LE BLÉ ET L'AVOINE AU CHAMP D^PËRIE^GBS DE GRIGNON EN
racines qui s'enfoncent tout droit dans le sol. Parfois^ il ne se forme qu'une seule radicelle, mince, fine, très déliée, très cassante, parfois aussi il part du grain même, deux ou trois radicelles. Les racines avaient à ce moment de i7 à 32 centimètres de longueur, les tiges seulement 7 à 8 centimètres de haut; cependant les tiges sont plus lourdes; on a extrait avec beaucoup de précautions un certain nombre de pieds entiers, on a constaté à ce moment les rapports de poids suivants, à Tétat frais et à l'état sec.
Blé le 15 décetnbre.
Tiges . .
Racines
Fraîche».
Sèchet.
Racioes iiècbet
pour 100
de tiges sèches.
Le rôle de ces racines n'est pas seulement de subvenir à Tévaporation de la jeune tige, elle commence à faire des réserves de nitrates.
J'ai déjà insisté, à trop de reprises différentes, dans ce recueil sur la formation des nitrates dans le sol et sur l'intérêt qu'ils présentent pour qu'il soit nécessaire d'y revenir encore; j'ai indiqué déjà* qu'à cette époque de l'année, on a trouvé dans les racines et dans les tiges des quantités d'azote nitrique notables; en effets on a dosé :
Azote nitrique dans 100 de matière sèche.
Tiges 0fl87
Racines 1 041
Le nombre précédent est très élevé, les racines de blé prélevées dans «me autre partie du domaine, n'ont donné le 15 décembre que 0 gr. 563 d'azote nitrique pour 100 de matière sèche.
Quoi qu'il en soit, ce premier résultat est fort intéressant ; quand on se borne à examiner la partie aérienne du blé, on croit que pendant l'hiver sa végétation est peu active; les observations précédentes montrent qu'il n'en est pas ainsi, et qu'au contraire, dès le début, le blé forme des réserves de nitrates qui lui serviront à élaborer les matières albuminoïdes qui sont si abondantes dans