‹ Annales agricoles de RovilleChapitre 32 sur 67 · ET LA FERME BE FLOTBEC · texte numérisé non relu

ET LA FERME BE FLOTBEC

qu'elles nVrrivaient jamais à la floraison ^ je se-* mais très-dra : il me suffisait quMl y eût une végétation quelconque. Le succès a été aussi complet qu^l m^était raisonnablement possible de Tespé^ rcr. »

« • . . . Propriétaire de Flotbec depuis 1785^ yj introduisis bientôt des assolemens convenables ^ au lieu de la jachère, des trois céréales et de cinq années de pâturage. Arthur Young et Marshall étaient mes maîtres. Avec les înstrumens du pays , je tâchai d'introduire une meil* leure rotation. Je lus le premier qui, dans le nord de TAllemagne , cultivai la pomme de terre en plein champ ^ elle n^était cultivée encore que dans les jardins. Je la substituai avec succès à la jachère^ ^e fis le premier entrer le trèfle dans les assolemens. J'avais uq mauvais sol à cultiver, de 4 21 5 pouces de profondeur, mélange d'argile et de sable , sans mélange de terre calcaire. Je me trouvais heureux de récolter sept fois la semence en seigle , après la jachère et Tengrais. J^avançais lentement dans Pamélioration du sol , lorsqu'en 1792 , je fis en Angleterre un séjour de trois années , presque entièrement voué à Pétude de Pagriculture. Je m'occupai, avec Tinfatigable sir John Sinclair^ de la confection de ses rapports , 'que le Board of o^iculture fit alors lever dans tous les comtes de l'Angleterre , et^i ont si puissamment con^

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tribué à répandre rinstruction agricole dans ua pays où Ton ignorait, à quelques liei^es de distance, Texistehce de pratiques admirables, et où l'extrême barbarie était souvent voisine de la culture la plus industrieuse. Cest avec ces rapports en mains, que je passai de fermier en fermier, chez Ducket et Backewell , chez Young et chez Mars^ hall^ à TFoodStockj et chez M. Coke^ comme chez les fermiers du riche Carse qf Govrie , et de tout le sud de l'Ecosse où l'agriculture est encore bien plus parfaite qu'en Angleterre.

> En 1796, je retournai chez moi, avec la charrue de Smally les charrettes pour les récoltes et celles pour le transport des terres et des engrais, si bien combinées qu'un cheval tire sans peine 1000 kil. pesant J'apportai des rouleaux y herses, petites charrues de toute espèce , extirpateur , le semoir de Coke , la machine à battre les grains, et tous les nombreux instrumens aratoires en usage alors. J'amenai un fermier, un pépiniériste et une demi-douzaine de laboureurs , qui instruisirent les miens dans l'art de faire usage de ces instrumens. Je bâtis une quarantaine d'habitations , et je n'ad* mis plus que des valets mariés qui , une fois instruits, ne me quittèrent plus, et qui remplacèrent bientôt les étrangers. J'utilisai le travail des femmes et des enfans, pour lesquels je fondai une école. L'art de manier dans une grande

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