‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 21 sur 253 · T. XVIII, p · texte numérisé non relu

T. XVIII, p

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Taîsc, taudis qu'il n'en est pas de même de celles du blé, ainsi que nous Tavons indiqué dans un mémoire précédent (tome XIX, p. 561). L'énorme développement foliacé du maïs en fait un puissant appareil d'évaporation; et bien qu'il ait été coupé le 17 septembre, la terre qui Ta porté est profondément desséchée ; tandis qu'en octobre et novembre 1892, la parcelle voisine 12, qui a reçu du fumier comme 15, mais est restée en jachère, laisse couler 307 litres d'eau, 15 pendant ce temps en donne 23 litres, c'est seulement au mois de décembre que l'écoulement de 15 est aussi copieux que celui des cases en jachère. Le maïs est en outre, grand consommateur de nitrates, il en accumule souvent des quantités notables dans sa tige S aussi les eaux qui s'écoulent de la case 15 sont-elles pauvres ; elles viennent immédiatement comme teneur au-dessus de celles qu'ont laissé couler les terres ensemencées.

Les cases 16 et 17, sont marquées comme ayant porté du trèfle, en réalité, ce trèfle a mal levé, il est resté chétif, on l'a détruit à l'automne; les eaux de 16 sont un peu plus chargées que celles de 17; on le comprendra aisément, en se rappelant que l'avoine assimile les nitrates bien plus énergiquement que le trèfle.

Cases 18, 19 et 20. — Les trois cases 18, 19 et 20 ont été plantées en betteraves porte-graines, les récoltes ont été enlevées dès le mois d'août, et les eaux d'hiver ont traversé des terres nues; leur teneur en azote nitrique est lié à la nature de la fumure, 18 qui avait reçu du fumier seulement est plus pauvre que 19, qui a eu du fumier et une faible dose de nitrates, et 19 plus pauvre que 20, auquel on n'avait donné que des nitrates. Les dosages de décembre accusent des chiffres beaucoup plus élevés pour les eaux de 20 que pour celles des deux autres cases et, il semble que ces eaux entraînent les résidus non utilisés des fumures. On n'observe pas au 2 mars, le réveil de la nitrification aussi actif que dans quelques-unes des autres cases.

§. IIL — Azote entraîné d*un hectare par les eaux de drainage d^ hiver.

Dans le tableau n** II, la première colonne de chiffres renferme les eaux écoulées calculées en millimètres de hauteur, dans la se-

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