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vingt-deux hectol. par hectare.) Il paraît cependant que la dose est quelquefois plus considérable^ car un cultivateur anglais de TEast Riding ^ dans le comté d'York ^ assure que dans le Lincolnshire on emploie de trente à quarante et même soixante bushels par acre (de vingt-sept à trente-quatre, même cinquante-quatre hectoh par hectare) (The British Farmer^ s Magazine^ mai 1 8:29). Enfin, nous lisons dans le rapport du comité de la Société d'agriculture de Doncastre , que la quantité employée ordinairement varie , suivant la manière de répandre la poudre d'os , entre douze et soixante-dix bushels par acre ( entre onze et soixante-trois hectolitres, par hectare)^ c'est-àdire que cette quantité varie à peu près dans «la proportion d'un à six^ Mais c'est ici le cas de parler des diverses méthodes suivies dans l'applicatiou même des os piles sur le sol. On répand cet engrais de deux manières : à la volée ^ c'està-dire , également sur toute la surface d^u champ , ou en lignes , c'est-à-dire , uniquement sur les parties avec lesquelles les semences doivent se trouver en contact. On emploie ces deux modes suivant la préparation que les os ont reçue et aussi suivant le mode de culture adopté pour la récolte qui occupera le sol dans l'année de Ja fumure. Si par exemple on emploie les os .en mélange , en compost avec du fumier d'étable
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et d'autres eograîs non pulvérulens , alors on r^^ pand ce compost comme on le fait généralement pour le fumier long ; si au contraire on veut employer les os piles purs ou seulement en mélange avec des amendemens ou des engrais pulvérulens ^ alors on les répand à la volée si Ton fume pour une céréale, et en ligne si Ton fume pour une récolte sarclée , semée ou plantée en rayons. Dans ce dernier cas on a cherché à* abréger le travail en se servant de semoirs construits de manière à^semenen même temps la graine et la poudre d'os ; tel est par exemple le semoir connu en Angleterre sous le nom de weir's manuring drill et dont on trouve la description dans plusieurs ouvrages anglais et entre autres dans YEncjclopedia qf agriculture de M. Loudon^ P^gc ^^g.
Enfin il paraît que la quantité d'os piles qu'il convient d'employer sur une étendue donnée de terrain ) varie encore suivant le degré de pulvérfsation , et que plus les os sont broyés menus et moins on peut en employer relativement Ainsi nous voyons dans le Rapport du comité de la Société dagriculture de Doncastre , que lorsque les os sont en poussière trente-cinq bushels . suffisent ordinairement par acre (trente-un hectolitres environ par hectare ) \ tandis qu'il faut en employer quarante bushels ( trente-six hectolitres, par hectare) lorsqu'ils ne sont que grossière-
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ment concassa, parce que dans ce dernier état ils agissent moins promptement sur la végé-tation, à volume égal. On doit aussi employer une dose d^autant plus forte que le terrain a été plus appauvri.
Nous terminerons cet article par la traduction d^une note du rédacteur du Quarterly Journal of agriculture^ etc. (n^VII, novembre 1829.) € Il est remarquable, dit-il, combien cette » année-ci (1829)^ les cultivateurs de la Grande- » Bretagne se sont plaints du peu d^effet des os » pilés comparativement aux autres années. On » attribue cela à Textrême humidité de Tannée, » et ce fait semble confirmer ce qui est avancé » à^nshJDoncastre report^ sur le peu d^effet^ » des os sur les sdls naturellement humides. Mais » une circonstance plus sin^lière encore nous » a été signalée par plusieurs praticiens éclairés » qui avaient fait des expériences en grand sur > remploi des os pilés. Il nous ont assuré, » comme un fait positif, qu^une certaine quantité » de poudre d^os était suffisante pour produire » les plus grands effets possibles , et que lors » même qu^on augmenterait cette quantité , 1^ » effets resteraient les mêmes, c^est-à-dire que » cette augmentation d^engrais n^aurait aucun » effet sensible sur la ré^^olte. Voici quelle a été » rexpérience faite à ce sujet. On a varié la
J^Ht DE l'emploi
» quantité de poudre d'os employée sur des
» champs homogènes, égaux , contigus et semés en
» turneps 5 sur l'un on à employé vingt quintaux
» de poudre d'os , sur un autre quarante , sur un
!fr troisième une quantité encore plus considérable,
^ et ainsi de su^te. Le pi-oduit a été à peu près
2fr le même partout. Nous ignorons encore si ce
^ résultat peut être considéré comme une loi
^ générale. Il serait curieux de multiplier c&
9 expériences. »
5* /?e la durée d'action des os piles ^ et de leur valeur comparativement aux autres engrais.
Arthur Young prétendait, d'après son opinion . et celle de quelques cultivateurs anglais , que la fertilité produite dans le sol par les os se faisait sentir pendant une trentaine d'années 5 mais personne autre que lui n'a depuis avancé la même assertion, et les plus grands partisans de l'emploi des os piles ont considérablement diminué la durée d'action de cet engrais, M. Masclet^ dans ses lettres précitées , nous apprend que M.Dudgeon^ cultivateur écossais , aux opinions duquel il paraît ajouter une grande confiance, loin départager l'opinion à^ Arthur Young , affirmait au contraire que les os se décomposent assez rapidement dans ïe sol , et qu'au bout d'un an à peine en ren-
DES OS PIEÉS.' 4^3 ^
conlrc-t-on quelques vestiges, c II faut bien » cependant 9 observe M. Masclet^ que leurs
> effets se prolongent beaucoup au-delà, puis
> qu^on voit , dans l'ouvrage de Bayldon sur » les évaluations agricoles, que les frais de Tamen- » dément des os entrent dans les évaluations » pendant six ans pour les pâtures , et pendant » quatre ^ns pour les prairies en coupes réglées. » Après une récolte de céréales , l'amendement
> des os est censé avoir perdu le tiers de son
> effet, deux tiers après la seconde récolte, et
> la totalité après la troisième. > M* Masclet aurait dû indiquer ici la nature des récoltes qui viennent après la céréale.
Freid* Ebner (Dos Knocken^Mèhl ^ etc.) assure que l'expérience à appris que les os piles ont un effet plus durable que le fumier d'étable^ que cet effet est plus sensible à la deuxième qu'à la première année ^ et qu'il dure de trois à quatre ans; il ajoute que, selon les Anglais , cet effet se fait sentir jusqu^à la sixième et même k la septième année. Si l'on en croît Rehay , l'expérience a appris en Allemagne que les os piles agissaient efficacement sur le sol pendant trois ou quatre années de suite*.
« On a élevé des doutes, dit M* JVatson^ » au sujet de l'action des os piles sur la seconde ? récolte ) c'est-à-dire, sur l'orge ou l'avoine qui
4^4 Ds l'implox
> suit l^ turneps fumés avec cet engrais, et Ton ob«- » jectait la petite quantité d^os piles ordinairement
> employée pour les turneps. Quant à moi, je puis » affirmer avec ccMifiiance que , dans ma ferme^ 3 mes récoltes d^orge et d^avoine se sont amé— » liorées en qualité et pn quantité depuis que » j'emploie les os piles , et depuis lors aussi U » prairie artificielle qui succède à ces céréales » est plus précoce d'une quinzaine de jours. »
Enfin , nous lisons dans le Rapport du comité de U Société d'agriculture de Doncastre, que, sous le rapport de la durée de cet engrais^ on a un exemple qui prouve qu'une fumure d'os piles a produit des effets sensibles pendant quinze années consécutives ^ mais que l'action ordinaire de cette fumure n'est très-*sensiblc que pour la première récolte, pour les turneps, ce qui du reste est encore eitrêmement avantageux, puisqu'au moyen d'une forte récolte de racines , on se procure une {grande abondance d^engrais pour le reste de l'assolement
Venons maintenant â ce qui traite de la valeur des os comparés aux autres engrais. Fried. Ebner^ Rebay et l'auteur anonyme de l'article sur le mode d'action des os, article que nous avons traduit au commencement de cette notice, observent que les os piles ont sur le fumier d'étable l'avantage de ne point contenir de graines
DES OS PlliS. 4^^
de mauvaises herbes , ce qui permet de les employer pour toute espèce de récolte, tant sarclées que non sarclées^ tandis qu^en bonne culture le fumier d^étable ne peut être employé que sur la jachère ou. sur les récoltes que Ton peut biner fortement et plusieurs fois^ que les^ os piles étant très^actifs, sous un petit volume, peuvent aisément être transportés sur les champs situés de manière à rendre les charrois fort difficiles ou éloignés au point de rendre les transports du fumier trop coûteux. En effet, selon Ebnerj un quintal d^os piles égale, sous le point de vue de la propriété fertilisante, une voiture à quatre chevaux du meilleur fumier d^étable, et Rehaj assure que deux chevaux peuvent porter autant d^engrais de farine d'os que soixante voitures et cent-vingt chevaux charieraient de fu-^ mier ordinaire ^ il ajoute que Ton s^est assuré par des expériences réitérées, qu^un quintal de poudre d'os équivaut à quatre voitures du meilleur fumier, et que Ton peut se baser sur ce rapport \ mais il oublie de dire la tbrce de la voiture dont il parle. Nous avons déjà vu que la quantité d'os géné-^ ralement employée en Angleterre n'excédait pas vingt-cinq à trente^sept quintaux par hectare , pour des terres que l'on fumerait avec mille quintaux de fumier d'étable^ ainsi, en prenant le maximum des os employés^ ou trente-sept quintaux par hectare, chaque quintal de pou^e