ET LA FERME DE FI.OTBEC
rable à la culture , en raison de sa composition iatime, du mode d'agrégation des principes qui le composent, de la forme et de la grosseur de ses molécules , de Tépaisseur de la couche cul-* tivée ou cultivable, de la nature du sous-sol , de la facilité avec laquelle il se laisse amener ^ par ks travaux de la culture, au point d'ameu-* blissement le plus convenable à la végétation^ enfin par toutes ses propriétés naturelles ou acquises , dans leurs rapports avec les circonstances du climat,^ la situation, etc.; et indépendamment de Yhumus et des autres substances du règne organique qui servent d'alimens aux vé*gétaux et qui peuvent s'y rencontrer en proportion plus ou moins considérable; c'est Faction produite dans le sol par ces dernières substances, que Ton désigne sous le nom de richesse (i).
(i) M. Crad^ en parlant de cette méthode numérique^ a traduit les expressions allemandes par les mêmes mots qae Remploie ici, à Pexception du mot Kraft y qu^il traduit jOiV fertilité y tandis que je le traduis par puissance, M. de Gasparin ^ dans un article sur le même sujet, inséré dans le tomeXXXde la 2' série des Annales d^agricuUure française^ fait observer avec raison quele moifertUité^ employé dans cd sens, pourrait présenter quelque confusion, attendu que dans ^acception ordinaire , il est synonyme de fécondité ; il Pa donc remplacé par activité. Peu demande pardon à ce •ayant agronome , nfoîs il me semble que cette dernière ex*
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Il est clair, d'après cela, que c'est de la puis--, sance et de la richesse que Aé^endU fécondité de tout terrain, c'est-à-dire, la propriété qu'il possède de produire des récoltes plus ou moi as abondantes. En exprimant par des nombres les degrés de puissance et de richesse , l'expérience a démontré que ce n'est pas en ajoutant l'un à l'autre, que l'on forme le degré réel dejecon-dité^ mais en les multipliant l'un par l'autre; et l'on déduit aussi de Tobservation des faits, le rapport que l'on doit établir entre le chiffre qui exprime la puissance^ et celui qui exprime la richesse.
On conçoit facilement que, dans tout ceci^ la première donnée doit être entièrement arbi-
prei^on rend encore d^nne manière imparfaite Pidée exprimée par le mot allemand. Dans toute notre langue , je n*ai pas trouvé de mot qui exprimât mieux cette idée que celui de puissance , et c^est pour cela que je Pai adopté ici. Je sais bien que Papplication de ce mot aux propriétés de la terre , est entièrement inusitée \ mais il devait en être ainsi , puisqu^il s^agit d^exprîmer une propriété du soi y qui nWait jamais été considérée isolément. Cette propriété, qui résulte de la composition intime delà terre et de diverses autres circonstances , constitue bien en effet la puissance du sol à favoriser la végétation par faction qu^il exerce sur Phumus et les autres matières organiques qu^il peut contenir.
ET LA FERME DE FlOrBEC. aSS
traire : c^est la mesure que Ton choisit^ et à la* quelle on compare toutes les valeurs dont on veut apprécier les rapports \ ainsi , que Pon ait pris ^ pour exprimer le degré de puissance du premier terrain que Ton a soumis à Texpérience, le nom^ bre4) 6, lo^ ou tout autre, cela est entièrement indifférent , et il s^agit seulement d'établir pro-portionnellement à ce nombre, le degré de puis^ sance de tous les sols que Ton voudra lui comparer , et de rechercher par quel nombre il faudra exprimer les degrés de richesse que Ton ajoutera à ce sol par une quantité déterminée d^engrais, par exemple, d'une voiture de fumier d'un poids donné ^ afin de former de ces deux facteurs un nombre qui exprime le degré à&fé-* condité du sol ; en sorte qu'en supposant qu'une récolte de tel nombre d'hectolitres de froment lui enlève un certain nombre de degré àt fécondité ^ on obtienne , par les résultats deJ'expérieîDee, j»ur une série de récoltes successives, des résultat& numériques qui s'accordent avec les faits. On ne doit donc pas chicaner les auteurs de l'agronométrie sur la valeur de l'unité numérique qu'ils ont adoptée, pas plus que l'on ne devrait demander compte de l'adoption de tout autre unité numérique^, dans des calculs d'un autre genre; car elles scmt toutes indifférentes ou arbitraires quant à l'^ac^ titode des résultats , cette exactitude ne reposant;
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quesur les rapports des nombres qui les expriment* La première donnée étant adoptée pour un sol déterminé , M« de Foght arrive à la détermination du degré de puissance des autres terrains quMl veut lai comparer ^ au moyen d^un procédé très-ingénieux fondé sur des expériences directes , mais qu^il serait beaucoup trop long d^exposer ici. Le degré de puissance est exprimé par M. de F^ogkt au moyen de chiffres bas : ce degré varie de 3 à 8 dans les terres de son domaine. Dans les calculs quMl a établis sur cette base , le degré àtfécondité d^un sol qui , dans une année moyenne^ produit 84o liv. de froment par Morgen^ ou sS hectolitres 21 litres par hectare ^ se trouve exprimé par le nombre 720. En réduisant en nos mesures de superficie et de capacité ^ celles qui sont en usage chez lui , ' le nombre qui exprime les degrâ à^ fécondité sur son échelle doit être divisé par ^8,56 ^ pour donner le nombre d^hectolitres que Ton doit at« tendre, dans une année moyenne,, du terrain auquel ce nombre s^applique ; ainsi chacun peut facilement rapporter àTéchelle agronométrique de M. de Voghty U/écondité à^na terrain quelconque : il suffit pour cela de faire Tévaluation de la quantité de froment q^e le cultivateur peut raisonnablement attendre par hectare de ce terrain , dans Tétat où il se trouve actuellement , et éi M^[K)sltilt uneréeolte moyenne, ce qui est tou->
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jours facile au cultivateur expérimenté qui conoait bien ce terrain ^ on multiplie ce nombre d'hectolitres par 28,56, et Ton a le degré de /eoondité. Ainsi , je suppose un terrain qui , en Fensemençanf sans fumier, ne doit produire, dans une année commune, que i4 hectolitres de froment par hectare 5 ce sol est en nombre rond à 400 degrés de fécondité.
M. de Foght a trouvé , par des expériences nombreuses, qu'avec le chiffre quMl a adopté, pour exprimer le degré de puissance^ et qui forme la base de toute la méthode numérique, l'augmentation de richesse produite par chaque voiture de 80 pieds cubes de fumier demi-consommé, doit être exprimé par le chiffre 3^ ainsi, si l'on amende le sol dont je viens de parler, avec 25 voitures de fumier par hectare, on y ajoute 75 degrés de richesse ^tl si l'on suppose que la puissance de ce sol est exprimée par 4 ^ il faut niultiplier par ce dernier nombre , les 7$ nouveaux degrés de richesse , et l'on trouvé que l'on a ajouté au sol 3oo degrés àt fécondité^ il se trouvera donc porté par cette fumure de 400 à 700 degrés.
C'est aussi d'une multitude d'observations ,
que M. de J^oght a réduit le nombre de degrés
de richesse.^ qui sont enlevés au sol par une récolte
d'un nombre déterminé d'hectolitres de froment ,
6« LIYK, 1 7
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d'orge , de colza, de pommes de terre , etc. ; ou si Ton veut , le nombre de degrés enlevés à la terre par chaque hectolitre de Tune de ces récoltes; en sorte qu'il tient constamment écriture de la situation de chaque pièce de terre , sous le rapport de \di fécondité ^ de même que Ton établit la situation d'une caisse ou d'un magasin, par entrée et sortie.
On conçoit très-bien que les chances des saisons et une multitude d'autres circonstances, tendent fréquemment à altérer les résultats que Ton obtient ainsi par le calcul ; mais , dans la méthode usitée par M. de Voght , l'observation des faits vient constamment rectifier les chiffres ^ et l'on est forcé de reconnaître , dans tous les moyens qu'il emploie pour affranchir ses résultats numériques de toutes les causes accidentelles de perturbation, une sagacité admirable , et une patience vraiment germanique.
M. de J^oght est trop éclairé pour croire que l'échelle dont il fait usage, ne doive pas éprouver des modifications plus ou moins importantes , si l'on voulait l'appliquer à d'autres climats ou à d'autres situations^ aussi il ne dit pas voilà mon échelle, employez-la partout 5 mais il nous dit, voilà la méthode par laquelle }'ai construit mon échelle , et par laquelle chacun peut construire celle qui convient à son sol et à sa situation»
ET LA FERME DE FIOTBEC. aSg
Mé de P^oght pense que sa méthode agronométrique pourrait être adoptée dans Tusage or-^ dinaire de Fagriculture^ et il appuie cette opi*nioa sur Texemple de quelques agriculteurs de son voisinasse , qui s'en servent à son imitation , et qui y puisent dés lumières très-utiles pour leur pratique. J'avoue que je crains qu'il ne se soit formé une trop haute opinion de la capacité or-^ dinaire des cultivateurs ^ même en les prenant dans les rangs les plus élev& de cette classe^ l'application de cette méthode exigera sans doute pendant long-temps encore , un degré d'instruc-^ tion , de lumières et de tension d'esprit qui en écarteront nécessairement le plus grand nombre des pratieicns j d'ailleurs l'exactitude des résultats n'est pas et ne peut pas être , dads cette méthode^ une conséquence rigoureuse tirée de données invariables : il faut ^ au contraire , ap^ porter constamment à l'appréciation de plusieurs valeurs^ un tact et une rectitude de jugement qui ne se rencontrent pas communément; en sorte que l'agronométrie n'est pas^ je pense , à la portée de l'immense majorité des cultivateurs; mais il serait très-injuste de présenter ces considérations comme /une objection qui dût faire repousser l'introduction de cette méthode dans l'art agricole. La tendance générale des esprits peut bien nous faire espérer que l'on verra s'ac-*
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croître tous les jours, dans la classe des hommes adonnés à Tagriculture , le nombre de ceux qui sont capables de porter leurs idées dans un cercle plus étendu ^ la méthode se simplifiera sans doute aussi, à mesure que Tusage s'en étendra^ car une conception de ce genre n'est pas de nature à pouvoir être portée d'emblée à son plus haut point de perfection , même par les esprits les plus vastes et les plus éclairés. Enfin, telle que Ta faite M. de F^oght , la méthode agronométrique doit certainement offrir un très-haut degré d'intérêt, sinon comme pratique générale de Part, du moins comme un admirable procédé- de recherches, au moyen duquel oi^ arrivera certaiiiement à fixer les idées sur une muhitude de points les plus împortans de la pratique. Si une douzaine d'agriculteurs consciencieux, travaillant «ous des climats differens , et dans des circonstances diverses, eussent employé cette méthode, pendant une série de douze années, comme M., de Voght , pour rechercher, par l'observation précise des faits, la valeur que l'on doit attribuer à toutes les causes de modification dans la fécondité du «ol , quelle masse de renseignemens de la plus haute importance n'offrirait pas la publication et la coimparaison de semblables documens , et quelle lumière n'en tirerait-on pas, sur des points dans lesquels la pratique'et l'expérience des hom-
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mes les plus éclairés laisse encore du vague ou de rincertitude ? Aussi je crois que le travail dont M. de Voght s'occupe en ce moment pour la publication des détâilç de ses travaux^ offrira un haut degré d'intérêt aux agriculteurs éc}airés, et trouvera des hommes auxquels le zèle ne manquera pasnpour eruployer, dans Tintérêt despro-* grès futurs de la science , le nouvel instrument qu'il mettra entre leurs mains.
Outre Tapplicalion sur une grande échelle de la méthode agronométrique^ la culture de Flotbec présente encore quelques autres points trcs-importans ; par exemple , l'emploi raisonné et trèsétendu des récoltes vertes enfouies pour engrais : M* de Voght en fait un très-grand cas ^ et nulle part on n'^en avait tiré un parti aussi important. Les calculs agronométriques lui ont permis d'en apprécier exactement l'efficacité , comparativement aux engrais ordinaires, ce qui n'avait pu être lait jusque-là qu'avec beaucoup ^e vague et d'incertitude. C'est lui, je crois, qui a annoncé le premier que certains terrains qui, par leur nature , ne pouvaient profiter de l'application des fumiers , de manièrje à en payer la valeur , pouvaient , par l'emploi répété des engrais verts , être amenés à un état tel que l'application du fumier y devînt profitable.
Dans les fragmens que l'on va lire, on remar-
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quera sans doute aussi les faits par lesquels M. de Voght a été conduit à adopter , relativement aux semailles des céréales, une opinion entièrement opposée à celle qui doipine chez les agriculteurs ^ savoir , qpe le froment en particulier donne des produits plus abondans ^ en enterrant la semence très-superficiellement , dans un sol dont la surface a été amenée, par Faction d'instrumens appropriés, à un état complet de pulvérisation, dans une profondeur d^une couple de pouces. On doit remarquer néanmoins que les conditions dans lesquelles M. fie Voght place les grains de semence, dans le procédé quMI a adopté, sont fort différentes de celles dans lesquelles ils se trouvent placés dans les procédés de la culture ordinaire; et c^est certainement de là que naît k différence des résultats. En général , avec un observateur comme M, de Voght^ il faut se garder de blâmer une pratique avec légèreté , ou de contester un résultat, parce qu'il n'est pas conforme à Topinion commune ; et tout ce qui vient de lui, mérite certainement une attention particulière. Après ees observations préliminaires, je laisse parler M. de Voght^ en rapportant textuellement quelques fragmens de sa correspondance et de brochures récemment publiées. Je commence par quelques renseignemens qui m^ont été fournis à ma prière, par M. de Voght^
Kt lA FIEME DE FLOTBEa a63
sur la situation et Fhistoire de son exploitation rurale*
« (i) La terre de Flotbec est située
dans le Holstein ^ s.uf la rive droite de FËlbe , à une bonne lieue de la ville d^AItona et à une lieue et demie de la ville de Hambourg. Elle comprend la presque totalité du village du Petit -- Flotbec tt une partie considérable des villages du Grand-Flotbec et Barenfeld. Une grande partie de la terre est située sur le rivage de TElbe , qui forme ici une espèce de port. »
« Hambourg est situé à 53^ 82' de
latitude , 7^ 38' de longitude est du méridien de Paris. La situation très-rbasse du Holstein ^ dont les deux côtés sont presque au niveau de la mer^ La proximité des deux mers entretient Phumidité dans tous les bas-ifonds qui se trouvent presque partout entremêlés avec des éminences sablonneuses. Cest par cette raison que la tem-» pérature est généralement plus froide que ne porterait la latitude-, mais c^est aussi par la même raison et à cause du fleuve, des deux rivières et de la marée qui remonte jusqu^à plusieurs lieues au-delà de la ville , que nous avons ra*rement des froids çxcessils ou au-dessous de 12
(1) Extraite de lettres écrites par M. de Voght k^. de^ DombasU.
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degrés sous zéro de Réaumun Nos hivers commencent généralement en décembre , durent souvent jusqu'en mars ; nos printemps , qui ne commencent guère que vers la fin d'avril , sont par conséquent très-courts. L'agriculteur n'a souvent que quinze jours ou trois semaines pour semer les avoines, et quatre à cinq semaines pour planter des pommes de terre; encore faut -il que Ton ait eu grand soin de bien saigner les champs et d'établir des conduits souterrains, pour que l'humidité que donne la fonte des neiges tardives n'abrège pas encore ce court espace de temps. Le seigle se récolte au commencement, le froment jusqu'à la mi-août. Les automnes sont généralement beaux.»
.« La ferme de Flotbec comprend
plusieurs parties louées à des particuliers, plusieurs terres affermées , de grandes plantations de sapins et mélèzes, des prairies considérables, un verger et des pépinières qui ^ sous la gestion de MM.Boothy sont devenues un des premiers établissemens de ce genre sur le continent; Ce qui a été réservé pour la ferme expérimentale est -d'environ loo hectares de terres labourables , dont 80 , continuellement en rapport dans le Petit-Flotbec^ contiennent des bas-fonds et des coteaux d'une légère élévation; ao hectares au Grandr Flotbec^ sont entièrement sablonneux* Comme
ET LA FERME DE FLOTBEC. â65
nous ne sommes sujets a aacun impdt indirect, les terres des 80 hectares se loueraient , ai^ec la culture usitée dans le pays , de 70 à 75 fr. rhectare, les impôts ( très-considérables ) étant payes par le propriétaire* Le reste se paie^ rait 35 à 4^ ^r.A dix lieues de distance de la ville, le loyer ne serait que de la moitié ou des deux tiers de ce taux.
» Le sol, au Petit-Flotbec^ est léger sur lesélëva«tions; ce que nous nommons sable glaiseua:* Le sous* sol, à 1:2 à i5 pouces au-dessous de la surface , est une terre glaise , jaune ou l>leuâ« tre y point friable , contenant peu de parties calcaires ^ ce que nos paysans nomment glaise morte. Lorsque je fis Tacquisition de Flotbec , la charrue n'allait qu'à 4 pouces de profondeur : peu à peu j'ai porté le sol labourable à 1 5 pouces. Il est inutile d'ajouter combien ce sol a gagné par-là.»
« • • • • Ce sol retenait médiocrement Thumidité^ mais depuis quelques années ma méthode de puli^ériser quelques pouces de la surface a augmenté l'attraction et la perméabilité du sol pour , l'atmosphère , et il retient mieux l'humidite , probablement parce qu'il offre plus de surface, et par-là plus de moyen d'adhésion à l'eau. C'est là ce qui contribue d'une manière incroyable à la force végétative du germe et à la pousse de U tige et des radicules. »
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« • • , • Les 20 hectares de terres sablonneuses sont dans le Grand-Flothec^ village plus éloigné de la rivière» Le sol ^ dans 16 hectares^ est très^ sablonneux et contient environ 80 pour ^^ de sable grossier. Le sous-sol ^ à 3 à 6 pieds de profondeur, est une glaise froide et compacte. Le sol qui a été labouré à la pouces de profondeur, retient très-peu Thumidité, doit être très-rarement labouré) mais gagne beaucoup par la pulvérisation de la surface , et à être roulé. Les herbes nHy croissent guère spontanément, et ce sol, qui ne supporte que le fumier de vache ou un com<-- . post , n^est bon que pour le seigle , les navets e^ le sarrasin. Il est d^un certain rapport en pommes de terre dans les années pluvieuses , nul dans les années de sécheresse pour les qualités j^r/nei^^^^^ encore bon pour les grosses pommes de terra aqueuses , pour les bestiaux.
» Les 4 hebtares enfin de sable mouvant ^ qui ne contiennent que quelques pour ®|o d'argile , n'avaient jamais été mis en culture , quand j'imaginai d'y essayer l'enfouis^sage des récoltos vertes , qui avaient opéré des prodiges sur les 16 hectares, et cela sans aucun secours d^engrais.
» Il s'agissait d'y exciter une végétation quet^ conque \ je n'y employai donc pour semaille que le rebut qui restait après le nettoiement des blés; je ne craignais pas les mauvaises herbes^, attçndi^