‹ Annales agricoles de RovilleChapitre 28 sur 67 · MACHINE · texte numérisé non relu

MACHINE

fr. c.

ir. c.

Si nous vqulioDS comparer la dépense da battage au moyen de la machine , à celle du battage au fléau et du dépiquage dans les provinces méridionales du royaume , nous éprouverions quelque difiiculté pour apprécier ces dernières , parce qu^elIes varient infiniment , suivant les localités , et qu^ordinairement elles se paient en nature. Cependant^ diaprés les prix moyens du froment dans les diverses parties du royaume , et en pre— nant en considération la dépense de nourriture de batteurs , suivant Tusage ordinaire , nous trouverons qu'il n'y a qu'un très-petit nombre de localités où le prix du battage du froment au fléau ne dépasse pas i fn par hectolitre ^ et il en est beaucoup où il s'élève à i fr* 5o cent , et même au-delà* Je pense qu'en l'évaluant , en terme moyen , à i fr. 25 cent. , nous resterons audessous de la vérité. Dans un excellent rapport fait par M. Darhlay à la Société royale et centrale d'agriculture, et inséré dans le deuxième volume des mémoires de cette Société, pour 1827, on trouve des recherches fort intéressantes sur ce sujet, et d'après lesquelles le prix du battage au fléau pe devrait être évalué qu'à environ 1 fr. par hectolitre de froment, pour la moyenne des localités sur lesquelles il était parvenu des renseignemens à la Société. Mais comme ce taux a été obtenu par l'évaluation de la portion de grain accordée aux batteurs, au prix moyen

du froment ^ dans les six années qui ont précédé 1826 , il faut certainement élever ce taux ^ si Ton veut obtenir une moyenne de i5 ou 20 ans^ car ces six années ont été remarquables par Favilis-' sèment du prix des grains^ si Ton prenait la moyenne des quatre années qui les ont suivies , on trouverait sans doute une augmentation de 5o à 60 cent, dans le prix de battage de Thectolitre de froment*

Quant au dépiquage par le piétinement des chevaux ^ ce même rapport prouve avec évidence qu on doit en évaluer la dépense à environ n fn par hectolitre de froment , du moins dans tous les cas où la paille est coupée près de terre^ comme il est nécessaire de le supposer pour établir la parité avec le travail de la machine^ car si Ton suppose la paille coupée à moitié de sa hauteur ^ la dépense du battage sera infiniment diminué, soit au dépiquage , soit au fléau, de même qu^elle le serait par remploi de la machine ; mais tout cultivateur expérimenté peut apprécier la perte qu'il éprouve dans ce cas* D'un autre côté on peut juger par les calculs que j'ai présentés plus haut, qu'on ne peut porter en moyenne à plus de 5o cent, le prix du battage de Thectolitre exécuté par de bonnes machines, dans les fermes dont l'étendue est au moins de 40 o^ 5o hectares de terres arables. Il y a -donc économie de plus de moitié sur le travail du fléau , et dès trois quarts sur celui du dépiquage.

A BATTRE. a.lg

Je vais réunir dans le tableau suivant, le montant total de la dépense annuelle du battage, pour le^ diverses exploitations dont j'ai parlé ^ dans le cas-oi-fon emploie soit le dépiquage^ avec une dépense de 2 fr. par hectolitre, soit le travail du fléau, au taux moyen de 1 fr. ^5 cent par hecti^itre, soit la petite machine à deux chevaux, soit la grande, nettoyant et vannant le grain, et toujours dans la supposition que cent gerbes rendent cinq hectolitres de froment La première colonne de ce tableau indique la quantité de grains de toute espèce produite dans chaque exploitation , le tout réduit en hectolitres de froment, comme je Tai expliqué plus haut

1* F«nne dWe vingUine d^hecures ^ prodaisant 5ooo gerbes. . . / • . .

a« Ferme de ^o à 5o hectares , produiiant loooo gerbes.

3* Ferme de 80 à 100 heciaret , produisant aoooo gerbes

4^^ Ferme de 160 à 100 hectares, produisant 40000 firbas

• si

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