ET LA FERME DE FLOTBEC
pertectîoa les instrumens aratôiresy dans les opérations les plus difficiles , devint héréditaire dans ces familles. La division du travail a donné une précision et une célérité qui sont restées même à la vieillesse. Je n^ai perdu d^ouvriers que par la mort.
» Cest ainsi que, même pendant une absence de 10 années, dont une grande partie a été passée en France , l'agriculture n'a cessé de faire quelques progrès chez moi. En France, j'eus le bonheur de connaître votre excellent Morel de 'Findéj François de Neuf château ^ Yvart^ auquel Part des assolemens doit presque, adtant qu'à feu mon ami Pictet de Lancy-y chez qui je passai un temps considérable. Je vis Dandolo^ en Italie, et la belle culture du Milanais^ de Y État de VÉglisej de la Toscane que mes dignes amis Sismondi et de Châteaui^ieuoc ont si bien fait connaître. Je vis encore Hoffwylj et de retour chez moi en 1812, renonçant aux. voyages et à toutes les autres occupations, je me vouai tout entier à mon projet de faire de Flotbec , à mes frais et dépens , une ferme expérimentale pour le nord de l'Allemagne. Je priai tous les agriculteurs de m'indiquer toutes les expériences qui pouvaient les intéresser, dont Vexécution me devint facile, après toutes les préparations données à mes champs et avec l'excellent inventaire
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que je possédais , et dont la surveillance déviai aisée, moyennant le bureau que j^avais établi* Cette ferme devait en même temps devenir nor^ maie pour tous les cultivateurs dont la localité, avait quelque analogie avec la mienne. Déjà^ea 1817, je publiai mes' idées sur la manière dont je croyais que le système que mes respectables amis Thaër^ von JVulfen et von Thûnen avaient cru pouvoir nommer la statique de Va-griculture^ pouvait servir à en perfectionner- la pratiquée
» Je ne pouvais toutefois me convaincre de Texistence de la science^ mais j^en adoptai la méthode numérique pour donner plus de fixité aux résultats des expériences que je publiai en 18:20 sur diverses cultures. En 1821 ^ je publiai le premier rapport sur \2l ferme expérimentale de Flotbec. En 1822, je commençai à rédiger mes idées sur la force vitale du germe des plantes^ sur la nutrition des plantes par Tatmosphère et sur Favantage pratique si peu connu , que Tagriculture pourrait tirer de ces observations. En i8a5 enfin , je publiai le résultat de mes nombreuses expériences sur la culture des pommes de terre , dont déjà depuis long-temps je cultivais 8 à 10000 sacs par an. Cest dans ce temps-rlà que j'ai eu le bonheur de rendre universelle , dans un rayon considérable , Thabitude de semer de la
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spergule , immédiatement après la récolte des céréales dans les terres légères , de procurer parlà un excellent pâturage aux bestiaux , d^étouffer les mauvaises herbes et d^enrichir considéra-^ blement le terrain. Je parvins à introduire dans de meilleurs terrains Tenfouissage en vert du colza, des navets, du seigle et de la lupuline (cette dernière encore dans les terrains légers): ce sont des engrais qui. ne coûtent rien au terrain ; c^est un cadeau que nous fait Tatmosphère et Textrême vitalité de la plante , qui améliore encore le terrain pendant la végétation. Cen^est qu^actuellement que je suis parvenu à donner à ma ferme toute la fécondité que les moyens connus jusqu^à présent peuvent lui pro«« curer. »
« Bientôt je pourrai , j'espère, me livrer
entièrement à Toccupation de classer , coordonner, comparer plus de 2000 expériences agronomiques , faites &ur deux rotations successives pendant l'espace de 1 5 années, toutes en plein champ et sur une grande échelle. J'ai eu le bonheur de pouvoir transmettre Flotbec et sa culture entre les mains d'un ami qui , dans la force de Tage, doué de beaucoup d'intelligence et d'activité, possesseur d'une très"*grande fortune, joint à ces avantages un goût décidé pour la culture. Je suis certain d'être continué, et je puis m'aban-
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•donner entièrement au soin d'utiliser les résultats d^un long travail.
» En attendant, je n^ai pu résister au désir que j'ai de vous communiquer, outre la culture de Flotbec en 1 829 , deux autres publications qui me paraissent d'un certain intérêt. La première est une lettre que j^écrivis Tannée dernière au plus respectable vétéran de Fagriculture en Allemagne , sur quelques avantages encore inconnus de^Venfouissage des récoltes avant laJLo-raison y pour servir d^ engrais auoc récoltes suivantes. La chose est connue depuis 2000 ans, et plus ou moins pratiquée en certains pays^ mais Ton ne sait pas assez généralement ce que 10 ans d^expériences m^ont appris sur Pavan** tage de les faire entrer en rotation régulière, d^obtenir par-là un engrais qui,. si le choix des plantes à enfouir convient au sol et si les semailles en ont été faites avec soin, équivaut à i5 à 20 chariots du poids de 1000 kil. d'engrais d'étable par hectare. Vous verrez quels prodiges on peut opérer par la persévérance dans les plus mauvais sables incapables de toute culture, et de quel avantage il est^ pour le fermier, de pon-* toir employer son engrais dans des pièces plus rapprochées ou pour une culture plus lucrative*
!> La seconde a pour objet de prouver combien il est avantageux de pulvériser avec soin ua