‹ Annales agricoles de Roville (volume 2)Chapitre 9 sur 88 · TOTA · texte numérisé non relu

TOTA

DBS FRAIS.

67 27 198 25 358 06 383 19 272 92 532 05 Jll 25

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La première colonne de ce tableau indique, en jours d^ Lorraine, la superficie ensemencée chaque année. C'est la seule colonne du tableau qui n'exprime pas des sonunes en argent.

On trouve dans la deuxième colonne la dépense de loyer pour toutes les terres emblavées. Ce loyer est compté à raisoi» de 8 firancs le jour , ou environ 40 francs l'hectare , somme qui couvre approximativement, en moyenne , le montant des diverses chaînes qui résultent du bail. Cette somme n'est pas en rapport exact avec la surface indiquée par la première colonne, parce que, pour les pièces où le Mé a été semé sur jachère , il supporte deux années de loyer. C'est pour cela que la moyenne placée au bas de cette colonne dépasse un peu le taux du loyer que je viens d'indiquer. La troisième colonne présente les fiais généraux répartis de même par jour de terre.

Les quatrième et cinquième colonnes présentent les frais de labour et de menues cultures préparatoires , comme hersages, cultures à l'extiipateur, etc.

La sixième coloBBe indique la d^^ènse du fumier, pour la partie seuleoient qui doit être supportée par la récolte , c'est-à-dire , déduction faite de la portion d'engrais qui est présumée rester dans le sol pour les récoltes suivantes. Dans les terres de la plaine , la portion supportée par le blé est de la moitié de la fumure totale ; et dans les terres fortes des côtes, elle est également de moitié pour le blé qui suit immédiatement la fumure, et d'un quart pour l'autre récolte de blé qui vient ensuite dxoB la rotation. La voiture de fumier du poids de 6 à 700 kilog. est portée à la sonune de 5 firancs 50 centimes , firais de conduite et de répandage compris.

Dans la septième colonne on trouve la valeur desgrains. employés pour semence , estimés au prix où l'on vend les mêmes grains aux cultivateurs étrangers qui s'en appro-

COMPTE RBNDV. 4S

Yisiottnent dans rexpbitajtion. La qiUAlité de semence employée est géoéraloneBl ua peu moins de deux hectolitres par hectare ; mais elle varie un peu selon l'époque plus ou moins avancée de la semaille.

On trouve dans la huitième colonne les frais de semaille , qui se composent des travaux d'attelages employés pour couvrir la semence et pour les autres opérations qui yj sont relatives j ainsi que tous les travaux de main-d'œuvre pour la semaille, le curage des rigoles d'écoulement, des raies de ceinture, etc.

Sous le nom de frais de binage, on a compris dans la neuvième colonne tous les travaux de main-d'œuvre et d'attdlages qui ont été employés pour le blé depuis la terminaison des semailles jusqu'à la moisson. Le travail des binages et des hersages donnés au printemps, en forme la plus forte partie ; mais le travail nécessaire pour curer les rigoles d'écoulement pendant l'hiver et au printemps , dans les pièces ensemencées en blé , et tous les autres travaux du même genre y sont également compris.

La dixième oolmme comprend les fi^is de récolte dassés en trois divisions : la première est formée du fiiucillage qm s'exécute général^oaent à la tâdhe; la seconde présente le travail des chevaux employés à charrier les gerbes, et la troisième comprend tous les travaux de main-d'œuvre ^ autres que le faudllage, c'est^»&e, ceux qpi sont nécessaires pour retourner les javelles sur le terrain lorsque cela est nécessaire, former les meulons, lier les gerbes, charger , conduire et décharger les voitures , arranger les gerbes dans les granges, etc.

Les frais de battage sont indiqués dans la onrième colonne. Le blé a toujours été battu à la machine. La dépense comprend seulement ici le travail des hommes et des chevaux, sans qu'on y ait rien compté pour les frais d'entretien de la machine , ces frais étant compris dans le compte

46 COHPTB REHDU.

général d'entretien du mobilier de la ferme. Mais la masse de ces frais est comprise dans les frais généraux qui sont répartis annuellement sur toutes les terres de l'exploitation; en sorte que le blé en supporte sa part d'une autre manière; et cette part se trouve comprise dans les dépenses qui figurent dans la trmsième colonne du tableau.

La douzième colonne comprend tout le travail de maind'œuvre nécessaire sur les greniers pour passer le grain au tarare, le riger, le remuer, le délivrer pour la vente; de plus le travail des chevaux et des hommes pour la conduite au marché de la partie de la récolté qui j a été vendue , ainsi que les frais d'auberge et de hallage. C'est à Epinal y distance d'environ dix lieues de poste , que je fais conduire généralement. On emploie un jour pour aller , un jour pour revenir. Chaque cheval conduit 10 hectol. sur un chariot , et le transport se fait toujours avec quatre chariots à la fois* Un charretier accompagne l'employé chargé de vendre.

Dans la treizième, colonne sont réunies toutes les dépenses comprises dans les colonnes précédentes, ce qui forme la masse des dépenses occasionnées chaque année par la culture du froment.

Au bas du tableau, on a placé dans deux lignes séparées et pour les diverses dépenses , d'abord la moyenne par jour de terre pendant les sept années , ensuite la moyenne par hectare. D'après ce dernier résultat, la culture du blé a coûté en moyenne , pour tous les genres de dépenses , 294 fr. 12 cent, par hectare.

COMPTE mSNDV.

Produits en Argent de la culture du blé à RoviUe, de 1829 à 1835.

AVSBE9.

GRàlV.

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