‹ Annales agricoles de Roville (volume 3)Chapitre 40 sur 72 · LIVR · texte numérisé non relu

LIVR

^o6 CUlTîfRE

pu inaïà en Alsace y traduit de V allemand de N% ScHWEBz^ par M. Bebmard, élève de V établissement de Roville.

Jus ma& est) après les pommes de terre, la production la plus précieuse qui nous ait été apportée de TAmérique* Il est maintenant natu«ralisé dans toute la partie méridionale de TEurope, et sa cultare se serait répandue dans le nord, si cette plante était moins sensible au froid. Le climat de F Alsace même, ne peut entièrement en assurer la récolte; on Yy cultive cependant en assez grande quantité. On estime à 1,900 hectares l^étendue des terres quW lui consacre annuellement, et leur produit à 4oyooo hectolitres^ Le mais a sa place assignée dans les assoleraens; il a son cours aux marchés, et son débit est amssi certain que celin des autres céréales. Ces ranons m^ont déterminé à m^élendre un peu sur la culture de cette plamte.

Espèces cuUwées.

On ne cultive ici que le grand ina& Jaune.

Une terre fiche ^ plutôt légère que forte est ce qui convient au maïis.* Au reste, on le met souvent dans des terres médiocres et même quefquefois dans de mauvaises terres sablonneuses j mais il est bien entendu que Ton doit les fumer convenablement. En Alsace on regarde le mafs comme une des récoltes les plus épuissuites; aussi ne lui conftacre4-on que rarement un terrain de

(i) Ceci n'est peut-être que lerésiJtat decâlcwls êtfonës*

toù MA&. 3o7 !

Comme te petit mûrît presqu*^un mois avant le 1

premier^ et que par conséquent il est ttioibs \\

exposé aux gelées ^ ses récoltes seraient plus |

sûres I tna^is beaucoup de cultivateur^ alsaciens trouvant les récoltes du grand maïs même trop peu productives (i) ^ celles dti petit le seraient donc bien moins pour eux* M* Parmentier soup^ çonne que du mélange de ces deux espèces, on \

en obtiendrait une troisième dont la culture !

serait peut«être plus avantageusCé II serait à dêsî^ rer que Pon fît des expériences bien suivies ^ pour s^assurer si cette variété ne réunirait pas les dé^^ faut$; des deux autres ^ c^est^L'dire de mûrir tard et de ne produire que de petits épis.

Du sol qui cornaient au maïs.

3o8 CULTURE

première classe | et seukment pour le nelloyer des mauvaises kerbes%

De sa place dans les assolemens.

I On TtfjÊxèe ici le mais coiâme une mauvaise

prépaimtion 'pour le froment \ aussi les cultivateurs qui suivent Passolement triennal ne le placent ils qu^après la céréale ^^hiver^ et le font-ils suivre par une autre récolte jachère , telle que le tabac ou les fèves. Je ne me rappelle pas de ravoir vu dans aucun assolement à la place de la jachère comme préparation pour le b]é^ mais je Fai cuvent vu précéder Tépeautre. Ceci ne s^accorde nullement avec ce que nous savons du midi de la France, où Ton cultive alternativement et sans discontinuer du mais et du blé, ce qui, selon Arthur JToungy est le plus fort produit que la terre puisse fournir à la nourriture des hommes et des animaux. Mais il y a une différence totale entre les sols et particulièrement entre les climats des deux pays. Là où Ton n^a pas de gelées à craindre pendant le mois de mai , et où par con*» séquent on peut semer le maïs un mois plus tôt , que dans la partie septentrionale de rAUemagne, et où en outre les chaleurs hâtent sa maturité, là on a tout le temps de préparer la terre pour le blé après la récolte du mais. En Alsace ceci

DU MAÎlS. 3o9

D^est pas praticable. Ce n^est que là où Ton cultive cette plante dans des terres sablonneuses, et où par conséquent on peut semer le seigle trèstard, qvi*on fait suivre le ma& par ce dernier. Sî le blé ne yient pas bien dans Ujanij^e qui suit immédiatement le maus, on a remarqué qu'il vient très-bien dans la deuxième ann^. Le mass est une excellente récolte préparatoure pour le tabac, les fèves, et particulièremeot pour le chanvre et l'orge, tellemeot qu'on .peut compter sur deux septièmes en sus, quand cette céréale suit le mà& au lieu de succéder au blé. Pourquoi les cultivateurs qui suivent le système triennal et qm ont ^expérience de cette, vérité n'abandcm— nent— ils psis leur misérable routine P La nature a beau les instruire^ il est écrit dans te cède barbare de ce système que les récoltes d'hiver suivent les réieoltes jadières (i).

(i) Pour comprendre ceci, it faut savoir qu^en Alsace, ahisi que dans beaucoup d^autres cantons où le sol est fer* tile et où les engrais sont abondans , on a conservé Passo— lement triennal , en substituant une récolte sarclée à la îachère. Pai exposé ailleurs les motifs qui me font regarder ce système de culture comme vicieux ^ et comme moin» profitable , dans pres^pie tous les cas , que I^assotement triennal dans sapuijeté^. c'est-à-dire avec la jachère : je pense qu'il faut , ou adopter franchement un assolement alterne ^ •us'en tenir à Passolement txil&nnat pur, parte que Poft

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Sx 9 CULTURE

PréptùraHon de la terre*

.Quand d^ns Tasi^oleinept trieooal on v€^ em<«. ployer le ittaiîs comnie une replie jachève , ce qui arrtve <]uelquefoiS|.pn est obligé de mettrr uo .quart de fumier de plus que pour le froment* Cependant on ne fume pas quand i{ resiplace une récolte de printemps \ mais eoipme on s^e. ordi* nairement des navets dans lea céréales d'hiver qui pécèdent le majs^ on fait bien^ eî Ton peut 9*^ passer des fanes ^ de les enterrer par un ooup de charrue dans la terre qui vient de les produire; cet engrais vert agit très-^sensiblement sur lo mais. Dans les terres sablonneuses de Hoerdt et de Jtauierbourg j on lume chaque fois pour le m^v mais simplement au fond des fosses daps lesquelles, on met la semenect Je dirai plus lojia çonument on s^y prend,

Quand on lui destine une terre compacte, on donne à cette terre un et même deui^ labours

ne peut arriver dans un assolement de ti^U ans dont deux ^ont occupés par des.FccoItefi. de céréales « h aucune bonne çombin^isop, sans rintervention de la jachère ^J^ veux dire à aucune combinaison qui assure le nettoiement du sol. Ou peut voir ici que M. Schwerz est cutièrcwcpt du mùmc avis, (^Nq$c db ilf, d^ Dowbasle).

ou HAÏS. 3it

avant Thiver. Au priùteraps oa laboure encore une fois, et Von plante le mais soit à la houe, soit à la charrue. Les trois premiers labours sont ordinairement très-profonds (i). A Hoerdt on ne donne qo^un labour au printemps , et quand la terre est salie par le chiendent , ^n lui en donne deai. On a fait Fei^périence que dans les terres sablonneuses sans consistance , les labours d^hiver sont nuisibles au macs ^ aussi laisse-t*on intactes pendant Thirer les éteules de seigle dans lesquelles on compte mettre du miôis*

Époque des semailles y et préparation de la semence^

On planté ordinairement le mais à la fin d'avril, n ne serait pas prudent de le planter avant à cause des gelées du mois de mai , et plus tard on risquerait de ne pas le voir arriver à maturité. On^doit auss^ faire attention à la température de ta tenSe et de Tatmosphère ; car quand la semence reste long-temps en terre sans germer, elle finit par être mangée par les souris et les grillons. Les sauvages de PAmérique reconnaissent à la pousse

"' ■ ■ |P ■ * I ■ ■ >■* . I. I IW

(i) Quand je dis profonds, j'entends ce qu^en Alsace on désigne aîçsl; en Belgique ce ne seraient que des laboura moyens. {Noâp de M. Schwerz).

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3x2 CUITURE

de certaines plaates.^ ou au passade de certaifis poissons , 1 époque à laquelle ils peuvent planter }e maïs.

Comme îl est avéré qu'un graîn parfaitemeijt mûr et qui a atteint tout son développement ^ doit produire uiie plus beBe tige qu'un graîn chétif ^ je conseille aux cultivateurs de choisir les plus beaux épis , et de ne prendre pour semence que les grains du milieu (i). On a remarqué que les grains de maïs qui n'ont pas atteint leur parfaite maturité pourrissent en terre quand >1 survient de longues pluies après les çemaitles.

L'usage le plus général est d'employer la st^ mence sans aucune préparation. Il y a cepen-** dant des cultivateurs qui vantent beaucoup l'habitude qu'ils ont de faire tremper les grains de semence pendant quelques heures duis de l'eau, et de le$ mêler ensuite avec du plâtre moulu^ U

(i) II est remarquable que la pr^îq^e dant park id M. Schwerz est 'généralement en usage dan» les huit qu dix communes du département de la Meurthe où la culture du maïsi sVst introduite : oji choisit toujours pour semence les pins beaux épis , et Ton l'ejette les graines du haut et du bas de Pépî. Cette pratique soigneuse itidique assez que cette culture est entre les mains des petits propriétaires ou manouvriers ; car en général notFe grande culture reste fort en arrière de la petite , sous le rapport 4e la perfection des procédés.. (iVo^ç de 4^. de Dqjpaba^/ste)*

DU MAÏS. 3l3

est certain que quelques heures ne suffisent pas pour ramollir un graîn aussi dur que celui du maïs. Cette méthode procure néanmoins lavantage de pouvoir enlever les grains léger;5 qui surnagent, et rhumidité permet au plâtre de s'attacher à la semence. Je ne sais de quelle utilité celui-ci peut être au germe 5 il se pourrait ce— pendaiit fpi'ii le garantit des atteintes des taupes et dés grilloos (i). Il est hors de doute qu'en faisant tremper le maïs plus long* temps on hâterait sa germination ; mais cette mesure ne serait utile que dans le cas où elle serait suivie d'un temps favorable. On pourrait senier plus tôt si Ton voulait hâter la croissance des plantes , et on le ferait certainement si Ton ne craignait pas les gelées du mois de mai. Il a été répandu une erreur funeste par les enthousiastes de la culture du mais, qui consite à croire qu# les gelées ne cuisent pas à cette plante. Si Ton tient à ne pas voir pousser le mais avant l'époque favorable j on fe^ra biw de ne pas îe tremper ^ d'un autre

(i) M. Parmentier dit qu'ion se sert à cet effet, dans le Roussilton^ des cendres de boîs vert lessivées dans de Peau t et dans les(juelles on a fait détremper la semence, après <juoi on la ressuie avec de la fleur de soufre. On peut aussi se servir â^uue décQctioQ de coloquinte ou d^éllébore.

(iVftfcd^J/. Schwerz).

3l4 CULT0RS

côté , il serait peut-^être utile ée le faire quelques jours avant que de le planter^ si Ton était en retard^ mais s'il survenait une sécheresse, ou ris* querait de voir périr les {;ennes«

Manière d'enterrer la semence*

En Àlsaee' on enterre la semence tantôt à la charrue , tantôt avec la houe« On ne doit ouvrir à la charrue que des raies très^peu profondes» La semence se met dans la troisième raie de ma-» nière que les lignes se trouvent être à troîs pieds de distance Tune de Tautre^ La distance dans la Bgne est à peu près la même. On ne met point la semence ^n fond de la raie , parce que le cheval qui y marche pourrait fenfoncer trop profon-^ dément, on la pose contre la hande de terre qui vient d'être retournée. On met ordinairement quatre ii six grains ensemble, de cette manière il faut environ 36 litres de semence par hectare. On sème ordinairement des haricots blancs entre les lignes. On sème les haricots comme le maïs , par groupes de cinq ou six. grains, de manière qu^une touffe de haricots soit entre quatre tiges de maiis et réciproquement. Dans quelques endroits on procède avec moins de symétrie, par conséquent moins bien : on sème les haricots à la volée et OR les enterre en plantant le maïs.

DU lU'iS. '^1$

Cest le haricot aaia dont H est ici question , il n'atteint gnère qu'un pied de hauteur, et n'a pas besoin d'être ramé. Je ne conseillerais pas de planter la grande espèce qui monte à la vé* rite après le mais , mais qui par cela niême em« pêche celui-ci de mûrir dans une année tant soit peu humide, .

Quand le champ çst ainsi planté de ma& et de haricots*, on sème encore à la Yolée, environ six litres de graines de chanvre par hectare. D'autres sèment et enterrent ce dernier en même temps que les haricots et de la manière que nous avons décrite plus hauf« On sait que le chanvre ne peut faire de bien au maïs, mais n^importe, pourvu que le cultivateur y trouve son béné^ fice (i). Il est hors de doute qu'une triple ré*^ coite en maïs , haricots et chanvre pour semence , ce dernier , quoîqu'eh petite quantité , doit fi)r-| tement épuiser le sol ^ mais le tas de fumier esf là qui remédie à tout. A Suliz le champ de maïs est bien autrement mis à profit; on y plante outre les haricots ^ des choux blancs , des choux*

f 1) Le btft de ceue pratique est d^obtenir une graine de chanvre qui est beaucoiup préférable pour la semaille , à celle que Ffm réooius dans les chènevièr^ , parce que let plantes qui la portexrt reçoivent mieux les influences de Pa|i«, \^iiQi9 (h Af« de Dambasle),

3l6 CULTURE

. raves et autres légumes. La terre que Ton dés^

tine au inaïs^ est le jardin de Tannée, et Ton

n^épargne nt travail ni fumter pour le mettre em

état : elle est cuItÎTée avec le plus grand soin.

Quand on veut planter le maïs avec la houe, ce

qui a lieu dans des terrçs sablonneuses , et même

assez souvent dans des terres consistantes , on ne

berse pas le champ après le dernier labour poiv

que Touvrier puisse se guider diaprés les traces de

la charrue. Celui-ci suit une de ces traces sur

laquelle il fait àes trous ; leur distance se mesure

tout simplement par la longueur quil peutattein^-

dre avec sa houe, en plaçant le pied le plus ea

arri.^e sur la dernière touffe qu'il a plantée. De

cette manière les distances, en ligne seront d^ua

bon pas , et celtes des lignes entre elles d\in pas

et demi. Les trous sont creusés Tun après Tautre

à la profondeur de trois ou quatre pouces, et

Ton y met du fumi.er.. Après cela arrive le plan^

leur qui pousse avec le pied. Ta terre où plutôt

le sable des deux côtés sur le fumier y et place

les grains de semence, non immédiatement au»

dessus du fumier, mais €ur le bord, et encore

avec le pied il recouvre le tout avec un peu de

terre.

Binage et huttage du maïSm

Le mais a besoin des mêmes cultures que te

DtJ MAÏS- 3l7

laBac. Aussitôt qu'il çst k sep.t ou huit poucci$ liors déterre, on lui donne le premier binage^ . et quand il a atteint dix pouces , il reçoit cette culture pour la seconde fois ; on commence alors déjà à le butter un tant soil peu ^ et on arraché les plantes superflues j car jl est à remarquer qu'on n'en laisse qu'une, et quand les distances sont grandes où en laisse au plus deux. Quand il a atteint un pied et demi on le butte pour la dernière ibis. 11 faut faire bien attention de ne pas donner ces cultures par un temps humide« Le buttage est indispensable dans la culture du maïsl On ne peut jeter trop de terre contre les tiges de cdte plante, autant pour faire pousser des racines au collet que pour la garantir de Phumidite et des coups de vent.

On fait souvent cultiver le maïs à la tache. On paie 4 .fr- V^^ vingt ares (îans des terres sablonneuses comme à ffoerdt ^ ce qui fait 80 fr. pour les quatre cultures d^un hectare. Ces frais sont considérables , mais il serait injuste de les mettre à la charge du mais , puisque Fa— mélioration qui en résulte, agira sur plusieurs récoltes subséquentes. Dans une exploitation un peu considérable , ces dépenses peuvent êhre réduites de beaucoup quand on peut faire exécuter ces cultures avec la houe à cheval et avec le buttoir^ elles n^en seront peut-être que mieux

Si8 ctiLfimt

faites* A cet effet ^ 6a serait obligé d^îhtrôduire un léger Ghaûgement danâ la manière de planter, et il faudrait se procurer ces deux instrumens« ï)ans une etploitatibn où Ton ne cultii^e qu'un hectare de maïs , le prix de ces instrumèns serait payé au bout de deux ans par Téconomie de inain*-d^œuvre ; et ced est d^autant plus vrai ^ue ces instrumèns sont du reste très-propres a la culture des pommes de terre et du colza*

La. manière de planter le mais à cet effet est celle-ci* On met les lignes à trois pieds de distance comme à rordinaire, avec la différence jcependant que dans les lignes les grains seront posés: isolément à un demi -pied Tun de Tautre*' Comme il n^est pas nécessaire de procéder avec une grande exactitude , on peut , au lieu de Jposer péniblement la semence en terre , la jeter . '*^lavec un tant soit peu de précaution dans la raie. Si Ton a un semoir sous la main , il est préfé*- . ^ rable à tout. Au lieu de la houe à main on se sert de la houe à cheval pour biner les Intervalles des lignes. Quand les plantes ont atteint ' huit à dix pouces , on arrache les pieds superflus j de manière qu^il y ait vingt-quatre pouces de ' '^^ distance d^une plante à Tautre (i)« Le bûttage

(i)tJe ne conseillerai jrnnais de mettre les l^es à deux :À, P*^ ^^ ^^ plantes à qniaie oa dix-huit pouces en ligne ,

ïrtJ MA»* * 310

«^exécute en deux ou trois (bis^ mieui et plus régulièrement avec la charrue ou lebuttoir, qu^à la main. De cette manière les tiges de maïs se trouvent sur de longues crêtes qui vont d'une extrémité du champ à Tautre* Je ne recommande celte méthode que pour les pièces de teve lon^ gués et étroites /ou de largeur ordinaire; celle que je Tais décrire est préférable sur des pièces carrées ou de largeur convenable. Quand le champ â été labouré et égalisé avec la herse ^ on tire, avec une dbarrue sans versoir ou avec un ver-* soir trèfr-étroit^ des Mies très-peu profondes, à trois et même à quatre pieds de distance Tune ^e Fautre, on croise celles*ci par d^autres tirées en

comme cela est décrit dans les principes de ^agriculture ra.'«> sonnée , § IV, p. 333 ; car outre qu^îl serait très-dlflicîie (}é cultiver le maïs à des distances aussi rapprochées , il ne mûrirait pas dans des années humides , et épuiserait trop le fR>l comme on en a fait Pexpërience en Italie. De cette ma-«, nièreon roanquendt une partie de ce que Ton se propose en .leiiltivant le maïs , en ce qv^il ne serait plus une récolte préparatoire pour le hlé ; et le proverbe qui dit que ks^ aematlles épaisses produisent de petites récoltes, se trouverait vérifié. On pourrait cependant, pour se procurer une ! . plus grande quantité de fourrage, mais en maintenant toujours rintervalle de trois pieds entre les lignes , laisser monter jusqu'^à un pied et demi, les t^es iptermédiaires ^ avant que de les artacher. (Note de If. Schiveisz).'

3aO GULTOEÉ

travers et à la même distance. Aux points où ces raies se couperont ^ on plantera quatre ou cinq grains de maïs sur lesquels on poussera un peu de terre avec le pied pour les couvrir légèrement. De €ette manière on peut parfaitement cultiver ea long et en large , et chaque butte sera isolée comme dans la culture à la main. On laissera tout au plus deux tiges par butte^ On ne pouira 3; planter de haricots ni semer du chanvre^ attendu qu^avec la houe à cheval on ne peut les ménager comme avec la houe simple; mais le mais sera d^un rapport plus considérable et plus sûr. De plus 5 la terre recevra toutes les préparations dont elle peut avoir besoin.

Élagagej éhranchange et ététement du maïs*

Le maïs pousse ordînaîtement près de terre, des tiges latérales qui ne produisent que de petits épis ou qui le plus souvent sont stériles; si elles n^enlèvent pas une partie des forces de la tige principale , elles contribuent du moins à puiser plus fortement le soi. On a soin de les arracher, et elles fournissent un fourrage pré- ' cîeux. On ne laisse que deux ou trois épis à la tige principale, et les autres sont enlevés en même temps que les pousses dont je viens de parler*

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