CULTURE DU TRÈFLE
Dans la Belgique y par N. Schwçrtzj traduit de r allemand j par M. JuMS Bjeffel, éïèye de V établissement de Royille^
XJ ANS. tous les Pays-Bas (si nous «n cxceptoosi la Campiné) ^ on considère la culture du trèfle commun {trifoUum pratense satii^um) comme tell^[aent indispensable^ que les cultivateurs dé ce pays ne peuvent se faire Fidée d^une agri-<culture dans laquelle ne figurerait pas la culture de cette légumineuse* J'ai même vu que dans les. années où les rats des champs ravagent les ré-« coUeS) le cultivateur était bien plus affecté de la perte d'une récolte de trèfle que de celle d'une récolte de froment, preuve indubitable que la-» griculteur flamand considère la culture du trèfle ^mme la base essentielle de toute bonne agri'^ culture.
En effet , la plante précieuse qui fait le sujet de cet article, paraît être^ dans cette contrée.^ dans le pays qui lui convient le mieux , dans sa patrie , ent> un mot. Son utilité comme fourrage^ et sa valeur en agriculture, doivent avpir lét^ recoijinues den
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très-bonne heure {>ar les agriculteurs flamands ^ car personne ne se souvient d^avoir entendu citer par les plus vieux cultivateurs , Tcpoqué de introduction de cette plante en Flandre. Les plus anciens livres mêmes parlent du trèfle comme d^une chose aussi connue et aussi commune dans ce pays, que Pherbe des prairies naturelles et Tavoine. Il est également probable que non-seulement yAllemagne, mais encore FAngleterre ont emprunté aux Flamands la culture du trèfle commun ^ car, indépendamment de ce que , suivant le témoignage ^Arthur Ypung , la culture du trèfle ët^it encore entièrement inconnue de son temps! dans plusieurs parties de TAngleterre ^ et qu'une Ibule d^agriculteurs de ce dernier pays repoussaient opiniâtrement cette Culture , le même écri^ vain, dans son Agriculture expérimentale y rapporte une tradition diaprés laquelle Tintroductibn du trèfle en Angleterre ne remonte pas au-delà d un siècle. Il attribue cette introduction à sir Richard JVestoriy qui importa de la Flandre la culture du trèfle et la recommanda à ses compa*^ triotes dans un mémoire qu^il publia sous le titre àt Discourse on Flanders Zùshandry.
Ea éffiet, Jrthur Youngy en rapprochant Tin-^ trodudiôn tardive du trèfle dans son pays , d(S Textension ra{>ide et considérable que prit la culture de cette plante, ne put s^empécher de trouv(er
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dans ce fait quelque, chose d^énigmatique. « Il fal- » lait ^ dit*il à ce sujet, que les cultivateurs anglais » fussent à cette époque des êtres bien plus do- » ciles que leurs confrères de nos jours ^ car ^ » j'ose raflBrmer , quarante sir Richard éûh^ » seraient aujourd'hui, et écriraient avec des » plumes tirées des ailes d'un Archange , qo'ib 1» me parviendraient pas à introduire parmi nous » une pratique nouvelle , quelle que fût d'ailleurs » l'éloquence de leurs écrits. »
Dans les Pays-Bas, on sème le trèfle indi£Eéremment avec toutes les céréales, l'orge dau-« tomne et le sarrazin exceptés. On a observé à /^oorJe, en Flandre, quMl ne réussissait pas dans les terres qui. Tannée précédente, avaient pro-r duit des fèves, à cheval (fé véroles)^ mai^ en re^ vanche il réussit bien dans du lin.
Dans les assolemens flamands, le trèfle ne reparait que tous les quatre ou sept ans. Dans mon pays, où le cultivateur n'a pas autant d'industrie et où il ne sait pas employer une aussi grande quantité d'engrais, le trèfle ne revient sur le même terrain que tous les douze et au plus tous les neuf ans. Ce long intervalle entre deux récoltes de trèfle est dies moi le résultat, non de la nature du sol , mais du manque d'en-» grais «t d'un assolement qui ne convient point à U culture du trèfle; c'^st^ en effet, ee que
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nous prouve la culture de nos petits propriétaires âont les petits champs sont fortement fumés et souvent plantés en pommes de terre soigneuse'*^ inent cultivées et tenues dans un grand état de propreté. Sar Àe pareils sols nous voyons que le trèfle revient tous les six ans avec le plui grand succès. Et si dans le Brabant^ j^ai. trouvé des assolemens dans lesquels le trèfle revenait tous les quatre ans, ces assolemens, cependant^ ne sont suivis que sur des terres entourées de clôtures, situées près des habitations et préparées par une récolte de pommes de terre, pour lesquelles le sol reçoit un labour de défoncement, ou bien sur des terrains d^alluvions (M arschboden)^ ^ur, comme on le sait^ font une exception ea agriculture» Du reste, le lecteur peut voir dans la première partie de cet ouvrage avec quel soin-^ pendant toute la durée de Tassolement, ces champs sont labourés, hersc^, binés, etc.
En Flandre , on sème le trèfle dans une ce-» réale d^automne ou dans une céréale de pria-^ temps, après avoir disposé le terrain en billoBS^ DU après Tavoir labouré à plat. Cependant, ea suivant celte dernière pratique^ le. cuUîvateûr a soin de disposer son terrain dé manière à ce qu'il . paraisse labouré en planches , opératioa qui lui rend plus faciles les cultures suivantes^ par. lesquelles il voudra former de.nouveaux bih
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Ions. Le terrain est toujours disposé en planches, soit qu^on le prépare pour Pavoine ou pour une céréale d'automne , avec cette seule différence , que pour Favoine le hersage a lieu en travers ] cette opération cependant engorge les raies d'écoulement que Ton ne nettoie qu'après ce travail. Quelques cultivateurs refendent leurs billons afin de donner à leurs champs une surface en* tièrement plate. Les Flamands préfèrent cultiver le trèfle en planches bombées^ parce que leurs terres sont humides ou exposées à des' inonda-tions^ sur des terres lèches on est d'un avis contraire. Enfin , on rencontre beaucoup plus de champs de trèfle disposés en billons que labourés à plat.
Quantité de semence de trèfle par bunder (i33 ares environ).
A Edeghem , 5o livres sur les terres légères (37 livres et demie par hectare), 4^ livres sur les terres fortes (3o livres par hectare).
Dans la Campine^ de 36 à l^o livres ( 27 à 3o livres par hectare ).
Dans le pays de fFaes , l^o livres ( 3o livres par hectare).
A PFoordes^ sur le Dender^ a8 livres (21 livres par hectare).
A Melle^ près àt Gand^ 60 livr^ (45 livres par hectare).
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Dans mon voisinage , 3o livres pai" butiâer dé Brabant ( 22 livres et demie Tpar hectare ).
Ce qui fait par morgen du Rhin (journal de 25 X ares), pour le maximum de la semence, 1 r livres , pour le minimum , 6 livres , et en moyenne, 9 livres pour les terras légères, et 6 livres et demie pour les terres fortes. On sème plus épais sur les terres légères que sur les terres fortes^ parce que les plantes tallent davantage sur ces d^nières. En revanche les terres légères fournissent une semence plus abondante et de meilleure qualité, et. probablement aussi un fourragé plus nutritif (1).
Lorsqu^on sènfe la graine de trèfle dans une céréale d^automne , la semaille a toujours lieu au printemps , ordinairement en février ^ et si la terre est sècfie , on donne un hersage en faisant marcher la hersé à reculons. Cest sans doute par erreur qu^ùn auteur a dit que la semaille du trèfle a lieu, dans le Brabant, en même temps que celle du froment et du seigle. On a sans doute voulu dire que le trèfle était sekné sur du froment ou du seigle et au printemps, car je n^ai jamais vu en Flandre semer du trèfle en automne, ce qui serait probablement trçschanceux. En effet, dans une autre partie du
(i) Cette dernière suppositioa me parait fort douteuse (Note jde M. de Dombasle)*
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même ouvrage^ Pauteur assure ^ contradictoire^ ment à ce qu'il avait avancé^ que <s. lés Flamands :p sèment toujours le trèfle au printemps sur le » jeune seigle^ Lorsque cette céréale est mois-^ » sonnée ) les jeunes plantes de trèfle se mon-« i> trent entre les éteules^ et elles croissent alors » avec tant de vigueur ^ qu^on peut les' faucher î^ vers la fin de Pautomne , et les donner en » vert aux bestiaux. Mais cette première coupe 1^ ne peut être comparée à celles de Tannée » suivante. »
M. Man a raison d'affirmer que l'on sème toujours le trèfle au printemps^ maïs il se trompe en disant qu'il est semé sur du seigle, car nous avons déjà dit et nous avons déjà vu , dans les âifïerens assolemens , que le trèfle est semé dans du froment , sur de Forge de printemps , sur ]*avoine et sur le lin. La semaille du trèfle sur les céréales de printemps s'opère de la manière suivante dans mes environs.<
Dès que la semence d'avoine ou d'ôrge a été enterrée par un hersage^ on passe le rouleau et l'on sème le trèfle immédiatement après.
Parmi toutes les plantes auxquelles on peut associer le trèfle ^ le lin occupe sans contredît le premier rang. En effet, une terre riche, trèsmeuble, très- propre, telle, en un mot, que la demande le lin, et, d^un autre côté, une plante
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qui , comme le lia, s'élève ettalle peu et qui abandonne de bonne heure le sol, présentent des circonstances qui doivent nécessairement favoriser la croissance du trèfle. Aussi puis-je affirmer que je n'ai jamais eu ni vu dans mes environs, de plus beau trèfle que celui qui avait été semé dans du lin. Semé dans cette récolte, le trèfle donne , avant Thiver de Tannée de la semaille , une coupe passable, et dans Tannée suivante deux belles coupes dont la première peut avoir lieu une semaine ou deux avant celle du trèfle semé idans du seigle ou de Tavoine.
La seule chose qu'on aurait à craindre en pareil cas , serait de voir le lin étouffé par une trop forte végétation du trèfle : cet inconvénient cependant ne peut guère avoir lieu que dans les années où le lin ne réussit pas; mais je doute que cela puisse arriver , puisque sur un sol comme celui du pays de PFaes^ où le lin forme la principale culture, on n'a jamais cet inconvénient à craindre, lorsqu'on sème le trèfle dans le lin. En supposant même qu'il y eût quelque danger à courir , on a un moyen assuré de Téviter 5 il suffit pour cela de ne faire la semaille du trèfle qu'au moment où Ton va sarcler le lin. On répand alors la semence qui est suffisamment enterrée par le piétinement des ftarcleuses.
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En i8o4 j^ai fait semer de cette manière du trèfle dans un récolte de lin qui avait déjà trois pouces de hauteur. Malheureusement le temps était très-sec, la terre dure et mon lin tellement propre qu'il n'avait nullement besoin de sarclage. Je ne voulus pas faire une dépense qui me paraissait inutile , et j'exposai ma semence de trèfle sans en espérer grand'chose. Elle germa cependant malgré une sécheresse excessive , et lorsque le lin fut enlevé, la récolte de trèfle, bien qu'elle eût une apparence chétive, ne laissa pas de devenir tellement belle Tannée suivante, qu'elle fit l'admiration de mes voisins. Je dois de plus faire observer ici que le trèfle dont je parle ne fut pas fuméit
Dans les Pays-Bas, le trèfle est fumé pardessus pendant le printemps ou vers la fin de rhiver. Cette fumure par-dessus se compose soit de fumier d'étable biea décomposé, soit d'urine, de chaux , de cendre de houille ou de tourbe , ou enfin de colombine; le gyps n'est pas employé, car il est trop cher. Parmi ces dififcrens engrais et amendemens, la colombine et les cendres hollandaises sont les plus estimées ^ mais cette première, toujours rare, ne serait considérée que comme un auxiliaire lors même qu'on en posséderait une grande quantité 5 les cendres hollandaises, au contraire, sont toujours em-^
ployées à ramendement du trèfle, et sont extrêmement estimées (i). Ces cendres arrivent parles canaux jusiqu^à Bruxelles et Lôwen où les fermiers de la partie plus méridionale viennent les acheter, et elles pénètrent dans rintérieur de la Flandre en remontant VEscaut.
On les répand sur le trèfle par un temps cou-^ vert et humide , aussitôt que la récolte couvre le sol de ses feuilles, et même avant cette époque 3Le trèfle amendé avec ces cendres a ordinairement un bon pied de plus que celui sur lequel cet amendement n'a pas été employé^ aussi les Hollandais disent-ils proverbialement : les cendres ne coûtent rien à celui qui les achète pouj amender le trèfle , et celui qui néglige d'en acheier les paie le double. L'effet de ces cendres est ci considérable que sur une terre où le trèfle paraît à peinq , il suffit d'en répandre pour que quelques semaines après on y voie une belle récolte : aussi ne craint- on pas de faire des dépenses pour s'en procurer. Près de Conti^h on en emploie de 5o à 60 sacs par bunder ( 36 à 45 sacs par hectare ) ; le sac se paie à raison d'un guldea de Brâbant (2 fn 16 cent), A MeUe
(i) Ce sont des cendres de tourbe, que l'on -tire en grande quantité de Holknde, et qui agissent probaLlement parle sulfate de chaux , qu'elles contiennent toujours. {Note m Jlf, de Donibaste),
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tn enploie 130 hottes de cendres par bunder^ et la hotte se paie 9 sous ( o fr. 9.6 cent. ) : cç qui fait 54 gulden de Brabant par bunder (85 fr* environ par hectare )*
Suivant M^ Man.^ dans le Brabant central on répand ordinairement en mars la cendre de tourbe sur les jeunes trèfles» La quantité employée est de 5 à 6^000 livres par bunder (87 à 4^ quintaux par hectare)^ dont cependant on réserve un tiers qu^on répand pour la seconde coupe. Un grand nombre de cultivateurs flamands,^ dit^il^, répandent ces cendres très-épais ^ et les sels que contient cet amendement ^ fertilisent tellement le sol, que sans employer d^autre fumure et san& enterrer le trèfle en vert, on ohtient ensuite de trèsr^belles récoltes de fromçnt. Bien entendu qu^en labourant pour le blé on. en^ terre le regain ou troisième coupe que dans d^aurtres pays des cultivateurs ignorans font pâturer parleur bétaiU Entre Menin^ Courtvayj et Gandj on répand, au rapport de M. Mauy 60 sacs de cendres par huhder (45 sacs par hectare). ^ C'est ic!^ » dit-il , que se trouvent les plus^ belles récoltes » de trèfle que j'aie jamais vues. » Dans le Heur' negau le cultivateur se montre plus économe dans remploi de cet amendement, et, suivant M. de Ponderléy il ne répand que 24 quintaux de cendres par bunder (18 quintaux par
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hectare). Les frais de transport étant plus élevés sont causes de cette économie.
« L^expérience nous a appris, dit M. Man^ quHl » est très-avantageux de répandre des cendres au » printemps sur tous les trèfles. On considère les » cendres de Hollande comme les meilleures pour » cela ; si Ton ne peut pas en avoir , on emploie !> alors la cendre de houille ou de tourbe, ou de ^ la cendre de bois lessivée. Ces cendres sont se- 's> mées à la volée , de la même manière que Ton » sème les grains; on choisit pour cette opération !^ une matinée brumeuse et calme, afin que le » vent n'emporte pas les cendres et qu'elles 3> puissent adhérer fortement sur le sol et sur les » plantes. Ces cendres contribuent non-seulement :s> à détruire les insectes qui se montrent sur le ^ trèfle à cette époque de Tannée , mais encore à » fertiliser la terre. Au bout de huit jours on » s'aperçoit de Teffet remarquable que les cendres » opèrent sur la récolte du trèfle, et des expé- » riences réitérées ont démontré que, sans l'emploi !^ de cet atuendement , la végétation du trèfle est » languissante , et que la céréale et les autres ré- » côltes qui suivent en souffrent beaucoup. »
Dans les environs ^Anvets^ on amende le trèfle avec de la chaux ou avec un mélange de cendres et de chaux. A cet effet, çn transporte de bonne heure aux champs la chaux que l'on
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dispose en tas, et que Ton stratifié avec des cendres ] les tas sont ensuite recouverts de terre. Dans plusieurs parties du Brabant^ on ne se contente pas de cet amendement, on a soin de transporter et de répandre, dès l'hiver, de Furine sur les champs de trèfle. Aussi ne doit-on pas s'étonner que M. Balsamo nous apprenne qu'il n'a jamais vu nulle part de plus beaux trèfles qu'en Flandre.
L'amendement des trèfles avec un mélange de cendres et de chaux, que j'ai trouvé pratiqué dans les environs â^ Anvers^ a également lieu dans les états de Clèi^eSj ainsi que nous l'apprend M. Lohbes dans son précieux Mémoire sur l'agriculture des districts montueux du pays de Clèi^es. La chaux est d'abord légèrement humectée, on la brasse ensuite avec des cendres sèches jusqu'à ce qu'elle se réduise en poudre et que le mélange des deux substances soit complet. Lors même ^ue les cendres ne sont pas de la première qualité, et qu'elles proviennent de la combustion de la tourbe ou de tout autre combustible, elles ne sont pas moins un très-bon amendement qui active la végétation du trèfle autant que la marne. Suivant M. Lohhes^ il faut environ neuf quintaux de chaux et dix quintaux de cendres par journal de Berlin (36 à 4o quintaux par hectare). « Quelque précieuse que soit
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î> la marae pour Famendement àes trèfles ^ dit-il » plus bas, nous ne pouvons cependant en faire s> usage dans la culture de cette légumineuse. » La marne nous vient de Maestricht , par la Moselle; elle coûte, prise au lieu du débarquement, 10 stuber par schefiFel (environ i fr, Thectolître), et il faudrait en employer 4^ schefiFek par journal de Berlin (environ 85 hectolitres par hectare).
Ce qu'il y a de surprenant, c'est qu'on ne connaisse pas Pusage de la marne pour amender les trèfles dans la contrée même à!oik les ha^ bilans du pays de Clèves tirent cet amendement. Aussi a-t-on raison de dire ; O sua si bona nôrintt... M* Schierçelty cultivateur disting:ué dans la province de Limhourg y a depuis plu-r sieurs années employé le gyps en poudre sur ses trèfles, avec tant de sncces, qu'il a pris la résolution de ne point employer d'autre amendement, bien qu'il soit obligé de l'aller chercher^ avec ses voitures, à vingt lieues de chei^lui, sur les bords du Rhin. Le pays, qu'il habite est montagneux, peu praticable ^ couvert de grosses pierre^ et en partie marneux.
Dans mes environs on fume, ou plutôt on couvre le trèfle avec du fumier d'étahlCit On en emploie six voitures à quatre chevaux par jour^ nal de Berlin (^4 voitures par hectare). La paille de ce fumier^ lavée par les pluies d'hiver, est Ur^