‹ Annales agricoles de Roville (volume 3)Chapitre 17 sur 72 · BIS DROITS · texte numérisé non relu

BIS DROITS

iiources de leurs .richesses particulières, il faut bien reconnaître que ce que chacune d'elles produit, en le tirant de son sol ou du travail de ses habitans, est une acquisition pour la-*» quelle elle ne ^ paie rien, tandis qu'elle ne peut obtenir les produits créés par une autre nation^ sans enlever à sa propre richesse une valeur égale qu'elle donne en échange. L'échange entre les nations, considérée sans égard à la durée des objets échangés, n'ajoute pas à la richesse de l'une d'elles la valeur de l'objet qu'elle re-^ çoit^ mais par la production intérieure la valeur de l'objet produit s'ajoute réellement à la richesse générale du pays.

On a dit souvent aussi que Von ne doit pas considérer une importation de marchandises comme donnant nécessairement lieu à une' exportation d'argent y mais que V objet que Von achète à Vétranger , quoique le pria: en soit stipulé en numéraire y et payé par dau^ très produits intérieurs , vendus au dehors ; quelles nations étrangères ne peuvent nous acheter nos produits j si nous rejusons de leur procurer un débouché des leurs en les achetant. Il est bien certain qu'une partie considérable des importations faites par un peuple, se paie toujours ainsi par des exportations dtt ses propres produits ^ mais pour ne pas

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