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296 PUBLICATIONS FRANÇAISES ET ËTRAN6ËRES
500 cenlimètres cubes du liquide filtré, représentant 50 grammes de terre sèche. Le liquide était évaporé à sec et légèrement calciné; on reprenait par Tacide chlorhydrique et on terminait l'analyse comme à l'ordinaire.
Parmi les nombreux tableaux donnés par M. Dyer, nous avons reproduit celui de la page 295, qui résume bien les résultats des analyses mis en comparaison avec les récolles d'orge obtenues sur les parcelles considérées. On y a condensé ce qui est relatif à la fois à Tacide phosphorique et à la potasse. Les chiffres qui y sont contenus sont les moyennes des quantités d'acide phosphorique et de potasse, à différents états, renfermées dans 1 kilogramme de terre sèche, et aussi calculées à l'hectare pour une profondeur de 23 centimètres. Le tableau indique en même temps les récoltes moyennes pour trente-huit années de culture et les récoltes obtenues en 1890. Il y a quatre séries de quatre parcelles chacune, dont trois ont reçu des engrais azotés. Les parcelles de la série 1 n'ont reçu aucune matière minérale, sauf du nitrate de soude dans certains cas; dans la série 2, le sol a reçu des phosphates sans autres matières minérales; les parcelles de 3 ont eu des matières minérales, potasse, soude, magnésie, sans acide phosphorique ; enfin, pour la série 4 on avait employé des phosphates et des sels minéraux. Les données relatives aux engrais et aux récoltes sont extraites des registres du domaine d^ Rotbamstéd.
Nous examinerons séparément ce qui se rapporte à l'acide phosphorique et à la potasse.
Les terres qui n'ont pas reçu de phosphates contiennent en moyenne 1 gr. 06 d'acide phosphorique par kilogramme, tandis que celles qui ont reçu des phosphates en renferment 1 gr. 78; ces quantités sont dans le rapport de 1 à 4.7. La différence est notable comme l'on devait s'y attendre, puisque pendant ces 38 années de culture, les récoltes ont enlevé environ 560 kilos d'acide phosphorique à l'hectare aux parcelles non phosphatées ; les autres en ont perdu 896 kilos d'une part, mais en ont reçu 2,800 kilos d*autre part à Tétat de superphosphates.
Mais cette différence, si forte qu'elle soit, ne nous renseigne qu'incomplètement; on voit que les terres non phosphatées contiennent encore 3,000 kilos d'acide phosphorique total à l'hectare, 2,000 kilos de moins que les terres des parcelles phosphatées ; or, une récolte d'orge ne contient pa» plus de 25 kilos d'acide phosphorique, quantité insignifiante par rapport à celle qui existe encore dans le sol.
Considérons maintenant la teneur des terres en acide phosphorique soluble dans l'acide citrique. Pour les parcelles sans phosphates, la teneur moyenne est 0 gr. 078, tandis qu'elle est de 0 gr. 463 pour les parcelles ayant reçu des superphosphates; ces nombres sont entre eux comme 1 et 6.
En considérant ces chiffres on comprend les différences observées par les récoltes sans qu'il y ait lieu d'insister.
On remarquera que les parcelles qui ont reçu des sels minéraux sans acide phosphorique ont fourni de meilleures récoltes que celles qui n'ont reçu ni sels minéraux, ni phosphates; la teneur en acide phosphorique total est à peu près la même dans les deux cas, mais les parcelles à engrais minéraux renferment un peu plus d'acide phosphorique soluble dans l'acide
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citrique; il est fort possible que cela soit dû à une faible dissolution des phosphates du sol par les sels minéraux introduits.
De même les parcelles fumées avec des phosphates et des engrais minéraux sont plus riches en acide phosphorique soluble dans l'acide citrique que celles qui n*ont reçu que des phosphates ; les récoltes y sont aussi meilleures.
Deux parcelles ont reçu du fumier de ferme, Tune sans interruption depuis 38 ans, Tautre pendant les 20 premières années seulement : la terre de la première contient 1 gr. 76 d'acide phosphorique total par kilogramme, tandis que Ton n'en trouve que i gr. 34 dans la seconde. Avec ces seuls nombres pour se guider, on ne serait nullement tenté de regarder un de ces sols comme manquant d'acide phosphorique. Mais si Ton recherche quelle est pour chacun d'eux la proportion d'acide phosphorique soluble dans l'acide citrique, on trouve 0 gr. 44 et 0 gr. 20 ; la première parcelle est deux fois aussi riche que la seconde ; elle porte des récoltes deux fois aussi fortes, 47 kilos de grain contre 20 kilos en 1890 ; mais il y a naturellement d'autres causes de supériorité.
Connaissant l'histoire complète du champ depuis 38 ans, M. Dyer a pu évaluer les quantités d'acide phosphorique enleyées par les récoltes, ainsi que celles apportées sous forme de phosphates, et il a déterminé par le calcul l'appauvrissement ou l'enrichissement du sol de quelques parcelles. 11 a trouvé par exemple qu'une parcelle ayant constamment reçu des superphosphates devait renfermer à Thectare 2,240 kilos d'acide phosphorique de plus qu'une parcelle n'ayant jamais reçu de phosphates ; or, l'analyse des terres a montré que cette différence était en réalité de 2,410 kilos; les nombres sont aussi concordants que possible.
On a également pu comparer ces chiffres à ceux fournis par l'analyse d'échantillons prélevés en 1868 et en 1882.
Le sous-sol (à 23 centimètres) ne parait pas avoir changé de composition, quant k sa teneur en acide phosphorique, depuis plus de vingt ans.
Les principaux résultats relatifs aux dosages de potasse sont également consignés dans le tableau.
Les dosages de potasse totale ne nous indiquent rien, pas plus que ceux de la potasse soluble dans Tacide chlorhydrique. Les taux de potasse totale dans les parcelles sans potasse et dans celles ayant reçu des sels alcalins, sont entre eux comme \ et 1.07; pour la potasse soluble dans l'acide chlorhydrique on aurait le rapport de 1 à 1.36. Pour la potasse soluble dans Tacide citrique, on trouve 0 gr. 038 par kilo pour les parcelles sans engrais potassiques et 0 gr. 348 pour celles qui ont reçu des sels de potasse ; ces nombres sont entre eux comme 1 et 9.
On remarquera que, dans la série de parcelles ayant reçu des alcalis, mais pas de phosphates, il y a moins de potasse soluble dans l'acide citrique que dans les parcelles ayant reçu phosphates et alcalis. M. Dyer émet Topinion que là où il y avait de l'acide phosphorique, les récoltes ont été assez bonnes et ont enlevé au sol pas mal de potasse soluble, plus qu'elles n'en ont enlevé au sol des parcelles non phosphatées, d'où excès de potasse soluble dans celles-ci.
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Pour les deux parcelles ayant reçu du fumier de ferme, Tune pendant 38 ans, l'autre pendant les 20 premières années seulement, on trouve la même proportion de potasse totale, 16 grammes par kilo, et aussi de potasse soluble dans Tacide chlorhydrique, 1 gr. 67 et 1 gr. 59; tandis que pour la potasse soluble dans Tacide citrique, l'analyse montre que la parcelle fumée continuellement renferme 0 gr. 32 contre 0 gr. i2 pour la parcelle non fumée depuis 18 ans; l'addition du fumier de ferme a pour effet de solubiliser de la potasse.
Comme on Ta vu, les récoltes sont deux fois plus fortes dans un cas que dans l'autre ; mais on ne peut attribuer ce fait à la solubilité de la potasse, pnisqu'il y a également deux fois autant d'acide phosphorique soluble, et que Tazole est aussi en excès pour la parcelle régulièrement fumée; néanmoins ces documents sont d'un grand intérêt.
Les parcelles ayant reçu uniquement du nitrate de soude sont également beaucoup plus riches en potasse soluble que les parcelles qui n'ont reçu que du sulfate d'ammoniaque; le nitrate de soude paraît encore agir comme dissolvant de la potasse du sol.
En dernier lieu, M. Dyer a fait agir des solutions de citrate d'ammoniaque et d'acide citrique de diverses concentrations sur un grand nombre de phosphates d'origines minérale et animale; tandis que le procédé au citrate ne fournit que des résultats qui ne présentent aucun accord avec l'efficacité de ces différents engrais, essayés au champ d'expérience, l'emploi de l'acide citrique leur assigne une valeur qui correspond bien avec celle indiquée par l'expérience. Ces faits sont très nets pour la poudre d'os, des guanos phosphatés et des phosphates naturels très employés en agriculture.
L'auteur, d'accord avec ToUens et Stutzer, recommande d'employer l'acide citrique à 1 p. 100 pour la détermination de l'acide phosphorique assimilable dans les engrais, et d'abandonner absolument l'emploi du citrate d'ammoniaque.
Une solution d'acide citrique à 1 p. 100 représente à peu près l'acidité du suc des racines, et parait agir sensiblement de la même façon que le dissolvant naturel que possèdent les plantes; son emploi semble devoir donner des indications utiles sur la fertilité d'un sol, en n'envisageant que la potasse et l'acide phosphorique.
M. Dyer pense qu'un sol doit bénéficier de l'emploi d'engrais phosphatés lorsqu'il renferme moins de 0 gr. 1 d'acide phosphorique soluble dans l'acide citrique. Pour la potasse il est plus difficile de prévoir si l'addition de sels potassiques sera avantageuse ou non; tout au plus peut-on conseiller leur emploi dans le cas où il y a moins de 0 gr. 05 de potasse soluble par kilo de terre. Dans des expériences sur des choux, l'addition d'engrais potassiques a produit d'excellents résultats, mais l'effet a été le même lorsqu'aux sels de potasse on a substitué le sel marin. M. Dyer est d'accord en cela avec M. Vœlcker qui avait signalé la solubilisation de la potasse du sol par l'addition de sels de soude K
1. Nous rappellerons, sur ce sujet, la curieuse expérience de M. Dehérain, publiée
Snr Im formation des réslBes et des halles élhérées dans la plante,
par M. A. Tschirch*. — Qu'est-ce qu'une résine? L'auteur, à la suite de ses travaux personnels et de ceux de ses élèves, est arrivé à la conviction que la matière fondamentale des résines solides est un éther composé ou simple. On a examiné à cet effet les produits suivants : benjoin de Sumatra et de Siam (du Styrax Benzoin)^ baume du Pérou (du Myroxylon Pei'dra?), baume de Tolu (du Toluifera Balsamum), styrax (du Liquidambar orientalis), galbanum (des Fenda galbaniflua, rubicaulis, etc.)* gomme ammoniaque et résine acaroîde. Lorsqu'on soumet ces produits à la saponification, on obtient d'un côté des acides aromatiques, surtout benzoïque et cinnamomique, ou des alcools (umbelliferon), de l'autre côté un groupe très particulier d'alcools que fauteur désigne sous les noms d' « alcools résineux » ou « résinols » et qu'il dislingue les uns des autres par un préfixe indiquant leur provenance.
On connaît jusqu'à présent les résinols suivants : benzorésinol (C** H** 0*), résinotannol (O*H"0*), siarésinotannol (C^*H**0'), pérurésinotannol (C18H20 08), storésinol (C*«H»9 0), galbarésinotannol (C«H»oO).
Le benjoin de Sumatra est formé essentiellement par l'éther composé résinotannol — acide cinnamomique, auquel s'ajoute l'éther benzorésinol — acide cinnamomique, tandis que le composant principal du benjoin de Siam est Téther siarésinotannol — acide benzoïque avec addition de benzorésinol — acide benzoïque.
Le slorax renferme, à côté du storésinol libre, l'éther cinnamomique de cet alcDol; mais dans celui du commerce, par suite d'un traitement de l'écorce à l'eau bouillante, Féther est en grande partie saponifié.
Le baume du Pérou consiste principalement en cinnamomate de pérurésinotannol et celui de Tolu en l'éther cinnamomique du tolurésinotannol.
L*étber du galbanorésinotannol forme la base du galbanum.
La terminaison en « lannol » indique partout que les alcools en question donhent la réaction du tanin.
L'expérience a montré que les alcools résineux donnent en effet, avec les acides aromatiques (ou avec d'autres alcools), des éthers de nature résineuse, qui paraissent bien identiques avec ceux qui se trouvent naturellement dans les résines. L'auteur donne à ces éthers résineux les noms de résines ; il y aura donc une benzorésine, une tolurésine, une storésine, etc.
L'auteur a ensuite étudié les huiles éthérées qui de prime abord semblent très voisines des résines. Ici encore il a trouvé comme substances fondamentales des éthers de résinols ou d'oléols (alcools des huiles, comme les résinols sont les alcools des résines).
Souvent on trouve dans les résines, à côté des éthers, les acides et les
depuis longtemps. Notre savant maître arrose des haricots seméi dans une bonne terre de jardin contenue dans un pot à fleur, avec des dissolutions de sel marin ; en répétant les arrosages, il finit par faire périr les haricots, il les brûle, analyse les cendres; elles renferment d'énormes quantités de chlorure de potassium, pas une trace de sel marin.
1. Pringsheim's JahrôUcher f. wissensch. Bot., XXV, 1893, 370; Bot, Centralbl., LVII, \%,
alcools libres, mais ces derniers proviennent d*un dédoublement postérieur des élhers, qui sont vérilablement ici la chose primaire.
Le laboratoire qu*est la ceUule vivante est donc doté de la remarquable faculté de former des étliers, c'est-à-dire des corps que nous ne savons préparer qu'en employant les moyens les plus énergiques.
11 était évidemment très intéressant d'étudier de près ces petits laboratoires vivants et de voir, s'il était possible, quelles sont les substances végétales prenant part à la formation des résines.
M. Tschirch ne pense pas que les huiles essentielles et les résines soient simplement un produit accessoire et inutile du chimisme végétal. La nécessité d'un rôle biologique important lui semble se dégager de ce fait, que des matières aussi fortement carbonées que les résines et les essences, se forment dès le plus jeune âge, c'est-à-dire dans une période de développement où la plante emploie tous les matériaux disponibles pour Tédification des tissus nouveaux.
Rappelons-nous que Stahl a assigné aux produits dont il s'agit un rôle important de défense contre l'attaque des animaux herbivores, notamment des limaces.
Lorsqu'il s'agit d'appareils sécréteurs schizogènes, composés, comme on sait, d'un méat interceliulaire entouré de cellules sécrétrices, on ne rencontre jamais le produit de la sécrétion dans les cellules sécrétrices elles-mêmes ^ Les résines se forment, à proprement parler, dans l'épaisseur des membranes fortement gonflées qui séparent les cellules sécrétrices du méat, et surtout dans un feuillet spécial, mucilagineux de cette membrane.
Au point de vue chimique, il ne saurait nullement être question ici d'une transformation des hydrates de carbone, des mucilages ou de la cellulose en éthers des résinols et des oléols ; une telle transformation ne peut être conçue sans termes intermédiaires. Il convient d^nvisager à ce titre la phioroglucine, étroitement apparentée aux hydrates de carbone, et dont la présence dans les appareils sécréteurs a été positivement constatée par l'auteur, et lea tanins, voisins de la phioroglucine, d'une part, des résinotannols, d'autre part. Ce n'est là, évidemment, qu'une vraisemblance, d'ailleurs aussi plausible au point de vue chimique qu à celui de la physiologie.
Vesque.
Physiologie végétale.
L'aldéhyde formiqae et son actloii «nr le% bactéries, par Ferd.'Gohn^. — Tous ceux qui s'intéressent aux choses de la physiologie végétale, connaissent aujourd'hui l'aldéhyde formique. Ce corps (CH' 0) que les chimistes ont cherché à préparer pendant longtemps, n'a été obtenu que récemment
1. C'est ce que j'avais déjà appris sur les bancs de recelé il y a un quart de siècle; je ne sais où l'auteur a pris que cela est contraire aux idées reçues. On peut opposer sous ce rapport les « cellules » sécrétrices aux appareils plus compliqués, où le méat devient le réservoir. Nous savons qu'il n'y a plus d'appareils sécréteurs lysigènes.
2. Schlesische GeselUch. fur vaterlOndische cultur, séance du 16 nov. 1893. — BoL Centralbl., LVII, 3.
PHYSIOLOGIE VÉGfiTALE 301
par A.-W. Hofmaoïi. On fait passer des vapeurs d'alcool raétbylique sar une spirale de plaline chauffée. Aujourd'hui on le trouve dans le commerce à Télat d'une solution aqueuse à 40 p. iOO et vendue sous ]es noms de formol ou de formaline. On se rappelle que Bœyer le premier lui a fait jouer un rôle très important dans Tassimilation chlorophyllienne.
Lœv ♦, en faisant agir Thydrate de chaux sur l'aldéhyde formique, a préparé un corps, la formose, très voisin des sucres. Reiilke, qui adopte la même hypothèse, a démontré la présence de Taldéhyde formique dans le protoplasma. Lœw et Rokomy, à leur tour, ont déduit l'existence d'aldéhydes dans les cellules vivantes, de la réduction qu'y subit le nitrate d'argent ammoniacal; il est clair cependant que cette réduction pourrait être due à d'autres substances. De plus on a démontré que l'aldéhyde est extrêmement vénéneuse pour les cellules vivantes. Seules des combinaisons de l'aldéhyde formique ont pu être employées à nourrir des plantes. Mais laissons cela sans rappeler pour le moment, des controverses qui paraissent actuellement épuisées.
Blum a montré qu'une solution, même extrêmement diluée d'aldéhyde formique tue lentement, mais très certainement les bactéries, qu'elle est au plus haut degré antiseptique. Cette désinfection lente mais sûre reposerait sur une transformation particulière des matières organiques, telle que les tissus preiment une consistance beaucoup plus ferme. La solution à 4 p. iOO durcit des masses étendues de tissus beaucoup plus vite que l'alcool, sans qu'il y ait une contraction sensible et sans que la structure microscopique en souffre.
Penzoldt a démontré que même les vapeurs d'aldéhyde formique tuent les bactéries, et Hauser s'est servi de cette propriété pour fixer les cultures des bactéries sur gélatine ; il suffit de les exposer aux vapeurs qui se dégagent d'un petit flocon d* ouate que l'on a imbibé de quelques gouttes d'aldéhyde formique. Ainsi fixées les cultures peuvent être conservées avec leur aspect caractéristique et figurer dans les collections ; la gélatine elle-même subit une modification; elle durcit, ne se liquéQe plus à aucune température; celle qui avait été liquéfiée par les bactéries, redevient solide tout en conservant l'apparence optique de la liquéfaction. On peut conserver ainsi le Leuconostoc et des bactéries chromogènes; la matière colorante émise par les microorganismes n'est point altérée.
L'aldéhyde formique est éminemment propre à conserver en bocaux les objets végétaux des collections botaniques des musées. On employait jusqu'à présent l'alcool qui décolore toutes les parties vertes, tandis que l'aldéhyde formique n'agit point sur la chlorophylle et laisse également intactes un grand nombre d'autres matières colorantes. Les fleurs, fruits, rameaux feuillus, algues, champignons, se conservent sans aucune altération dans une solution même très étendue. Une grappe de raisins s'est conservée depuis huit semaines sans changement d'aucune sorte dans une solution à un demi pour cent.
On s'est appliqué à rechercher le minimum de concentration qui empêche la putréfaction. Pour cela, des pois, qui avaient déjà subi un