‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 28 sur 253 · Berichte d. deutsclu bot. Gesellsch,, IX · texte numérisé non relu

Berichte d. deutsclu bot. Gesellsch,, IX

PUYSiULOGlË VÉGÉTALE 47

tion s*arréle, et quel est ce maximum ? Telles sont les questions auxquelles rauleur essaye de répondre. Pour cela, il coupe les feuilles et les place, le pétiole plongeant dans l'eau, devant une fenêtre bien éclairée. L'amidon est dosé à rélat de glycose après saccbari fi cation par Tacide chlorhydrique qui, à la concentration de 2 p. lûO n'attaque pas la cellulose, même lorsque Féballition dure une heure et demie. Celle opération a été pratiquée successirement sur des morceaux découpés dans les feuilles à Taide du scalpel.

D'après les résultats obtenus, le maximum d'hydrates de carbone accumulés à la suite de l'assimilation dans une feuille de vigne (Vilis vinifera) est de 16,686 grammes par mètre carré ou de 27.5 p. 100 du poids sec. Il est intéressant de noter que les feuilles coupées assimilent encore au bout de dix jours.

Pour le Vilis LabruscOy ce maximum des hydrates de carbone n'était pas le même dans les différentes expériences; il oscillait entre 11 et 19 grammes par mètre carré ou entre 17 et 25 p. 100 du poids sec.

On a trouvé pour le Rubus cœsius 14 gr. 6-15 gr. 7 par mètre carré ou 23 gr. 3-25 gr. 6 p. 400 de matière sèche; pour le Rubus fructicosus 13 gr. 7- 15 gr. 9 par mètre carré ou 18 gr.-20 gr. 7 p. 100 de matière sèche.

Voici maintenant comment l'auteur explique cet arrêt de l'assimilation: il convient d'envisager deux causes : !• la capacité des feuilles et l'extrême pléthore amylacée des grains de chlorophylle; 2« la diminution des aliments minéraux qui jouent un rôle essentiel dans l'assimilation chlorophyllienne. Cette dernière cause, combinée avec l'influence de l'âge des feuilles, pourrait expliquer les différences observées dans les maxima, puisque la richesse saline des feuilles dépend de la grandeur de la transpiration et que celle-ci, ainsi que Ta démontré M. von Hœhnel, varie avec l'âge des feuilles.

L'arrêt de l'assimilation est précédé d'un ralentissement progressif proportionné à l'accumulation des hydrates de carbone dans les feuilles.

Quant à la limite extrême que peut atteindre dans les feuilles la concentration du sucre en présence de l'amidon, l'auteur nous communique les données suivantes.

Vilis vinifera, — Quelques heures après l'amputation des feuilles, la concentration du sucre était de 2 grammes-2 gr. 5 p. 100; elle s'est accrue de plus en plus lentement pendant sept jours, à la température de 16'*-17o et par un temps couvert, jusqu'à près de 4 grammes p. 100, dix jours d'exposition à 20<»-24«par un temps clair, l'ont amenée à 5 gr. 2 p. 100, ce qui correspond à 7 grammes environ par mètre carré.

Vitis Labrusca, — La concentration était de 1 p. 400 aussitôt après l'amputation ; elle s'est élevée à 6.8 p. 100 en cinq jours, la température étant de 45o-25«>.

Rubus cœsius, — On a trouvé, quatre jours après l'amputation, 6 p. 400 ou 8 grammes par mètre carré.

Rubus fruticosus. — On a trouvé quatre jours après l'amputation, 6 p. 400 ou environ 7 grammes par mètre carré.

L'auteur a porté ensuite son attention sur les relations qu'il peut y avoir entre la formation de l'amidon et la concentration de la solution sucrée.

L*amidoD commence à se former, mais très lentement dès que la solution atteint 2 p. 100. La formation la plus rapide a été observée avec une solution de 8 p. iOO de dextrose.

U y a là évidemment une contradiction apparente : comment les feuilles peuvent-elles accumuler le sucre jusqu'à 6.8 p. 100, alors que la formation de Tamîdon commence déjà à 2 p. 100? Deux phénomènes inverses se produisent en même temps: formation de Tamidon aux dépens du sucre et sacchariflcation de Tamidon : ce que Ton observe en réalité, c'est la différence entre la formation et la dissolution de Tamidon. Moins la concentration est forle, plus l'amidon se dissout vite, et inversement; il y a une concentration à laquelle les phénomènes sont d'égale intensité et cette concentration ne doit pas être éloignée de la concentration maxima de la solution sucrée dans les feuilles.

Relations entre la concentration dn sabstratum d'une part, la turgescence et raccrolssenient de quelques Phanérogames d*autre part,

par M. H. Stange*. — Il n'est pas rare de trouver dans la nature des organismes qui, plongés dans des eaux fortement salées, ne laissent pas de croître et de se multiplier. M. Eschenhagen l'a démontré pour certains champignons et il a vu que leurs cellules, en diminuant ou en augmentant leur turgescence, sont douées ^de la propriété de s'adapter dans une large mesure à la concentration du subslratum.

On sait peu de chose à ce sujet des Phanérogames. Il s'agissait pour l'auteur de combler cette lacune; il a donc étudié le développement de plantes supérieures sur des substratums concentrés et s'est efforcé de découvrir les relations entre la concentration de ce substratum et la turgescence et l'accroissement de la plante.

La méthode employée est la suivante : une solution nourricière complète à 2 p. 1000 sert de base, et dans cette solution on fait arriver lentement, par diffusion, des quantités déterminées de chlorure de sodium, de salpêtre ou de glycérine.

La culture terminée dans ces conditions, il s'agit d'évaluer la turgescence de la plante. Étant données des solutions titrées de nitrate de potasse différant les unes des autres de 1/2 p. 100, il suffit d*y plonger successivement l'objet en commençant par la solution la plus faible. La turgescence sera levée dans l'une de ces solutions; en d'autres termes la plante se fanera parce que la solution de salpêtre, osmotiquement plus puissante que le suc cellulaire des tissus, soustraira de l'eau au végétal vivant. La solution précédente, qui ne diffère de celle-ci que de 1/2 p. 100, n'ayant pas levé la turgescence, on ne commettra qu'une légère erreur en disant que la solution de concentration « telle » exprime la turgescence de la plante. En général, les plantes poussées dans les conditions normales ou dans la solution nourricière normale, ont une turgescence égale à 0.23 de l'équivalent de nitrate de potasse. Nous pouvons donc dire que c'est là la turgescence normale.

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