'ai besoin, ce cpii simplifie beaucoup mon affidre agricole , puisque je n'ai pas d'autres bestiaux que mes chevaux de trait ; et je trouve dans cette combinaison le moyen d'éviter toute espèce de chômage dans le travail , puisque les charrois sont toujours là pour employer les attelages, qodque temps qu'ail &sse.
Je vous parlerai fort peu de mon assolement, parce que, placé dans une position exceptionnelle qui me permet d'adbieter du fiimier en quantité à peu près illimitée, et me dispense d'entretenir du bétail, vous y trouveriez fort peu d'intérêt pour l'agricdture en génàra}; cepradant le voici : f année, jadière fumée 4 â% ^sobea; 3«, blé.; 4% trèfle, une coupe, et demi-fumure; 5«, colza; 6^, Ué. Plus tard , je compte s^ter une récoke d'avoine pour la 7« année. Ma jachère choquera sans doute quelques oreilles-; mais £1 y a tant de bonnes choses à dire en fiiveur d'upe jachère bien placée, que je crois la mienne digne de votre indulgence. J'attache une trop grande importance à ma récolte de colza , pour la risquer entièrement sur une culture donnée après l'enlèvement d'une
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autre fëcoUe.* Comme. il est fort rare qiie le «oka sur jachère manqae , j'y trouve une garafitie y et le moyen de saurer souvent bien des heetares avee le ^ant ^'on peut se procurer, ainsi. Mes dx dlevanK snffisrat grande-ment à cet assolement , depiris que les travaux d^améiîorations «ont tenniués, parce que, dans aucun cas, je n'en attelle -plus de deut i une diarrae , même pour les labours d'automne, qui ont communément dix pouces de prcrfbndeor.
Ma comptabffîté 'est la même que la v^tare. C'est en^ core là une étude qu'il m'a fellu Mte entièremoit, car j'étais resté Jusque là étranger à toutes les combinaisons de ce genre. Cependant, j'y ai trouvé plus de fedlité que je ne m'y attendris. Je tiens moi-même presque toutes mes écritures, et aujourd'hui, je ne voudrais pour rien au monde, me privée des secours que je trouve danâ cette comptabSilé. l'ai adopté la plupart de vos livres auxiliaires, à fort peu de modifications près. Seulement, pour éviter 4'avoir un bureau constamment ouvert, je porte toujours sur moi un carnet qui me sert à noter, au moment même , tout ce qui doit figurer dans la crauptabilité , et que je porte lesok sur un brouiOard qui me sert de journal : mon chefde main-d'œuvre 4Bst chargé de marquer -les journées jie travafl, de sorte qu^il ne me reste dhaque soir qu'à inscrire les artides du joifrnal , 'et -à poser quelques chiffres dans^les colenneis des livres auxiliaires. À la fin de Tannée seul^nent, jefidsà la fois tous les dépouillements dont le résultat est passé immédiatement au grand livre. ie tMfme de celte manière l'avantage de me passer de commis , ^t ^lui d^tid»yr avec feeiHté , en quelques jours seulement, des comptes parfaitement classés dans ma mémoire , et dont tous les documents sont en mêihe tmnps sous mes yeux. D'un autre cêté, mon grand livre indiquant «n un seul article chaque opération , il me procure
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loates lés fadiiÈéu déiiraUes , quand f ai besoin de le consultor pour les rechenshes qui pourraient m'intéresser.
C'est à l'aide de cette coai|rtabiUté que je me suis assuré que des di^raux qui valent 8 à 9i0 fr. , exéeutent un travail plus ëoonemique que ks baridelles q¥i1>n voit généralement attelées aux charmes de ce pays. Pendant trois aas de suite, j'ai fiât prendre cliez plusieurs cultivateurs à la faÎ9> une note exacte du travail qu'ils dMiemienl de leurs chevaux; j'ai trouvé par dieval 9 pour résultat, un produit delâà lâM heures par an, et une dépmise de 350à 400 fr., en y con^Nrenant tous les frais de nourriture , ferrage , bourrelier, gages de valets de charrue, l'usé en le renouvelle- «ient,etGé; ce qui fidt revenir l'howe detravailà 27 ou 28 c. environ. La dépensa aimudle d'un de mes chevaux s^élève à la vérité à 650 ou 700 fr. ; mats 4^ autre côté, le produit est aussi presque doid>le, ctf j^c^tiens toufom^ de 2,700 à 2,750 heures de travail , ce qui n'élève l'heure de mon travail qu'à 25 œntimes. Il est certain aussi que chacun de mes ehevanx , dana une heure de trarail, développe "^bieHr pins de puissance qn^un chevdl mal noiirri,.en sorte que son travail a réellement plus de valeur. Je laboure ordinairement un jour de ten» de S4 ares en g heures 1/2 à 7 heures, avecd^ndievaux, soit 14 heures de tinvafl à 25 cent., ou 3 fr. 50 cent, par jour de terre; tandis que la plupart de mes "smBm^éeoreheta en efFel un jour de terre en 5 heures environ ^ mais comoe c'est avec 4 à 5 dievaux , il leur £aiut donc de 20 à 25heures de»travail> qai reviennent à au moins 5 ou 6.fr. Pour ke eharrois, lainroponion s'éloigne encore hîen davantage : la cluffge ofdîaakeen denrées ou fourrages, d'un char de ce paya , eonduiC par 4 ou 5 chevaux , est de 4,000 livres environ ; tand» qifavtie mes petits chars attelés d'un . seid cheval , on cendiut iwdinakement deux miUe cinq cests.
YcHS apprendrez peut^étr^ avec inléfèt l'emploi que j'ai
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fiât de la rite pour la destruction du chiendent dont mes terres étaient infestées. Je suis si satisbit de cet instrument pour cet usage, que je ne crds pas qu'aucun autre moyen de destruction lui soit ptéfitable, et cetinstimnentn^est certainement faÊ assez connu. Sans aucun labour préliminaire^ pourvu que la sur&ee du sol s<nt suffisamment ramollie par la pluie, la rite, conduite avec lutelligence, produit un genre de culture tout particulier qu'aucun autre instrument ne pourrait opérer : en pénétrant à trois pouces de profondeur environ, elle coupoles plantes nuisibles, soulève et déplace la terre en la poussant légèrement en avant^ de sorte que toutes les herbes et la majeure partie de leurs racines sont amenées à la sufiice ; un coup de herse de fer donné aussitôt que les plantes sont flétries, en sépare la terre, et fiidlite la dessiccation qui s'c^re ainsi très-promptement : cependant si l'on veut bâtw l'opération, on fera bien de réunir la majeure partie des herbes pour les brûler, afin dé pouvoir donner immédiatenMmt un second et même un troisième coup de rite, qu'on fera suivre de hersages comme la première fois. Cette pratique convient particulièrement pour les moments pressés et dans les années pluvieuses, mais surtout après l'hiver et en automne, époque à laquelle les terres conservent trop d'humidité, pour espérer d>t»iir la destruction des plantes parasites par les moyens ordinaires. On peut ainsi en peu de jours et avec une dépense qui n^est pas considérable, purger CMooplétementde plantes à racines traçantes, la terre la plus infestée. Ce procédé offire d'ailleurs l'avantage d'ameuUir préalablement la terre , et d'épargner ainsi plusieurs labours presque toiijours indiqiensahleset souvent insu£Bs»its pour briser les mottes, rendues compactes par un gazon de racines.
Je ferai remarquer toutelais,. que cet emploi de la rite demande quelque attention, et qu'il faut un peu d'habitude et un tour de main particulier pour ne pas laisser accumuler
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les herbes qui engorgent assez âdleiiièiit cet iastrumrat. Aussi ne £8iu<)ra-t-il pas s'étonner des manques qui restent presque toujours après le premier coup de rite, lorsque h^ terre est complétementinfestéé ; cen'est alors que la seconde fois, qu'on obtient uner^larité satis&isante dans le travail.
Par remploi de ces procédés de culture, j'obtiens généralement dans ce sol originairement si médiocre, des rée(dtes d'une grande beauté, principalement en froment et en colza^ Cette dernière récolte en particulier a attiré chaque année chez moi l'admiration des cultivateurs du pays, qui étaient persuadés auparav2|nt, d'après quelques essais mal dirigés, que le colza ne pouvait réussir dans la contrée. J'en ai (ait beaucoup dans les premières années, avant que j'eusse disposé mes terres à un assolement régulier; et en 1835, j'en ai vendu pour près de 20,000 fr., somme dont plus de la moitié a été ea bénéfice, d'après les résultats de ma comptabilité. Aussi rimitation a-t*elle été si prompte , que les environs de Verdun, qui ne produisaient pas auparavant de colza , peuvent maintenant en fournir annuellement à la consommation au moins 10,000 hectolitres.
Quant aux résultats pécuniaires de mon entreprise, j'ai lieu d'en être satis£dt : les dépenses d'amélioration que j'ai consacrées à ces terres, comme frais de défoncement , supplément de frimier , s'élèvent à environ 15,000 fr. ; mais cettd somme est déjà presque entièrementremboursée par les bénéfices des dernières années. La portion du domaine que j'ai améliorée , était louée à mon arrivée id pour 660 fr. Aujourd'hui il me serait £sicile d'en trouver 3,000 fr. , et j'en ai plusieurs fois refusé ce prix de fermage. . J'ai laissé à bail dernièrement pour 12 années , moyennant 600 fr. , 14 hectares des terres les plus médiocres qui se louaient auparavant 110 fr. Je ne puis encore indiquer le produit net que je pourrai retirer de cette propriété , puisque mon assolement n'est pas emcore en activité sur toute l'étendue du do-
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maiae, et je aepms oomptér eemiM VÊmmÈOjetme les prodmts ^vésh que j'ai tirés dans le(» premièreift asBéeê : Bsa» d'après le rendeotent or£iiaare des diverses rëeoltes ^i ooD^oseBt mon assolemeal , j'ai lieu de croke q«e je puis oomptef Air un produit nH^reu dto 8à iO^OOO fr. , sauf déduction sur celle sonme du prix de fermage que je pourrais tirer du doiftaine.