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fiur rasaolement h plus convenable à nos terres, voici cep^dant celui auquel nous nous sommes provispirement acrétés. La ferme se compose de 250 hectares. Si Ton retranche 16 hectares de prés naturels, 8 de pâture, 12 de bois, 9 en étang des^iéché , h^rs d'assolement, et enfin âS hectares de luzerne, il ne re^te plus que 180 hec* tares en rotation: notre assolement: est 4e 6 ans; le < voici: 1'' jachère, 2^ colza fumé à 80 milliers par hectare, .3^ blé, 4° moitié «n récoltes sarclées (pom« mes de terr^^ betteraves, féveroleç, etc.), fiimées à 50 milHers, moitié en trèfle; $"" blé d'hiver ou de printemps sm l9L moitié en récoltes sarclées, avoine sur l'autre moitié; ^'^ avoine fomée avee 12 ou 1$ jbiectoUtfes de poudnelte. Sur la portion de la jachère où la terre est plus propre, nous mettons de la lii^uline pour les moutons, du trèfle incarnat, et mfime nn peu de vesces d'hiver. A la 5*" année , comme ici le blé réussit mal sur trèfle, la moilié die cette sole est en avoine; cela fait alors deux avoûaies de suite après trèfle , ce qu'on se permet sauvent ici avec assez 4e succès , la nature du sol étant partieuUèrenmnt &vorabIe à Ja réussite de l'avoine. D'ailleurs la jachère qui suit et la poudrette que nous répandons sur la dernière avoine, ^réparent le mal en grande partie. Avec de telles fumures , nous devons aans présomption espéoer de fadlea récoltes, rpuisqne les deux premières années , la moyabne de notre produit en froment s'est âeyéeà 18 «i; 1 9 hectolitres par hectare. Mais pcmr doubler, pour tripler les avantages que nons pouvons tirer de cette masse d'engrais, le mamage est indispensable. Dans ce ' pi^ le mamage est l'améUoçation agricole par excellence. Des tenres à c^ de nous qui se louaient, il y a 8 ans, 14 et 15 francs l'arpent, s'afferment aujourd'hui 22 fr. depuis le marnage. J'ai vu des terres , où , pendant 12 ans on avait tenté sans succès la culture de la luzerne , pro«
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duire Tan dernier 1000 bottes de luzerne de 10 liyres , par hectare ) à la 1^' coupe seulement, et cela par Peffet du marnage. Avec de tels exemples sous les yeux nous ne pouvions pas hésiter; mais cette opération est fort coûteuse : elle revient à 125 ou 150 fr. par hectare, et comme nous avons 120 hectares à marner, c^est une dépense de i5]à 18,000 fr. Cette somme est bien forte pour des fermiers: aussi nous venons de nous arranger avec le propriétaire, et il consent à &ire cette dépense à condition que nous lui paierons , pendant toute la durée du bail, àtitre d'ang*mentation de fermage , l'intérêt de la somme qu'il y consacrera. Cest , comme vous voyez ^ un arrangement avan tageux au fermier comme au propriétaire. Dans trois ans au plus l'opération sera terminée; nous aurons donc tout le temps d'en recueillir le fruit.
Je ne vous ai point encore entretenu, Monsieur, d'un ancien étang desséché et en culture depuis 6 ans. C'est une terre d'une fertilité prodigieuse. Pour vous en donner une idée en peu de mots, je vous dirai que nous venons d'y récolter des carottes de Flandre de 4 à 5 livres et des betteraves blanches de 30 livres» sans fumier, bien entendu. Notre intention est par la suite de convertir cet étang en un vaste potager où viendront s'approvisionner de légumes toutes les petites villes qui nous environnent ; mais nous commençons sur une petite échelle, pour éviter les mécomptes. Si nous voulions louer cette terre en détail, on nous offre 300 francs de l'heotare. Nous avons Tespoir que dans quelques années cet étang sera pour nous la source de bénéfices importants.
Nous avons essayé la culture du colza l'année dernière» mais dans une position trop exceptionnelle et sur une échelle trop petite pour qu'elle puisse nous servir de hase. Cette année nous en avons 16 hectares, et nous saurcms à la récolte si nous pouvons compter sur cette plante.
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Au surplus j les essais qui ont été tentés dans les environs sur des terres analogues , nous laissent peu de doute sur la bonne réussite de sa culturq.
Arrivant dans un pays où la culture proprement dite du sol est généralement bien entendue ; où la charrue adoptée, malgré tous ses défauts, fait un labour très-correct, et qui plaît infiniment à Tœil d'un Briard ; dans un pays enfin où la classe des laboureurs éprouve une répugnance presque invincible pour tout instrument qu'il ne connaît pas , il nous eût été impossible d'adopter l'araire de prime abord, sans être obligés de changer tous nos charretiers à la fois. Nous avons donc le premier hiver, conservé les charrues du pays, et au printemps nous avons Êdt venir un araire que nous avons d^abord conduit nousmêmes , comme par. expérience. Presque tous alors ont voulu ressayer, et plusieurs y ont bientôt pris goût , au point de consentir à le mener toujoiurs. Comme nous étions déterminés à Padopter exclusivement , et que quelques récalcitrants (les plus vieux) ne voulaient pas se dessaisir de la charrue briarde, il a bien fallu pourvoir à leur remplacement. Nous atonsfidt venir des Bretons que f avais connus pendant mon séjour à Grand- Jouan, et que M. Riefifel a bien voulu nous expédier. Depuis nous avons encore eu recours à d'autres Briards poiu: la conduite de Paraire , et ils s'en tirent très-bien; mais dans ce pays , que de laboureurs se croiraient déshonorés (c'est le mot) , s'ils abandonnaient l'avant-train !
Nous nous servons avec avantage de la houe à cheval ; son emploi néanmoins* ne nous dispense pas d'un binage à la main dans les lignes. Quant à Textirpateur nous avons eu peu d'occasions de l'employer, à cause de la sécheresse des deux derniers étés. Il me semble que je préférerais pour les pieds, la forme de ceux de votre scarificateur, surtout pour enterrer la semence.