Actuellement profes^teur à Tokio
commencement de putréfaction, ont été placés dans des solutions à 0.1 ; 0.2; 0.3; 0.4 p. 100. Parfois la première a déjà suffi, mais la solution à 0.3 - 0.4 arrête la putréfaction avec certitude; Teau demeure claire, ou si elle était antérieurement troublée, s'éclaircit, parce que les bactéries tuées finissent par se déposer au fond. Une infusion de foin a été stérilisée par 0.05 p. 100 d'aldéhyde formique.
Il résulte de toutes ces expériences qu'on peut conserver des objets végétaux dans de l'eau à laquelle on a ajouté par litre 15 à 20 c. c. de la solution d'aldéhyde formique du commerce. Naturellement on ne saura que plus tard de quelle durée sont les préparations ainsi obtenues.
Il faut manier l'aldéhyde formique avec précaution, car ses vapeurs causent de violents maux de tête et attaquent les muqueuses.
Les spirogyres sont tuées avec une telle rapidité parla solulionàl-2 p. 100 que la plasmolyse n'a pas le temps de se produire. Les tractus protoplasmiques et autres détails du protoplaste sont conservés ; on peut teindre le noyau et les pyrénoîdes, les anneaux d'amidon deviennent transparents, le chloroplastide n'est pas altéré.
Recherches photométrlqaes sar les phénomèBes de physlolo^e végétale. — I. Premiers essais sur rinflaenee des rayoas chimiques, par
M. J. WiESNER*. — Il s'agissait de faire des essais d'orientation, c'est-à-dire préliminaires, sur l'influence des rayons chimiques sur la forme des plantes.
1. La méthode de Bunsen-Roscoe, qui consiste à déterminer l'intensité chimique de la lumière à l'aide du papier photographique normal, peut rendre des services lorsqu'on veut démontrer le développement plastique des divers membres de la plante dans sa dépendance avec l'intensité de la lumière.
2. En général, l'accroissement de la tige diminue lorsque l'intensité de la lumière augmente ; celui des feuilles augpnente au contraire, mais seulement jusqu'à une certaine limite, au delà de laquelle elle s'abaisse à une valeur stationnaire. Il y a cependant des feuilles qui se comportent vis-à-vis de la lumière à la manière de la tige, et il paraît y en avoir d'autres qui font le contraire. Dans tous les cas, la différence physiologique entre les feuilles et les liges est moins grande qu'on ne l'avait cm jusqu'alors.
3. Dans la couronne des arbres feuillus, l'intensité chimique de la lumière diminue rapidement de l'extérieur vers l'intérieur.
Gomme la lumière d'intensité chimique très faible ne suffit pas à l'éclosion normale des bourgeons, on comprend que les plantes à feuilles persistantes soient obligées de disposer leurs bourgeons sur la périphérie de la couronne, tandis que les espèces à feuilles caduques peuvent encore développer les bourgeons dans la profondeur de la couronne, parce que la lumière qui parvient au printemps jusqu'à ces régions intérieures possède une intensité chimique suffisante.
1. Le titre n'étant pas facilement traduisible, je le reproduis en allemand : I. Orientirende Versucbe ûber den Einfluss der sogenannten chetnischen Lichtintensitat auf den Gestaltungsprocess der Pflanzen ; K. Akad. d, Wiss. in Wien, 18 mai 1893; Bot, CenlralbL, LV, 18.
Pour la même raison, la végétation herbacée et frutescente des forêts doit développer ses feuilles avant les arbres qui la couvrent.
4. Le port normal des plantes héliophiles se perd facilement, la lumière possédant une intensité chimique encore assez élevée. Ainsi le Sempef*vivum tectorum commence à s'étioler, lorsque le maximum diurne de l'intensité chimique de la lumière ne dépasse pas 0.04 (de Tunité de Bunsen -Roscoe).
5. L'éruption de la radicule du gui exige une lumière plus vive que son développement ultérieur.
6. La grandeur des feuilles d'une plante dépend, toutes choses étant égales d'ailleurs, d'un côté de l'humidité de l'air, de l'autre côté de Tinten* site chimique de la lumière.
7. La limi^.e inférieure de l'intensité chimique de la lumière à laquelle les organes très sensibles manifestent encore la réaction héliotropique, est placée extrêmement bas. Elle s'exprimerait par une fraction d'un millionnième de l'unité de Bunsen-Roscoe. Elle est de uu dix-millionième de cette unité pour les tiges étiolées de la vesce.
De la ,repr«dactloii artlfieielle de la flgiire karyoklnétlqiie, par
M. 0. BuETscHLi *. — On se rappelle que M. Buetschli, partisan de la structure alvéolaire du protoplasme, a démontré, par des expériences très élégantes, qu*on peut reproduire à l'aide de mousses extrêmement fines, la structure du protoplasme avec sa membrane limitante condensée, et jusqu'aux mouvements caractéristiques du protoplasme. 11 a fabriqué ainsi de toutes pièces un véritable automate microscopique reproduisant à s'y méprendre les allures d'un Amœba Limax. 11 a préparé la mousse en incorporant du carbonate de potasse en poudre à de Thuile d'olives qui avait séjourné longtemps dans une étuve et en plaçant une goutte de ce mélange dans l'eau. L'eau, traversant l'huile, va dissoudre, un à un, les petits granules du carbonate et forme ainsi une mousse dont les cavités, remplies d'eau de savon, sont séparées par des lamelles d'huile. Il suffit de plonger des gouttelettes de la mousse dans de la glycérine pour leur donner la transparence nécessaire à l'observation microscopique, la glycérine allant peu à peu remplacer l'eau.
Il restait à reproduire la figure karyokinétique, bien connue de ceux qui n^ont pas quitté depuis trop longtemps les bancs des écoles, avec ses deux astères autour des sphères directrices pourvues d'un centrosome, et ses filaments connectifs dessinant un fuseau ou tonnelet entre les sphères. Je suis convaincu que bien des savants, depuis longtemps, voient dans cette figure caractéristique, et en tant que figure, le résultat de certaines conditions purement physiques; le nom de capillarité a été prononcé, et M. Errera, frappé de la similitude entre la figure karyokinétique et celle que dessine la limaille de fer suspendue aux deux pôles d'un aimant en fer à cheval, avait, sans succès d'ailleurs, disposé du protoplasme entre les deux pôles d'un puissant électro-aimant.
M. Buetschli démontre que les corps coagulés ont une structure alvéo-
1. VerhaniUungea des naturhiitorisch-medlcin. Vereins zu Heidelberg, N. F., tome V, 1893,28-41; — Dot, CentralbL, LVl, 137.
laîre comme les mousses d'huile et le protoplasme; leur squelette, composé de lamelles, est naturellement solide, leur contenu, au contraire, liquide. Il recommande, pour Tétude microscopique, la mousse que Ton obtient en émulsionnant de Thuile d'olives avec de la gélatine très épaisse et dans laquelle la gélatine forme des alvéoles remplis d'huile. Cette mousse montre tout d'abord très bien que les nœuds obscurs des mailles ont une origine purement optique et que des granules solides, de carmin par exemple, qu'on j introduit, se logent presque toujours dans les nœuds, c'est-à-dire les endroits où les lamelles s'implantent les unes sur les autres, autrement dit les angles tri ou pJéivèdres des alvéoles. Ce même dernier fait, ayant été constaté également dans les matières coagulées, l'auteur en déduit précisément la structure alvéolaire de ces matières.
Que Ton examine maintenant au microscope de petites portions de la mousse de gélatine, on trouvera bien, par-ci par-là, quelques bulles d'air qui ont été accidentellement encloses pendant la préparation de la mousse, et autour desquelles la matière présente une structure manifestement radiée. Au début les bulles d'air étaient chaudes et, en se refroidissant, ont exercé une traction sur la masse avoisinante. Que deux bulles d'air d'égal volume se trouvent à une distance convenable, elles s'attirent mutuellement, perdront leur forme sphérique en s'étirant en pointe sur les côtés qui se regardent; en même temps, la masse comprise entre les deux bulles, sous l'influence de la double attraction à laquelle elle est soumise, figurera, non plus précisément des rayons autour des deux centres, mais une sorte de tonnelet, comme la limaille de fer entre les pôles de l'aimant. L'image que Ton obtient ainsi présente une analogie frappante avec la figure karyokinétique.
S'il était permis de déduire la cause de l'une de la cause de l'autre, on serait amené à considérer les sphères directrices comme des sphères attractives, et ce ne serait même pas la première fois qu'on les aurait ainsi dénommées. Il est vrai que les sphères subissent une augmentation de volume pendant la formation des astères mais cela peut reposer sur une simple absorption d'eau ; il suffirait qu'une petite pai;lie de l'eau absorbée fût liée chimiquement pour qu'il y eût en réalité contraction, c'est-à-dire attraction. Vesque.
Aujourd'hui parait chez les éditeurs Dreyfous et M. Dalsace, dans leur collection d'ouvrages de vulgarisation du droit usuel et pratique, un ouvrage nouveau intitulé : 1/ Avocat des Agriculteurs et des Viticulteurs^ par E. Goqueuçiiot. C'est un guide essentiellement pratique, contenant, par ordre alpnabétique, toutes les questions juridioues, lois, décrets et règlements, intéressant les Agriculteurs et les Viticulteurs et concernant la Propriété rurale, sa jouissance et son exploitation, avec les modèles d'actes et de demandes s'y rapportant. Cet ouvrage, tenu au courant des dernières lois et décisions juridiques, est accompagné d'une lettre-préface par M. Ch. MazeaUy premier président à la Cour de cassatioUy dans laquelle le chef suprême de la magistrature française explique l'utilité de semblables ouvrages et constate le haut degré de perfection de celui-ci.
Le Gérant : G. Masson.
Paris. — Imprimerie L. Markthbux, 1, rue Caisette.