ET LA TERME DE FIOTBEC
ce que cette surface soît presque réduite en poussière. En semant alors sur les raies de la petite herse, et recouvrant la semence en largeur du champ avec la même herse ,^ je trouve d'abord, 1* que les grains sont également répartis à deux pouces de distance sur lé champ entier, de manière que vous ne trouveriez pas le plus petit espace, vide ] tandis ^ue semant après la charrue , ou après avoir enfoui avec le Grubber, je trouvais toujours les jeunes plantes amoncelées beaucoup trop dru-^dans les lignes et aucune dans Tintervalle des lignes qui étaient dé 6 à 8 pouces de largeur, et il est clair que les plantes s^étoufFent dans les lignes , et que l'intervalle est une pépinière de mauvaises herbes ; 2* que j'épargne au moins un , souvent deux labours , qu'il aurait fallu à la terre, si j'avais voulu donner à toute la profondeur le degré de pulvérisation nécessaire, chose presque impossible , et en iUe-méme nui«> sible, en ce qu'elle ôte au sol cette consistance qu^exigent dans la suite de la végétation , les céréales et particulièrement le froment et l'avoine. Cette pulvérisation est nécessaire d'abord poui' que les radicules puissent , au moment de la ger- \
mînation, s'aflPermir, et soient entourés d'une multitude de petits canaux qui leur apportent l'humidité salutaire ] ensuite cette pulvérij^ation seule peut rendre possible la semaille superficielle
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qui facilite si évidemment le développement du germe ^ multiplie les tiges et leur donne de suite plus de raideur. Cest sur un terrain ainsi préparé qu'il faut suivre l'expérience comparative.
» Depuis cinq années , j'ai annuellement con* tinué ces expériences comparatives , et j'ai toujours trouvé un avantage de 20 à 3o pour 0/0 en faveur des champs pulvérisés , et de la semence légèrement recouverte.
> Les 4egrés dont je me sers pour marquer nijmériquement les rapports ne vous embarrasseront point , puisque vous savez que vous n'avez qu'à diviser par 28,56 le nombre de degrés, et que le produit vous donnera le nombre d'hectolitres qu^un champ du degré de fécondité marqué par le chiffre produirait par hectare , année com-*^ mune, chez vous. Ainsi 720 degrés désignent chez moi un sol qui, année commune, donne ,840 livres de froment par morgen^ ce qui , réduit en poids et mesures chez vous, représente un champ qui, année commune^ donne 2^ hebto-* litres 2 1 litres par hectare. Tout comme un champ qui vous donne 25 heclol. 21 lit, par hectare ^ indique 720 degrés de fécondité sur notre échelle. Si une échelle semblable était adoptée ep Angle— terre ^ le fermier anglais , au lieu de vous dire , j'ai eu tel ou tel résultat, sur un champ qui me donne, année commune, 28,82 Bwchel^hx^cv^y