‹ Annales agricoles de Roville (volume 3)Chapitre 16 sur 72 · E DOUANE · texte numérisé non relu

E DOUANE

nuaîéraire qu exige sa circulation intërieure. Cette dernière nation est celle qui ,, par une longue succession d'échanges d'objets périssables qu'elle produit, contre une valeur durable comme les écus , a accumulé des capitaux abondans ^ tandis que la. nation pauvre est celle qui a constamment échangé les objets qu'elle consomme, contre les écus qu'elle possédait.

Cette dernière nation peut devoir à d'autres | sous la forme de sommes d'argent, la valeur, d'une partie plus ou moins considérable deSi divers objets ou marchandises qui sont en sa possession , et qui formeraient sa richesse, si elle n'était grevée d'aucune dette j cette nation est pauvre, si je puis m'expfimer ainsi , de toutes les sommes qu'elle doit, et qui excèdent celles qui lui sont dues. On voit par -là que l'on présente une idée bien fausse du degré d'importance des exportations d'écus ou d'obligations qui accompagnent nécessairement les importations de tout autre espèce de marchandise, lorsqu'on ne les considère que relativement à la masse du numéraire circulant dans un pays, et qu'on nous dit qu'il est indifférent que l'argent en sorte , parce que le numéraire ne forme qu'une partie infiniment petite des richesses d'une nation, et qu'il en reste toujours assez pour la circulation.

Un des principaux ar{umens que Ton trouvt

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partout, dans k bouche des hommes qui prêtent dent qu^il est indifférent d^acheter , de produirô ou^e vendre se réduit à ceci : Lorsqu^un indi\ çidu ne peut pas produire un objet à aussi hus prix qu^un autre ^ il convient mieux au •premier d^ acheter cet objet près, du dernier^ ^ue de le produire^ et il en est de mêma entre les nations : si la Suède peut produira Ififér à iSfr. le quintal j nous agissons con^ ine les principes de V économie^ lorsque nous^ iRefiusons de le lui acheter à ce prix , pour^ Ze produire chez nous à un prix plus élevé^ Un instant de réflexion fait sentir le vice radical de ce raisonnement, et il n^existe aucune parité . çntre. ces deux suppositions : en effet, loràqua Xon dit qu'il convient mieux à un individu d'à-, çheter un objet pour un prix déterminé , que de le produii^e lui-même à un prix supérieur , ou, i^uppose qu'il doit payer à d'autres le prix de production , de même qu'il paierait à un autre le prix de l'objet s'U l'achetait, et daos ce cas, ' la proposition est de toute évidence^ et si cet ii;idivi4u produit l'objet par son, propre travail y tandii^ qu'il pourrait employer, ce travail d'une autre manière plus lucrative pour lui, le cas est encore la même,, puisque pow produire l'objet ^out il avait besoin il a perdu l'avantage dç. ijei^drc à ui\ autre , un produit d'urne yal^iv sutv

BS DOUANE. toS

përieure à celui qu'il a créé. Mais lorsqu^iine pation produit, elle ne paie pas à d^autres le prix de. production, elle le paie à elle-même ^ W sorte qu^elle acquiert la possession de Tobjel produit, en conservant le priiç, tandis qu^ea achetant cet objet à d^autres, elle n^en acquiert la possession qu'yen perdant la valeur de Fobjet qu^elle donne en échange* Pour le fer, par exemple, lorsque nous en tirons de Is^ Suède, il sort du royaume des objets d'i;ine valeur égale} mais lorsqu^un manufacturier français le pro-« doit, il paie le prix de productiojçi à d^autrea Français, en sorte que l'objet produit et le prix qu^il a coûté restent dans la masse des richesses nationales. Sans doute, si Yor\ considère les^ choses sous le rapport du bien-être et de la richesse générale de toutes les nations prises en masse, le principe des économistes est vrai, parce qu'alors la nation qui produit et 'celle qui achète jouent le même rôle que leS; deux individus d^u:^ ils invoquent la comparaison , et que ces deui^ nations forment des membres de la grande so-. ciété du genre humain; de même que deux in^ dividus français producteurs et acheteurs sont des membres de la nation, et apportent à la masse des richesses du pays, la valeur de leurs, propriétés personnelles. Mais lorsque Ton m~K 4ivi4uali?c les Epations , que FQn ^ecl^crçl^ Iffk.

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