‹ Annales agricoles de Roville (volume 3)Chapitre 43 sur 72 · DESTRUCTION · texte numérisé non relu

DESTRUCTION

Du Chiendent^ par M. de ITôiibasle.

J'ai déjà parlé des moyens que J'emploie avec un plein succès ^ pour arriver promptement à la destruction complète du chiendent; cependant cet objet est si important, que je crois devoir^ après six années d'expérience dans les terres lesi plus infestées qu'il soit possible de rencontrer ^ réunir en un seul article, tous les détaib des procédés dont je crois le succès infaillible.

La principale erreur dans laquelle on est tombé généralement, lorsqu'on a eu à purger une terre très-infestée de chiendent , a été de croire que l'on devait extirper du sol les racines de cette plante, pour les transporter hors du champ, et cette erreur a été certainement la principale source des embarras et des diflkultés que l'on a rencontrés dans l'exécution , et du peu de succès que l'on a obtenu* On a employé des moyens mécanique» de divers genres pour l'extirpation des racines^ soit par des înstrumens à main , soit au moyea d'instrumens mus par des chevaux j maïs quel que soit le procédé que l'on emploie , l'opération est ^x€es6ivement dUEcik, et loisqu^'aibrcedetaB^

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et de dépense on est parvenu à Texëcuter avec toute la perfection que Ton peut raisonnablement espérer, on n^a encore rien fait^ Car, quelques soins que Ton ait pris , il restera toujours dans le sol assez de fragment de racines pour Finfester dans Tespace de deux ou trois ans , tout autant qui! Pétait auparavant Je ne connais réellement qu^un moyen e(Bcl3tce d^arriver au but par ce procédé , c'est celui qu'emploient les jardiniers soi^ gneux : en labourant à la bêche ils ont Tattention de diviser exactement chaque motte de 'terre, et ils épluchent à la main, avec scrupule, les moindres radicules de chiendent qu'ils y aperçoivent, les mettent dans une manne qu'ils ont toujours à côté d'eux, et les transportent au dehors pour les brûler. On conçoit bien que cette opération serait impraticable, à moios que Ton ne voulût y consacrer un espace de temps hors de toute proportion avec les résultats , si l'on voulait labourer à la bêche un terrain même de peu d'étendue entrelacé de racines de chiendent dans toutes ses parties , comme ne le sont que trop souvent les terres arables. Cest donc inutilement que Ton tenterait de nettoyer complètement un pareil sol , par les procédés dont on peut économiquement faire usage dans la culture rurale, si ces procédés devaient avoir pour but d'enlever exactement U totalité des racines du chiendent.

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