Traité de latcience des finances^ t. I, p
PHYSIOLOGIE YlGÉTALB 419
BEVUE DES TMVAUX PUBUÉS EN FRANCE ET A rMANftER
Physiologie Tégétale.
Shv la re«|^imttoB éem bo«r|pe*Mi em wîe ée éévtlmppememt mmr 4o0 rameaiML eoupéti^ par M. J. Borodin *• — L^auteur a étudié la respiralion des rameaux coupés de différentes espèces, placés dans des conditions exté* rieores constantes, mais chargés de bourgeons à divers états de développement
On avait coupé les rameaux au printemps à certaines dates espacées, et on les avait conservés à Tobscurité et à une température presque constante, dans des récipients appropriés, leur base plongeant dans Teau. Dans ces récipients on faisait passer de Tair dépouillé d'acide carbonique, et on dosait par pesées l'acide carbonique émis. Chaque essai durait plusieurs jours et on fixait ensuite par le calcul la quantité d*acide carbonique émis en une heure.
On a constaté en premier lieu que Tintensité absolue de la respiration est d'autant plus grande que le développement des bourgeons était plus avancé au moment où on a coupé les rameaux. Ainsi, par exemple, il a fallu réunir les nombres suivants de bourgeons de tilleul pour obtenir en un même temps la même quantité d'acide carbonique : 128 bourgeons à Fétat de repos, coupés le 7 avril ; 76 bourgeons déjà gonflés, coupés le 28 avril ; 38 bourgeons plus avancés, coupés le 2 mai ; 12 bourgeons éclos, coupés le 12 mai.
Ce que Ton savait des graines en germination pouvait laisser prévoir ce résultat.
Il était particulièrement intéressant de poursuivre la courbe de la respiration fournie ensuite par ces rameaux conservés à Tobscurité et qui n'avaient, par conséquent, à dépenser que les matières plastiques dont ils étaient primitivement chargés. Cette courbe varie selon le degré de développement des bourgeons. Lorsque le rameau a été détaché alors que les bourgeons étaient encore à l'état de repos et ne se sont développés que pendant l'expérience, la courbe de la respiration ressemble à celle que Ton obtient en général avec des graines en germination; elle s'élève d'abord (à part quelques crochets au début) duraot les premiers (jours, atteint un maximum pour tomber ensuite peu à peu (Tilleul, Bouleau, Spirée, Aune).
Lorsqu'au contraire les rameaux ont été coupés plus tard, les bourgeons ayant déjà pris un certain développement, la courbe de la respiration, au lieu de s'élever, reste pendant quelque temps horizontale ou bien commence à s'abaisser dès le début, elle tombe dans tous les cas ensuite graduellement. Si le rameau a été coupé plus tard encore, la chute est tout de suite rapide, s'adoucit ensuite à mesure qu'on s'approche de l'axe des abscisses.
1. Arbeiten der Sanct-Petersb. Naturforscher Gesellsch., XXIII, 1893 (en russe), d'après un résumé de M. Rothert, in Bot. Centralbl.y LVIU, 374.
4i0 PUBLICATIONS FRANÇAISES BT ËTRANGÈRES
La courbe a donc la forme d'une parabole dont la courbure est d'autant
plus forte que les bourgeons étaient plus avancés au moment de la récolte.
.' Voici comment il faut expliquer ces faits : Dans les rameaux coupés de
bonne heure, les matières plastiques sont encore dans un état insoluble,
impropre à l'entretien de la respiration ; à mesure que ces matières prennent
une forme plus appropriée à cette fonction, l'intensité de la respiration
s'élève ; elle s'abaisse de nouveau parce que les matériaux respiratoires,
dans ces rameaux coupés, conservés à l'obscurité, ne lardent pas à manquer.
Si les rameaux ont été coupés plus tard, les matières plastiques sont dès
"l'abord accessibles aux phénomènes de la respiration; ils s'épuisent peu à
' peu, de sorte que Tintensité de la respiration ne peut que tomber.
De Im formatloii et de la déeompositioB des aeides or^«iilqne« ehes
..les plantes sapéiienres, par M. K. Purjbwicz^ — Nos lecteurs n'ont pas oublié la très intéressante question de l'acidification et de la désacidification périodiques qui ont été observées notamment chez les plantes grasses et chez celles qui possèdent des feuilles coriaces. Th. de Saussure déjà, puis beaucoup plus tard Ad. Mayer, de Yreis, Kraus, Warburg et Aubert ont le plus contribué à élucider le problème, et c'est surtout après le mémoire de Warburg, que Facidiflcation apparaît comme une sorte de « respiration incomplète », aboutissant la nuit, alors que l'oxygène est peu abondant dans la plante et que la faible quantité de ce gaz chemine difficilement dans les tissus charnus ou coriaces, à la formation d'acides organiques, notamment d'acide malique, lesquels acides se détruisent le jour par combustion, avec formation d'acide carbonique et d'eau. On peut prévoir facilement quelles
.complications peuvent en résulter dans l'échange des gaz entre la plante et le milieu ambiant* Le présent travail a pour but de contrôler les résultats annoncés par les
«auteurs et de les compléter; il se partage en trois parties: i^ la décomposition des acides, 2^ la formation des acides, 3<> les échanges gazeux qui se rattachent à ces deux phénomènes.
^ L'acidité est exprimée en centimètres cubes d'une lessive de soude qui servait à neutraliser l'extrait aqueux et calculée pour 100 grammes dQ
•plantes fraîches. Les analyses de gaz ont été faites à Taide de l'appareil de Bonnier et Mangin, perfectionné par Barauetzki.