SUR LA
RESPIRATfON DES FEUILLES
H. L. H;iQUE.1î\Ë
Docteur es sciences, Assistât au Maséarn d'histoire naturelle.
Les nombreux travaux auxquels a donné lieu l'étude de la respiration végétale ne nous ont encore aucunement renseignés sur la nature intime de ce phénomène. Sans doute elle a pour cause essentielle la combustion lente de quelque principe organique peu stable, mais à quel moment ce principe apparaît-il dans la plante? Se forme-t-il à la lumière ou à l'obscurité? Sa composition restet-elle invariable quand les conditions extérieures se trouvent modifiées? Enfin est-il susceptible, sous certaines influences, de s'accumuler dans l'organisme qui le produit et peut-il alors rendre sa respiration plus active?
Aucune de ces questions, à ma connaissance, n'a encore trouvé de réponse; les expériences qu'il me reste à décrire me paraissent de nature à jeter quelque jour sur ce sujet délicat.
Il est bien connu, depuis leS recherches de MM. Dehérain et Moissan', que la respiration des feuilles s'accélère à mesure que la température s'élève; on sait de même, et nous avons, M. Dehérain et moi, consacré un long mémoire à ce sujet», que le rapport ^ de l'acide carbonique émis à l'oxygène absorbé par des feuilles
i. Annales des sciences naturelles. Botanique, t. XIX, 1874. 2. Annales agronomiques, t. XII, p. 145.