ET I.A FERME DE FIOTBEC
OU àenx poaces de la surface du sol cl d'y recouvrir les grains semés beaucoup plus légèrement qu'oa ne peut le faire avec les herses usitées jusqu'iei. Mes récoltes ont gagné 20 pour % depuis que j^aî adopté cette méthode ^ que la pratique a indiquée, mais qui se trouve corroborée et expliquée par les principes de la science. »
« Je termine la lecture de la 5® ![«
vraison des Annales agricoles de Roville
Je partage entièrement votre avis sur Tinjustice du Qiépris que Ton affecte souvetit pour la routine : elle est la source de tout ce que nous savons de véritablement utile en agriculture» Ce n'est qu'en allant de ferme en ferme, de métairie en métairie que j'ai appris quelque chose. Chez moi, depuis i5 ans, je n'ai fait qu'm/er— ro^er la nature et protocoler ses réponses. Je me garde bien â^ expliquer ses opérations , je craindrais de me former, malgré moi, des sys« tèmes qui ne peuvent que nuire à la sincérité de V observation.... J'emploie les mêmes moyens que vous pour la destruction du chiendent ; ils ne m^ont jamais manqué quand les printemps n'étaient pas trop pluvieux. >
c ^ Je suis absolument de votre avis
sur Beatson* Je suis entièrement de l'opinion que le compost gagne à être exposé sur la surface du sol ^ le fumier peut*être aussi en arriérées liyr. 18
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automne et en hîver. Le fumier Jrais répanda sur la surface , perd certainement beaucoup ^ sHl reste exposé aux ardeurs desséchantes du soleil pendant le printemps et Tété, Vous aurez vu dans mon rapport combien j^ai gagné à semer trés-dru l'avoine. »
« J'entends souvent encore répéter la
question si le froment réussit bien après les pommes de terre» Cette question est entièrement résolue chez mol ^ après 3o ans d^expériences sur plus de 100 enclos. Les résultats sont entièrement pour Faffirmative , pourvu que le frdment puisse être semé en septembre. La moyenne des différences entre le produit des semailles faites du 1 5 au ^5 ^e septembre et celles faites du lo au 20 octobre, a été de 1 2 pour V^ en faveur des premières 5 il est donc très- important de planter des pommes de terre hâtives, qui parviennent à maturité en août. Je ne sèmerais jamais du froment après des pommes de terre tardives, si ce n'était que leur produit au marché de Hambourg me dédommage amplement de la diminution sur la récolte de froment ; cependant , je ne dépasse plus le i5 octobre , et je destine le terrain qui ne peut plus être semé en froment, à Tavoine avec trèfle. Cela m'amène à vous faire part de la satisfaction que m'a donnée le succès complet de ma nouvelle méthode, de substi-
ET lA FEKME de FLOTBEC. -syS
tuer au dernier labour par la charrue, deux cultures . données par le Grubber (cultivateur perfectionné ) , seulement à deux pouces de profondeur. Avant , entre et après ces cultures , je fais herser quatre fois avec des herses à dents toujours plus rapprochées* Dans les premières , les dents sont longues et à quatre pouces de distance ^ dans leè dernières , elles sont plus courtes, plus fines et rapprochées jusqu'à un pouce 4 demi ( en bois , pour être plus légères. ) Entre les derniers hersages, je fais rouler le terrain avec des herses retournées , chargées d'un certain poids. Cest dans ce sol pulvérisé , sillonné par la plus rapprochée des herses , que je sème à la main et coàvre transversalement le grain semé avec la même herse«
» Cest ainsi qu'après des pommes de terre hâtives , j'ai obtenu quarante hectolitres par hectare d'un très-beau froment, que je vends pour semence, à 10 pour % au-dessus du prix du marché* Ce terrain avait produit, en i8-:27, 36 hectolitres de colza par hectare , après avoir reçu 6o chariots de compost aussi par hectare ; il était pour le colza, à notre échelle, à io6o degrés de fécondité. Après la récolte, il restait pour les pommes de terre gai degrés 5 elles donnèrent, en 1828, 20000 kilogrammes par hectare. Il restait pour le frojQ^ent S3g degrés : la fertilité de Tannée a
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été reconnue généralement de 10 à i5 pour % au-dessous de la moyenne^ calculant seulement sur 10 pour %, ces 889 degrés n^auraient dû faire produire à mon terrain , quoiqu^il eût i5 pouces de terre végétale, et qu^il fût parfaitement net et meuble, s^il eût été semé après le labour et hersé comme de coutume , il n^eût produit , disje , tout au plus que 3o hectolitres. Cest donc à ma nouvelle méthode que j^ai dû le surplus. Je ne me mêle pas d^expliquer les faits que j^observ|} cependant je pense que cette méthode , qui facilite étonnamment la germination et donne une grande vigueur à la jeune plante , conserve aux couches inférieures Fadhésion et cet état compact qui convient si bien au froment dans le progrès de sa végétation, t
« .... (1) Cest cet instrument qui porte neuf petits socs à un seul versoir , que notks nommons le Gruhher. Je ne m'en sers plus pour enfouir les semences, mais avec un très-grand suceès , pour pulvériser la surface à deux pouces de profondeur, après que le sol a reçu un labour à la charrue. Je le fais alterner avec la petite herse belge, qui tire des lignes à deux pouces de distance, et avec le rouleau, jusqu'à
CO Extrait d'une letUe écriu à M. BcUa par M. de Foght.