SUE LA MOISSON DES CÉR£ALES
avant la mainte complète soit contesté par une armée d^opposans y cependant si cette pratique est basée sur des principes vrais, elle finira par prévaloir. Il est vrai que depuis nombre d^années elle a fait peu de progrès ^ mais sans prétendre au titre de prophète, je puis prédire hardiment que cette pratique deviendra bientôt générale dans nqs districts les mieux cultivés.
Les deux principaux, avantages que Ton re^ cherche dans la coupe des céréales , sont la quantité et la qualité du produit^ en recherchant fuelle est Tépoque à laquelle on doit faire la moisson des graios, mes observations tendront surtout, à montrer comment on peut se procurer CCS deux avantages en même temps»
Lorsque les. céréales approchent de leur ma«» turité, les grains se dessèchent et diminuent de volume, ne remplissent plus la balle et tombent facilement à la moindre agitation des épis^ la paille devient raide, blanche et dépourvue de sève, et Pépi s'incline vers le soL Lorsque la récolte se présente de cetle manière, on dit que le grkin mûr, est et c^était autrefois toujours à cette époque que se faisait la moisson.
En opposition à Tancien usage, la pratique nouvelle connue sous le nom de coupe pré^ maturée des grains, prétend offrir des avan«« tages importans et nomV^ux,
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On dît que la coupe est prématurée lorsqu'on lait la moisson au moment où la paille est cn- <:ore remplie de sève, de couleur verdâlre, à Texception de la partie qui avoisine Tépi, laquelle doit être jaune, lorsqu'enfin le grafn est tendre sans être laiteux , et que toute la tige conserve encore de la flexibilité. Cependant il est quelquefois même avantageux de faire la moisson avant que la {laiile voisine de Tëpi ait jauni, parce que dans les temps froids et humides, la circulation des sucs nourriders est interrompue, lors même que la paille conserve la couleur verte. Aussi le mmnent propice de couper Iti céréales dépendra-*t-il toujours de diverses cir-« constances, telles que Texposition du sol, h température , r<époque de Fannée , etc. , choses que Ton ne peut Jbien apprendre qu'à Técolé de lar pratique.
Tous les cultivateurs praticiens s'accordent à dire que nos céréales meurent lorsque le grain estmilr; en effet, un examen soigné des plantes pendant les dernières époques de la mattt-r ration , convaincra tout homme raisonnable de cette vérité. L'épi , qui est la partie extrême de k plante , est le pranier à prendre la couleur indice de la mort; ensuite les parties de la tige qui avoisinent Tépi prennent «paiement la couleur jaune qui s'étend graduellement sur tbute